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 G.F. ♦ Never forget, never forgive

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♦ Lord now, actually ♦ But there's still rage inside


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MessageSujet: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Lun 4 Juil - 14:11


Guildford Fleming
feat Richard Armitage.


Je me nomme Guildford Fleming, j'ai trente-et-un ans et je fais partie des Nobles. Je suis un Anglais, mon métier est Lord. Je vis en ce moment à Londres, et rejoins parfois mon domaine dans le Northumberland.
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Les Pétales de la Rose



    Berwick, Comté de Northumberland
    Avant le schisme avec le Vatican

La porte de l’église se referma lourdement derrière lui, troublant le silence sépulcral du lieu saint. Le bâtiment, qui de l’extérieur imposait une image de sécurité magnanime de par l’épaisseur de ces murs et la rudesse de son architecture, tout en style roman, renfermait une insoupçonnable fraîcheur, que même la chaleur des prières ou les rares rayons de soleil parvenant à traverser ses si peu nombreuses fenêtres n’auraient su apaiser. Mais Guildford n’y fit point attention, quittant la salle au sol de marbre formant le narthex, et dont les statues saintes le suivirent de leurs yeux morts alors qu’il pénétrait dans la nef.

Le bout de ses doigts plongea dans le bénitier, dont l’eau lui humidifia quelques secondes le front, tandis que le Lord se signait, sans dévotion profonde mais avec sérieux. Né et baptisé chrétien catholique, il respectait les rites comme il le devait ; Dieu pourtant semblait l’avoir quelque peu oublié, si bien que sa créature en faisait de même. Son regard d’un bleu clair, tranchant avec le noir de sa chevelure et celui de ses vêtements, s’envola vers les plafonds, sans y découvrir les élégantes statues qu’aurait connues pareil lieu si sa construction avait été plus récente. On racontait que bon nombre de basiliques s’élançaient vers le ciel, toujours plus haut, rivalisant de dentelles de pierres et de riches vitraux… Il faudrait qu’un jour ses terres en possédassent une, plus altière que les autres assurément, bien que la durée de construction ne pourrait permettre à son mariage d’être organisé en pareil bijou de granit.

Des pas provenant d’une des travées situées à sa droite, et dédoublés par l’écho, lui parvinrent, lui assurant que si nul visiteur n’avait pris place sur les bancs de bois face à l’autel, il n’était pour autant pas totalement seul en la maison du Seigneur.

-Lord Fleming, quel honneur de vous recevoir !

Un prêtre à l’embonpoint certain mais au grand sourire rayonnant se porta au devant du nouveau venu, les bras ouverts en signe d’un sincère plaisir. Gui lui répondit par un sourire plus discret, avant de répliquer, sa voix grave résonnant à son tour dans l’enceinte glacée, tout en ajoutant un bref signe de tête à l’adresse du religieux :

-Mon père… L’on m’a averti de votre récente arrivée à Berwick, et j’ai jugé qu’il était de mon devoir de venir vous saluer.

L’autre hocha la tête, sans se départir de son air jovial.

-On vous a bien renseigné, monseigneur. J’arrive des Cornouailles, et ait grand plaisir à découvrir mes nouvelles ouailles. Mon installation s’est promptement réalisée, et j’ai plus de temps qu’il n’en faut pour converser avec les habitants de la ville, ainsi que les notables ayant l’immense amabilité de me rendre visite. J’aimerais d’ailleurs s’il est possible et si vous l’acceptiez bien entendu, vous découvrir un peu mieux, vous le maître de ces lieux afin que mes prières vous soient le plus profitable.

Guildford posa sur son interlocuteur des yeux exprimant une certaine interrogation : cet homme avait beau porter avec lui la parole divine, il n’en demeurait pas moins un inconnu, et un aristocrate de sa classe n’avait nullement à s’adonner aux confidences avec pareille personne.

-Je ne sais si cela serait approprié.

-Je vous en prie mon fils, votre sœur Lady Fleming m’a assuré de votre aimable concours, insista le prêtre tout en lui indiquant de la main le bas de transept le plus proche, cela ne sera point long, et mon office n’en sera que meilleur. Je conçois que me parler de vous ici n’est point commode ; voilà pourquoi je vous invite à me suivre dans notre confessionnal.

Durant une fraction de seconde, le bien né se vit en train de remettre avec froideur son vis-à-vis à sa place, avant d’arguer une rencontre importante à laquelle il ne pouvait se présenter en retard, remettant cette conversation à son illusoire prochain passage, où il se rendrait à confesse. Puis une idée lui vint, qui rendit un brin sibyllin son sourire avenant à l’adresse de l’homme de foi.

-Si cela peut vous être utile… Il est vrai que s’ouvrir le cœur de ses fidèles vaut immensément plus que tout l’or qu’ils pourraient pieusement vous donner.

Une manière comme une autre de rançonner ce qu’il allait livrer au prêtre, se dédouanant ainsi de la future donation que ce dernier n’aurait pas manqué de lui suggérer dans un avenir fort proche. La charité chrétienne ne faisait pas vraiment partie des qualités dont Fleming pouvait se vanter.
Il suivit son hôte jusqu’au parallélépipède de bois paré de lourds rideaux derrière lesquels bon nombre de péchés avaient été évoqués, puis pardonnés. Prendre place là où tant de lie humaine avait été oralement déversée ne plaisait en rien au noble, mais si Susan l’avait promis en son nom, il le ferait. Sa chère sœur, si bien pensante et si bonne, en serait ravie. Cette pensée dissipa peu à peu l’impression d’enfermement tentant de s’immiscer en lui, tandis que derrière un fin grillage, le serviteur de Dieu préparait goulument ses questions, non sans avoir auparavant récité quelques phrases latines de bénédiction. Ciel, que cela ressemblait à un cercueil, se dit-il lorsque la première réplique le concernant fut émise.

-Votre sœur m’a parlé de vous en termes élogieux…

-Oui, nous sommes très proches. C’est sans aucun doute la personne en qui j’ai le plus confiance.

Bien qu’il l’ait évoqué avec le flegme contenu qu’il arborait en public, Gui était on-ne-peut plus sincère : Susan représentait tout ce qu’il avait, tout ce qui lui était arrivé de bien en cette vie.

-Les épreuves que vous avez traversées tout deux expliquent aisément cela. Je le comprends tout à f…

-En effet, avoir à fuir le massacre des siens a le don de vous rapprocher grandement, coupa sèchement le Lord.

L’acrimonie lui brûlait presque les lèvres, mais ces souvenirs éveillaient toujours en lui un ressentiment insoupçonné qu’il valait mieux ne pas susciter, si l’on tenait à sa santé. Plus question alors de politesse hypocrite ou de calme placide. Cet homme ne comprenait rien, car personne ne pouvait ne serait-ce qu’imaginer à quel point cette nuit avait été cauchemardesque. À quel point Susan et son frère avaient souffert, et que de ce drame était né un amour fraternel des plus forts, les rendant dépendants l’un de l’autre, la première toujours pleine d’attentions pour son parent, le second prêt à tout pour protéger sa cadette, ne montrant qu’à elle seule son vrai visage, à savoir une faciès aimant, doux, bercé d’une myriade d’émotions demeurant fermement cachées aux autres. Une telle puissance ne saurait être décrite avec des mots, et certainement pas évoquée en présence de n’importe qui.
De l’autre côté de la cloison, Guildford sentit le Père s’agiter, mal à l’aise.

-Je vous prie de m’excuser, je ne pensais pas vous blesser, Mylord…

-Je ne le suis pas, répondit catégoriquement ce dernier, chez qui la force de caractère et la capacité à dominer naturellement resurgissaient toujours, le rendant très intimidant lorsqu’il s’en donnait la peine. Vous découvrirez certainement par les récits de vos paroissiens que je suis quelqu’un qui n’hésite pas à énoncer tout haut ce qu’il pense. Certains parlent de courage, d’autres d’emportement aisé, je n’en ai cure cependant. Mon épée parle aussi bien que ma voix, et mes ennemis savent s’en souvenir.

L’anglais en tirait d’ailleurs une certaine fierté, largement motivée par une pratique aussi régulière que de haut niveau de l’escrime, tir à l’arc, équitation, maniement de la dague et combat à mains nues qui le faisait passer pour un excellent combattant ainsi qu’un meneur d’hommes charismatique, redouté autant pour sa science des armes que pour la versatilité de son tempérament, dépeint par beaucoup comme bagarreur.

-Oui, vos exploits à la frontière me sont parvenus…

Dans la pénombre du confessionnal, le Lord sera les poings au souvenir de ses ennemis de toujours.

-L’Ecosse paiera pour son insolence, répondit-il, sa hargne contenue en une rudesse froide. Il est intolérable que son Roi n’ait point encore témoigné une pleine et entière allégeance à Sa Majesté. Ni que des massacres laissent derrière eux tant de victimes anglaises après chaque incursion de leurs soldats sur notre sol.

Mais il les ferait payer. Tous. Femmes, enfants, seigneurs, paysans. Cela ne relèverait point de la cruauté sanglante, comme ce dont faisait montre ces sous-hommes. Non, ce serait sa vengeance, pour les crimes perpétrés contre sa famille. Le prix à payer pour l’infamie qui lui avait été faite. Sa rancœur deviendrait de plus en plus tenace au fil du temps, redoublant ses efforts afin que ce pays limitrophe se prosterne devant son supérieur incontesté. Il s’agissait bien là du seul rêve de l’aristocrate, motivant bon nombre de ses tractations auprès de la Cour.

-Je ne doute pas que notre Roi bien aimé mettra tout en place afin de protéger ses fidèles sujets, et soutenir ses barons…

Perdu dans ses pensées, la voix traînante du religieux peina à percer le brouillard courroucé de ses pensées, qui s’apaisait peu à peu en songeant que la victoire finale approcherait.

-Sans doute… Avez-vous d’autres interrogations, mon père ?

-Ma foi…

L’autre prenait des gants, c’était assuré. Trop peur d’à nouveau toucher un point sensible.

-Vos fiançailles approchent, n’est-il pas ?

-En effet. Il était temps que ma demeure connaisse la présence d’une femme.

Comme si l’amour pouvait décemment se frayer une place dans le cœur si sombre et si sec de ce mystérieux personnage, tellement secret, renfermé sur lui-même… Tout ceci ne constituait qu’une grande mascarade, une façade à opposer à la curiosité des courtisans, ainsi qu’à l’attention d’Henry VIII, pour qui un homme célibataire se devait de se marier, à moins de préférer devenir le pair du gras personnage assis près de Guildford. Une extrémité regrettable, mais nécessaire pour pouvoir atteindre son but… L’amour, autre que celui portée à sa cadette, ne l’avait pas encore effleuré, et le Lord aurait aisément parié qu’une telle chose ne lui arriverait jamais, tant les dames de son milieu se révélaient inconsistantes et ennuyantes à périr. Marianne Foster, sa fiancée, avait cependant réussi à éveiller son intérêt par sa force de caractère et ses talents ; une exception minimale au sein d’un désintérêt général.

-La fête sera magnifique, à n’en point douter ! renchérit son interlocuteur, visiblement ravi de participer à pareil évènement –pour l’office ou le dîner qui suivrait, impossible à dire. Vos amis ne manqueront pas de vous témoigner tous leurs vœux de bonheur !

Gui sourit tout bas en songeant à ce cher Odon, toujours prêt à participer aux bagarres, mais peut-être pas si à son aise dans la haute société qu’il n’appréciait guère, mis à part Guildford. En plus du chevalier, il y aurait très certainement également la comtesse de Vere, autre amitié du noble, moins bon enfant que celle le liant au sieur Blount, mais qui ajouterait à l’assemblée qui serait alors présente une autre personne qui ne lui serait pas inconnue. Ses amis avaient, pour sûr, une place moins prépondérante que sa tendre Susan dans son existence, mais ils pouvaient compter sur lui, comme les gens vivant sur ses terres, et auprès desquels il s’efforçait toujours d’être juste, quoi qu’impénétrable et inflexible. Une aura qui en imposait aisément autour d’elle, plaçant Guildford comme une personne écoutée et respectée.

-Vous serez tenu informé de l’évolution de la situation, lui assura le Lord avant de se lever et de sortir du cube de bois, renfermant à présent trop mal la fougue allant de pair avec son caractère, et enthousiasmé par l’idée de côtoyer les personnes qu’il appréciait.

Le prêtre quitta à son tour sa place, se tenant les mains avec satisfaction.

-Vous saurez où me trouver, Mylord. Mon aide vous est entièrement acquise, je puis vous l’assurer. Mille remerciements pour cet entretien.

-J’espère qu’il fut… Constructif, conclut Gui avec un demi sourire assez peu engageant, car rappelant la colère qui avait tantôt teinté ses propos à destination de l’homme d’Eglise. Je vous salue, mon Père.

Quitte à passer pour vaniteux, il hocha de nouveau la tête et tourna le dos à sa nouvelle connaissance –classée en tant que personne globalement inutile-, suivant le bas-côté jusqu’à se rapprocher du baptistère, et donc de sa liberté nouvellement retrouvée. Dans son dos, la voix du religieux retentit une dernière fois :

-À vous revoir, monseigneur ! Que Dieu vous bénisse, vous et votre sœur !

Sans lui répondre, Guildford approuva ses propos : il aurait besoin de toute l’aide possible, même transcendante, afin de renverser leur suzerain, et assurer la perte de l’Ecosse. Le régicide, péché mortel, pourrait être évité ; il n’empêcherait pas Henry, ce laxiste ayant pardonné sans tirer le glaive aux assassins de ses parents, de perdre son pouvoir aux profits des Barons du Nord, seigneurs qui devaient chaque jour repousser les bassesses de l’envahisseur. Prêt à tout, Fleming l’était, si l’Angleterre et Susan le nécessitaient. Se parjurer, prendre épouse, comploter, aucun sacrifice ne serait évité. Aucune action entreprise à la légère.

En passant le portail, l’astre diurne lui brûla les yeux, l’aveuglant un instant. De la main, Gui se voila la lumière.


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LA PERSONNE QUI VIENT DU XXIéme SIÈCLE ♣

♣ Comme nous sommes très curieux, on voudrait connaître ton petit nom Marie et au passage ton âge: 17 ans. Bon maintenant on aimerait connaître l'endroit où tu as découvert l'adresse de Majestic Rose: Partenariat avec God Save Versailles ^^. Au fait, tu en penses quoi du forum? ça fait mal aux yeux tellement c'est bow *o*. Un autre mot à dire? En avant la musique, et bonne lecture <3





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Dernière édition par Guildford Fleming le Mer 6 Juil - 7:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Lun 4 Juil - 14:14


Les Contes de la Rose


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« Tu es poussière et tu retourneras en poussière. »


Une jolie petite tête brune dépassa du rebord du berceau, ouvrant de grands yeux bleu glace sur ce qui se trouvait à l’intérieur. Bien qu’âgé de sept ans, le jeune Guildford Fleming n’avait aucun mal, grâce à une taille supérieure à celle des enfants de son âge, à regarder ce que contenait le couffin de bois noble, orné d’un fin voile de dentelle et empli de couvertures. Sa mère était demeurée seule avec la sage-femme et le prêtre venu expressément plusieurs heures durant, et son premier-né avait dû attendre encore deux longues journées pour enfin avoir le droit de pénétrer dans ce qui lui apparaissait comme le Saint des Saints, et où tant de monde avait eu le droit de pénétrer avant lui, y compris son père, dont le sourire témoignait du bonheur. Mais que renfermait cette pièce dont l’accès lui avait été momentanément refusé ? La question l’avait taraudé, tandis que laissé seul, il avait entendu le château grouiller d’activité, effervescence dont il avait à présent la cause sous les yeux.

Entre les draps immaculés, un petit être le regardait également fixement, créant ainsi un échange aussi silencieux qu’immobile. Dans le dos du garçonnet, leur mère, alitée, ainsi que leur paternel à ses côtés, observaient la scène en silence, l’émotion leur serrant la gorge. Mais Gui ne réalisait pas vraiment à quel point le tableau qu’il donnait avec la nouvelle-née s’avérait touchant. Non, il ne se préoccupait que de sa sœur, Susan, comme le lui avait glissé Lady Fleming lorsqu’il avait passé timidement la porte. Que de tenter de mesurer à quel point cette nouvelle venue allait bouleverser sa vie, ce qui se révélait une question très difficile pour un enfant de son âge.

Une petite main potelée attrapa son index au passage, alors que celui-ci effleurait la joue aussi ronde que rosée de sa cadette, qui sourit, ses yeux juvéniles pétillant de douceur. Un même sourire ourla en retour la bouche de son frère : en à peine quelques instants, il avait su. Qu’à jamais, cette petite obtiendrait de lui la plus grande des affections inconditionnelles, quoi qu’il puisse jamais advenir.


On raconte que l’on peut naître plusieurs fois à la vie au cours d’une seule existence, tant les évènements qui la marquent nous touchent profondément. Si ce précepte s’avère vrai, alors Guildford, après avoir vu le jour dans le domaine familial à l’extrême Nord de l’Angleterre en tant que premier enfant de Lord et Lady Fleming, trouvait en l’arrivée de Susan une seconde naissance. À la grande joie de leurs parents, tous deux formèrent rapidement le modèle idéal de l’entente fraternelle, le plus âgé chaperonnant à chaque instant la plus jeune, qui se laissait guider avec moult éclats de rires. Imaginer à quel point les petits Fleming étaient proches ne nous est point permis, car nulle métaphore ne retracerait avec exactitude le bonheur que chacun éprouvait en la compagnie de l’autre. Nous n’avons le loisir que de vous rapporter ici les joies quotidiennes vécues par eux, comme les premiers pas de Suzy, guidés par Gui, leurs petits secrets échangés en pleine nuit, leur enfance commune menée en une des parties du Royaume les plus somptueuses de par le vert profond de ses collines, et le chant de la rivière Tweed : le Northumberland. Les Fleming, importante famille dont le titre rayonnait à travers toute la région, avaient réellement tout pour être heureux, entre un amour sincère unissant le Lord et la Lady, une demeure auguste où il faisait bon vivre même en hiver grâce aux vastes feux de bois étincelants alors dans les cheminées, et deux magnifiques enfants, prunelles de leurs yeux. Et pour dire vrai, sans flatterie ni vanité, leur vie avait tout du conte de fées, ces histoires que le commun des mortels pensait improbables, mais auxquelles il aspirait tout de même. Fol espoir ! Oui, espérance aussi illusoire que cruelle, de penser que ces jours idylliques, faits de promenades à cheval, de réceptions, de jeux, d’amour et de félicité dureraient éternellement. Car le jour finit toujours par se coucher, avalant le soleil. Car à quelques lieues à peine de là, de l’autre côté du mur d’Hadrien, les ennemis de l’Angleterre se réunissaient, affutant leurs lames, entonnant des chants guerriers, excitant la soif de sang et le désir de destruction. Les Fleming, comme chaque habitant de la contrée, avaient oublié à quel point la menace écossaise ne devait point être sous-estimée, ni les sommets de violence que pouvaient atteindre les combats si loin de Londres, de la Cour rayonnante du Roi Henry VIII.

Guildford ne garderait aucun souvenir de la journée qui précèderait le drame. Oh, il aurait pourtant donné cher pour que les images qui le marqueraient par la suite soient estompées par la douceur de l’innocence et de la paix antérieures à tout le mal qui serait causé. Mais son esprit, alors endormi tandis que les étoiles piquetaient le ciel, n’imaginait pas une seule seconde que les heures passées en compagnie des siens ne reviendraient plus jamais. Le jeune garçon avait pénétré dans sa dixième année lorsque qu’au cours de cette nuit fatidique, son père vint le tirer brutalement du lit, le jetant dans un cauchemar éveillé : tout le château était sans dessus dessous, les serviteurs courant à travers les couloirs afin de mettre sous clef les biens précieux de leurs maîtres, les soldats s’organisant à la hâte en distribuant mousquets et lances. Au milieu des cris et de l’agitation, des ordres et du désordre régnant partout autour de lui, Gui, déjà apeuré, fini par saisir la raison de cette terreur brillant dans tous les yeux ; des hommes lourdement armés avaient mis à feu et à sang le village le plus proche. Nul doute qu’ils pousseraient jusque là, venus semer la mort dans son plus barbare appareil. Le jeune Fleming était proprement mort de peur, se sentant perdu au sein de ce monde de grandes personnes qui elles-mêmes ne semblaient capables de se protéger, aux abois, telles des bêtes traquées. Ce fut alors qu’au détour d’un couloir, il vit sa mère, portant dans ses bras sa petite sœur tout aussi terrorisée que lui. Ses yeux rougis par les pleurs et son expression de profonde crainte firent déferler une vague irrépressible de détermination en lui, chassant tout trouble, et lui imposant une résolution inébranlable : il fallait que Susan n’ait plus peur, quoi qu’il faille entreprendre. C’était son devoir de frère, dicté par un amour assez fort pour le rendre adulte, trop vite, trop brusquement, mais pour le bien de celle qui comptait le plus pour lui. Avec calme et sérieux, il reçut les instructions de ses géniteurs, qui lui recommandèrent de fuir la forteresse au plus vite, en emmenant sa cadette avec lui, et en accomplissant tout afin de rester sains et saufs, sans être ne serait-ce qu’une seconde séparés. Il comprit aisément qu’un garçonnet comme lui, encore peu capable de soutenir une épée, et une fillette de trois ans n’avaient aucune utilité lors d’une bataille ; mais pourquoi ses parents ne venaient-ils pas ? Son père, yeux dans les yeux, ses larges mains posées sur ses si frêles épaules qui devraient néanmoins soutenir le poids d’une immense responsabilité, lui parla de courage, de droiture, de dévotion et d’honneur. Ce ne serait que bien plus tard que leur héritier comprendrait que la lueur d’affection et d’admiration pour ce petit bout d’homme se révélant prompt dans le danger ne cachait que trop la certitude de périr lors de l’assaut final.

Alors Guildford partit. Il partit, usant d’un passage secret afin de quitter la propriété et de gagner les bois, sa sœur dans les bras, sans se retourner, car il savait fort bien que la dernière vision de son foyer en proie à l’invasion lui arracherait le cœur, et qu’il ne trouverait plus autant de force en lui qu’il le fallait afin de s’occuper de Susan. Ses pas s’enchaînant en une course éperdue, il sentait le cœur de la benjamine battre au même rythme que le sien, à l’instar d’un petit oiseau pris au piège. Il fallait que ça s’arrête. Il fallait continuer, sans faillir à sa promesse.
La fatigue serait son seul adversaire, mais de taille. Au bout de la première lieue, Guildford dut ralentir, optant pour une marche rapide, conscient qu’économiser ses forces lui permettrait de parcourir une plus grande distance, un espace qui les séparerait de la folie meurtrière des assaillants. Plus il marcherait, et plus ils seraient en sécurité, une idée fixe qui l’occupa toute la nuit, plus que la douleur dans ses bras, plus que la supplique de ses jambes ou le froid de l’obscurité. Au bout de la seconde lieue, Suzy finit par s’endormir, et son souffle apaisé chassa les idées noires de son frère, alimentées par l’effroi de rencontrer des loups, d’autres brigands, ou de ne pas tenir le coup. Quelques part, loin derrière eux, leur ancienne vie se consumait dans un immense incendie qui dévorerait tout, jusqu’à la vie des châtelains et de leurs fidèles vassaux. À un instant donné, sous le regard insensible de la Lune, Gui passa de l’état de gamin au rang de Lord, transition qu’il ne sentit même pas, tant le rougeoiement des flammes ne leur parvenait point, avalé par la nuit, si loin derrière eux. Mettre un pied devant l’autre. Point.

L’enfant venait de naître pour la troisième fois.

Deux jours entiers filèrent ainsi, infinis, comme s’étirant jusqu’à n’en plus finir. Le jeune garçon ne s’arrêta que très rarement, afin de boire à l’eau clair d’un ruisseau ou chercher quelques racines, répétant sans cesse avec fermeté qu’ils devaient continuer, ne pas se stopper trop longtemps. L’idée de survie était devenue lancinante, tandis que le cri éperdu de son corps malmené s’estompait grâce au gain d’endurance. Pour aller où cependant ? Nulle consigne ne lui avait été donnée, si bien que ce fut au dernier visiteur qu’ils avaient reçu dans leur demeure que pensa l’enfant, un seigneur ami de son père qui ne manquerait pas de les héberger le temps de prévenir les leurs. Dans le premier village qu’il trouva, Guildford, se présentant comme fils des Fleming avec tout le charisme que son sang aristocrate coulant dans ses veines lui conférait, demanda à ce qu’on lui indique la direction du manoir de leur futur hôte, son calme affermi par la découverte d’un objectif simple et à portée de main. Pour sûr qu’il marqua les esprits des paysans le regardant partir, tenant la main de sa petite sœur dont la démarche se révélait encore incertaine. Qu’on se dit que ce bonhomme en avait dans les tripes. Qu’il avait dû lui en arriver, de belles. Mais devenir orphelin n’avait rien de beau, vraiment.

Comme prévu, et grâce en soit rendue au Ciel, l’ami de leur famille les reçut très généreusement, déjà informé du malheur ayant atteint leur maisonnée. Avec sa femme, il prit en charge le confort des deux enfants, tentant tant bien que mal de rendre leur existence meilleure, ou du moins de les tirer des sombres tracas où le mauvais sort les avait poussés. Susan se voyait trop jeune pour réellement se rendre compte de ce qui était advenu, mais le regard aussi insistant que limpide de son aîné ne laissait planer aucun doute : ce cataclysme l’avait profondément fait mûrir, au point qu’il sût d’instinct que leurs parents avaient subi un sort funeste. Auquel cas, pourquoi n’étaient-ils pas déjà en route pour les ramener à la maison ? On finit par lui avouer l’inavouable, ce qu’aucun enfant au monde n’aurait à jamais apprendre. Mais Gui ne pleura pas, non. Suzy avait besoin de lui, de quelqu’un de fort à ses côtés. Un père, autant qu’un frère, créant autour d’eux un mur invisible que nul n’aurait su franchir, les habituant à demeurer encore plus qu’à l’ordinaire entre eux, sans contact affectif avec le monde extérieur. Alors il se tut, ménageant autant que possible le dernier membre de la caste des Fleming auquel il se trouvait lié. Avancer, aller de l’avant, encore et toujours. Peu à peu, au fil du temps, il se durcit, devenant très introverti et ombrageux, toujours là pour sa cadette et pour nul autre, en qui il plaçait toute sa confiance et toute sa tendresse, sans en laisser une seule miette au reste du monde, cet univers aussi cruel qu’hostile dans lequel vivaient encore les Ecossais, responsables, comme il le découvrirait également, du massacre feu Lord et Lady Fleming. Pourquoi Sa Majesté ne tentait-il rien contre ces barbares ? Le calme revenu entre les deux nations laissa l’adolescent, puis l’homme qu’il devint sur sa faim de vengeance, toujours plus nette et tranchante, tandis que Susan et lui s’élevaient au rang d’égaux de leurs pairs en matière d’éducation, d’élégance et de savoir-faire. Nul n’aurait pu soupçonner les cicatrices qui les marquaient, à moins de plonger dans le froid regard de l’aîné, bien décidé à attendre de pied ferme la juste punition qui ne manquerait pas de s’abattre sur la mille fois maudite Ecosse.

Les années passèrent, et à ses vingt-cinq ans, Gui décida qu’il était largement temps de reprendre sa vie et celle de sa parente en main. Non sans avoir remercié leur protecteur –sans grandes effusions d’émotion, mais avec une certaine chaleur reconnaissante-, Lord Fleming quitta le manoir où il venait de passer les quinze derniers ans pour gagner Londres et demander audience devant le Roi. Une fois à genoux aux pieds d’Henry VIII, il mit toute sa fougue et son patriotisme au service de sa cause, demandant expressément à ce que les terres ayant appartenues à son père lui reviennent de droit. D’une humeur fort charitable, Sa Grâce lui accorda les titres composant son héritage naturel, sans pour autant s’engager de trop quant à une réplique militaire contre les meurtriers de ses géniteurs. Une réussite en demi-teinte que fut celle du jeune noble, qui comprit vite que le sort des populations vivant au Nord dans les affres perpétuelles d’une offensive ennemie n’indifférait que trop leur souverain qui s’était, avant l’attaque de la région, brouillé avec le maître de l’Ecosse, mésentente temporaire qui avait coûté tant de vies humaines. Ce séjour dans la capitale fut fort instructif, autant que décevant : ce serait au Lord seul à organiser la réplique la plus dure et la plus sanguinaire que leur voisin ait jamais connue. Un projet qui se coupla à la remise en état de leur domaine près de Berwick, la forteresse laissée à l’abandon ayant certes souffert des injures du temps, mais aptes à devenir une demeure signe d’accueillir Susan, à laquelle l’anglais rendrait visite fort souvent, lorsque ses affaires le lui permettraient.

Ainsi, la colère s’ajouta à la froideur du bien né, avec qui les rixes ne manquaient pas d’éclater lors de soirées un peu trop arrosées –dont l’une d’elles faillit d’ailleurs presque détruire la Chopine- au cours desquelles, sous le manteau, Gui prenait connaissance des différents courants s’opposant en sourdine à la politique du Roi tout en obtenant, revers de la médaille, une réputation de bagarreur invétéré, brutal et irrespectueux. De nouveaux amis s’ajoutèrent ainsi à ceux qu’un aristocrate de haute lignée comme Fleming se devait de compter, à l’instar la Comtesse Laoïse de Vere, réputée sorcière, mais dont les décoctions pourraient s’avérer utiles. Cette complicité, aussi risquée pour l’un que pour l’autre, se métamorphosa en une amitié solide, de laquelle ce cher Henry pourrait avoir tout à craindre. Peu de personnes furent mises au courant de ce qui se tramait dans le Northumberland, parmi lesquelles le sieur Blount, que le Lord considérait comme entièrement fiable, bien que le chevalier n’approuve pas tout à fait les projets de celui lui ayant confié la traitrise de son propre souverain à son endroit. Ses mésaventures sauraient malgré tout être comprises par tous, le noble n’en doutait pas, pour qui la mise à mort de l’ancienne Reine restait encore vive dans les esprits, et n’attendait qu’une seule conclusion : le retour à la raison d’Henry VIII, trop frivole et inconséquent pour assurer le bonheur de ses sujets, ou la passation de pouvoir pure et simple. Ne vous méprenez point, Gui n’aspirait pas à devenir Roi. Tout ce qu’il souhaitait se résumait à la destruction du pays adjacent au sien.

En attendant ce jour béni des Dieux, Fleming s’employa à ne donner aucun signe de la rébellion l’animant, crime qui aurait pu lui valoir le même sort que la triste Anne Boleyn. De ce fait, il se mit en quête d’une épouse, plus pour entrer dans la norme requise par les us et coutumes que par réel désir de fonder une famille qu’il possédait déjà en la personne de Susan. S’il ne s’agissait que d’un stratagème de plus, Guildford n’était pourtant pas prêt à accepter n’importe qui, conscient que son nom et son titre ne devaient être salis par la première écervelée venue. Vous imaginerez alors le nombre de candidates qui devinrent ainsi inaptes à devenir son épouse, de par leur personnalité aussi exubérante que légère… Et alors qu’aucun signe du Ciel n’avait laissé à penser jusqu’alors que l’aristocrate se connût ne serait-ce qu’une once de chance ou de compassion divine, il fit la rencontre en pleine forêt de celle qui deviendrait par la suite sa fiancée : lors d’une chasse, Gui s’était éloigné des autres, aspirant à un peu de solitude et, juché sur son étalon couleur de suie, avait surpris sans être vu l’entraînement d’une jeune personne à l’épée, en compagnie de ce qui semblait être son professeur. Demeurant hors de vue, il observa pendant plusieurs minutes le ballet de la jeune femme, tout en finesse et en dextérité, tandis que plusieurs questions conséquentes se voyaient posées : qui était-elle, pour manier aussi bien la lame, tandis qu’aucune femme, qu’elle soit de la plus extrême pauvreté ou de la plus pure noblesse, n’avait la liberté de s’adonner à semblable activité ? Pour sûr, cette personne sortait du commun, caractéristique qui suffit à intriguer le Lord. Une fois rentré en son domaine, et l’image de la miss flottant toujours en son esprit, Fleming décida de mener son enquête sur la mystérieuse inconnue, comme il l’avait fait pour toutes celles dont il avait envisagé l’acquisition de la main. En plus d’avoir trouvé en elle une femme digne de lui, car partageant la volonté ainsi que la passion des armes, le bien né finit par obtenir un portrait fort précis de l’anonyme, nommé Marianne Foster, et fille d’un noble désargenté. Une aubaine, lorsque l’on pense que les dots pouvaient s’élever à d’astronomiques montants ! Convaincre le bourgeois quelque peu dépassé par le tempérament sauvage de sa progéniture de lui céder cette dernière fut fort aisé, en contrepartie d’une somme modique servant à peine à constituer un trousseau honorable pour la belle. Ce fut une affaire rondement menée, bien que les fiancés n’aient jamais été réellement présentés, et que le britannique ne comptât pas s’impliquer plus que cela en cette relation calibrée tel un mariage arrangé, l’affection de Susan le comblant plus que de raison, leur lien demeurant toujours aussi étroit malgré la fuite des années. Un projet de plus, un moyen comme un autre pour toucher au but… Qui connaît l’avenir, pourtant, ainsi que les caprices du cœur ?

Entre la vengeance et l’amour, la colère et le devoir, voici l’histoire de Lord Guildford Fleming…






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Dernière édition par Guildford Fleming le Mer 6 Juil - 8:48, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Lun 4 Juil - 14:24

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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Lun 4 Juil - 14:25

Tiens, Mickey est parmi nous *sort*

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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Lun 4 Juil - 14:59

Merci mesdames =D (owi Marianne, soyez ma Minnie !)

Mon histoire devrait être postée ce soir ou demain <3
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Lun 4 Juil - 15:00

Bienvenue et bon courage pour ta fichounette.
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Lun 4 Juil - 15:19

Bienvenu à nouveau ^^

Bon courage ^^
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Lun 4 Juil - 19:26

Riri !!!

Entre cet acteur et moi c'est une grande histoire d'amour Razz

Bon oki y'a Marianne ! * Caliméro * Mais je compte bien obtenir un lien en béton Very Happy

Bienvenuuuuuuuuuuu !!!
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Mar 5 Juil - 10:30

Merci à vous ! Very Happy

Oui, Richard *___* Miam, quoi. Mais pas de problème pour le lien !
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Mar 5 Juil - 10:32

Bienvenue parmi nous !!
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Mar 5 Juil - 17:56

Bienvenue et bon courage !!
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Mer 6 Juil - 8:49

Thanks !

Voilà, histoire postée, j'espère que ça conviendra <3
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Mer 6 Juil - 9:32



Tu es Validé !

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Punaise qu'est ce que j'ai adoré lire ton histoire, c'est exactement ce que je voulais pour Guildford. Tu mérites amplement ta validation Very Happy

Voilà tu es passé devant le roi et dans sa grande bonté il a décidé que tu étais le Bienvenue sur Majestic Rose. Maintenant tu vas enfin pouvoir jouer, dépenser ton argent, faire de magnifiques rencontres. Elle n'est pas belle la vie.
Pour bien débuter sur Majestic Rose, nous te conseillons de lire les nombreux sujets présents sur le forum (si ce n'est pas déjà fait). Tu peux aussi te créer une fiche de relations et de topics. Mais surtout, files dans le flood pour faire connaissance avec un peu tout le monde.

Bienvenue sur Majestic Rose.







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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Mer 6 Juil - 9:40

Han merciii *o* Le compliment me touche beaucoup !
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MessageSujet: Re: G.F. ♦ Never forget, never forgive   Mer 6 Juil - 9:43

Mais de rien Very Happy

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