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 La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia

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MessageSujet: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Jeu 7 Juil - 12:36




"La charité fait le bien"
Marianne Foster & Antanasia de Devonshire





Ce fut les chants des oiseaux qui réveillèrent de si bon matin le manoir des Foster. Voici maintenant quelques jours qu'une mère avait installé son nid dans l'arbre se situant près de la fenêtre de Marianne. Des petits ne tarderait pas à arriver, c'était certain. C'est avec l'éclat des rayons de soleil que la jeune fille pointa le bout de son nez à travers l'ouverture, constatant part elle-même le magnifique temps qui s'était installé au-dessus de Landscape. Dans le ciel bleu clair, des nuages se dessinaient, à l'image de moutons, éparpillaient un peu partout dans l'étendue atmosphérique. Il ne fessait ni trop chaud, ni trop froid. Une température parfaite pour sortir et se dégourdir les jambes. Cela tombait bien, aujourd'hui était jour de marcher dans le centre du village. Certes, il ne valait peut-être pas celui de la capitale, à savoir Londres, mais on y trouvait tout de même de quoi s'approvisionner et ce pour des prix tout à fait généreux de la part des commerçant, qui savent que la majorité de la population est composée de pauvre. Cette semaine, Marianne n'avait pas envie de monter à Londres, ils se contenteraient avec son père de ce que les marchands auraient à proposer ce jour-là, bien qu'ils n'aient pas besoin de grand-chose, n'étant que deux dans le manoir. De sa chambre, elle pouvait déjà apercevoir quelques commerçant installer leur stand, alors que quelques villageoises commençaient à sortir.

Le sourire aux lèvres, la demoiselle profita que son père était encore couché pour se prendre bain, dans lequel elle resta non loin d'une bonne heure. Elle appréciait tout particulièrement se détendre avant d'entreprendre une longue journée, et se baigner dans de l'eau était l'une des façons les plus efficaces. Je crois même que cette distraction était la seule dont elle pouvait pleinement profiter sans interruption. Plusieurs fois, elle s'immergea complètement la tête, afin de laver ses cheveux encore un peu sale de la veille. Une fois sortie de l'eau, la miss revêtit une robe légère de couleur vert-clair. C'était celle dans laquelle elle se sentait le mieux ; quand on savait la marche qu'elle allait poursuivre aujourd'hui, mieux valait être dans un confort absolu. Devant son miroir, Marianne peigna ses cheveux encore un peu mouillés et les noua dans un chignon parfait, afin qu'aucune mèche ne retombent sur son visage et que les quelques gouttes pouvant en descendre ne trempe pas sa robe. Sa préparation semblait bien minutieuse, pour simplement aller chercher quelques produits sur un marché où aucun noble ne s'y trouverait. Peut-être, mais la brunette aimait prendre soin d'elle. Cette dernière l'avait appris dès son plus jeune âge. Tout n'avait pas pour but d'attirer l'attention sur elle, loin de là. D'ailleurs, qui pourrait l'observer avec insistance, ici ? Tous les habitants de Landscape connaissaient les Foster avec qui ils s'entendaient très bien, notamment avec l'aide que pouvait leur apporter l'héritière de la famille. Même s'ils étaient parmi les plus « riches » du village, aucune tension n'était apparue depuis des années. Quoi de plus normal que du respect réciproque ?

Quand elle descendit dans le salon, Marianne embrassa son père et prit à peine le temps de le prévenir de sa destination qu'elle partait déjà telle une trombe de leur manoir. Avec une cape sur le dos ainsi qu'un panier d'osier vide sur le bras, la demoiselle déambula jusqu'au centre du village, où se trouvait un monde fou. Bien sûr, de nombreuses femmes étaient en discussion autour des commerçants. Les enfants étaient en train de courir dans les allées avec des bâtons dans les mains. Cette atmosphère conviviale avait quelque chose de touchant ainsi d'extrêmement joyeux. Pensez-vous vraiment que les nobles savaient se divertir aussi simplement ? J'en doute.
Saluant plusieurs connaissances sur sa route, elle faillit heurter un petit groupe d'hommes se dirigeant vers la fontaine principale du village. Ils n'étaient pas les seuls, apparemment, toutes les petites gens semblaient poussés par un flot vers cette direction. Intriguée, miss Foster se mit à suivre le mouvement. Rassemblés dans un tel un troupeau de boeuf, ils semblaient attendre quelque d'extraordinaire tout en excitation. De là où elle se trouvait, elle ne pouvait rien voir. C'est en se déplaçant vers la gauche qu'elle aperçu tout d'abord le bas d'une robe brodée d'un tissu qui semblait trop riches pour les habitants. En se décalant encore un peu, elle pu voir la source de toute cette agitation.

La duchesse Antanasia de Devonshire, souriante, se tenait parmi la populace et semblait leur tendre quelque chose, alors que ces derniers s'inclinaient avec respect. Sans doute était-elle en train de leur donner l'aumône. C'était assez rare de la voir en ces lieux, mais lorsqu'elle venait, ce n'était pas pour rien. Marianne songea alors à Svanhilde et à la promesse qu'elle lui avait faites. Pourquoi ne pas profiter de la présence de sa soeur pour en apprendre un peu plus sur elle ? Discrètement, elle décida d'aller se poser ni trop loin, ni trop près de la duchesse, préférant attendre qu'elle ait fini avant d'aller l'aborder.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Ven 8 Juil - 0:03


CHAPITRE IAider son prochain n’apaise pas toujours notre âme.
Quelle était belle la Duchesse de Devonshire, sur son beau destrier blanc, elle portait avec beaucoup de goût une ravissante parure de velours noires et blanches. Dans ses cheveux savamment coiffés d'un chignon, elle portait un élégant chapeau noir surmonté de plusieurs plumes blanches.
La Duchesse de Devonshire était une femme douce qui aimait rendre service à son prochain et surtout à aider les plus démunis. Ce besoin d'aide c'était intensifié d'autant plus, depuis qu'elle avait perdu son bébé il y a peu. Cette grossesse marquait à jamais, la belle Duchesse, voilà ses cheveux d'une sombre tristesse et ses lèvres se fleurissaient rarement d'un sourire. Comme chacune de ses sorties où elle offrait l'aumône aux plus pauvres, la belle jeune femme montait elle-même sur son cheval, comme une femme de noble naissance se devait de le faire. Pour elle, cela serait incorrect d'arriver à Landscape Village dans l'une des fastueuses voitures de la famille. Elle se refusait à arriver et montrer ainsi sa richesse à de pauvres gens. Même si ces derniers devaient s'en douter, la Duchesse était humble et elle ne voulait pas blesser plus ces personnes. Voilà pourquoi aussi, elle ne portait pas de bijoux pour cette sortie. C'est donc avec une simplicité sans faille et accompagnée de sa servante préférée, qu'elle dirigea avec la vigueur d'un homme son cheval. Landscape Village n'était pas tout près de Londres et elle devait faire attention à ne pas rencontre un quelconque brigand qui désirerait s'attaquer à la belle Duchesse et ses maigres atours. Antanasia se méfiait beaucoup des brigands, elle avait déjà entendu de nombreux récits à propos de jeunes filles qui s'étaient faites violées au détour d'un chemin et cela faisait énormément peur à la jeune femme. D'ailleurs, elle avait remarqué qu'un autre serviteur de la famille, cette fois, masculin, la suivait depuis son départ de Londres.
Elle n'avait pas besoin de se questionner à propos de la présence de cet homme, elle avait vite compris que son mari n'allait pas la laisser se balader seule sur des routes qui pouvaient être dangereuses. Après quelques dizaines de minutes de poursuite, la Duchesse invita le serviteur à se joindre à elle et sa femme de chambre. Bien qu'Antanasia prit les devants, pour laisser les deux serviteurs converser à leur guise, elle prenait toujours garde à l'univers qui l'entourait. La campagne était une chose qu'elle admirait. Pour elle la nature valait bien mieux que les ruelles encrassées de la capitale. La Duchesse de Devonshire n'aimait pas les villes, ni leurs odeurs nauséabondes. Elle préférait bien mieux vivre au grand air, comme à Devonshire's House. Là-bas, elle était heureuse et même si ce lieu était emprunt à de sombres souvenirs, elle ne voudrait le quitter pour rien au monde.
Alors que les miles s'écoulaient, la jeune femme aperçut du haut de sa monture, les toits de chaumes du village. Au loin elle pouvait même voir quelques manoirs qui se trouvaient en hauts des collines. Cet endroit était vraiment magnifique et la Duchesse de Devonshire aimait toujours s'y rendre. Elle donna un léger coup de talon à son cheval et ce dernier se mît à avancer plus vite, ainsi peut-être que ses des serviteurs qui bavardaient tout en trainaillant, allaient-ils remarquer que leur devoir était de la suivre. La brune se retourna brièvement tandis que la jument accélérait toujours plus vite et elle vît que ses suivants avaient compris qu'il fallait avancer la cadence.
Bien avant ses serviteurs, Antanasia arriva à l'entrée du village. Seule, elle descendît de sa monture et elle se mît a marcher tranquillement dans la rue principale qui menait jusqu'à la place du village. Là-bas, elle savait qu'une famille, avec de nombreux enfants à charge, se trouvait en difficulté. Voilà pourquoi elle était là, en plus de vouloir faire l'aumône aux autres pauvres gens de ce village. Alors qu'elle allait attacher son cheval à l'un des arbre, son serviteur arriva et lui proposa gentiment de prendre les rênes, ce qu'elle accepta volontiers. De l'une de ses poches, la jeune femme sortît une bourse bien remplît et elle se rendît devant la maison de la pauvre famille. Antanasia qui n'était pas du genre à montrer qu'elle était plus noble que les habitants de Landscape Village, frappa à la porte pour signaler sa présence. C'est alors qu'une jeune fille qui ne devait avoir qu'une dizaine d'année, lui ouvrît et la regarda avec des yeux ronds. La belle Duchesse lui envoya un magnifique sourire et elle lui demanda d'appeler ses parents. Dans cette maison bien pauvre, la germanique fût accueillis telle un ange. Tout d'abord, elle ne pût que constater avec effroi la pauvreté de ce lieux ainsi que celle des vêtements de la famille. Selon elle, des enfants ne devraient pas vivre dans une telle pauvreté. Ce monde était vraiment cruel de prendre ainsi autant d'argent aux plus démunis. La jeune femme après avoir conversait avec les parents, se décida de passer aux choses sérieuse et elle ouvrît sa bourse plein de pièce d'or. Tout en l'ouvrant, elle réfléchissait à la somme qui pourrait convenir à cette brave famille, pour pouvoir vivre dans la tranquillité pendant quelques temps. Une à une, elle sortît les pièces d'or sous les yeux ronds des enfants et des parents. Après avoir délivré une somme bien conséquente aux parents, elle donna à chacun des six enfants, une pièce d'or. C'est avec beaucoup de joies et de tendresses que la famille remercia Antanasia. La jeune femme était heureuse de cette action, surtout que la famille transpirait l'amour. Elle en était même jalouse en constatant, les beaux et vigoureux enfants que cette famille avait.
Quand elle quitta la petite maison, la jeune femme fût plus qu'étonné, de voir qu'une foule s'était accumulée sur la place. Avec un grand sourire aux lèvres, la Duchesse s'avança vers eux pour distribuer son or. Jamais depuis la mort de son bébé, elle ne s'était sentie aussi vivante. Alors que ses servants la suivaient toujours, faisant une sorte de garde rapprochait, elle continuait son ascension.
Alors qu'elle allait donné une pièce à une vieille dame, son regard s'accrocha à celui d'un petit garçon, qui avait probablement l'âge de sa petite Agnès. Haut comme trois pommes, l'enfant tenait contre lui un morceau de chiffon sale, tout en la regardant. Antanasia donna de suite la pièce d'or à la vieille femme, puis elle s'approcha du petit garçon, elle se mît alors à la hauteur de l'enfant et elle le contempla pendant quelques secondes. La belle Duchesse s'imaginait alors que cet enfant aurait pu être son fils, le précieux bébé qui lui avait été arraché de ses entrailles. Une larme perla le long de sa joue et elle déposa un tendre baiser sur le front de l'enfant. Puis en guise de cadeau, elle sortît un mouchoir d'un blanc immaculé, brodé de ses propres initiales AD et elle le donna à l'enfant qui le prît directement entre ses mains, le serrant contre lui, comme si c'était le plus précieux des cadeaux. La jeune femme éclata d'un doux rire puis elle tandis une pièce d'or à l'enfant, tout en lui recommandant :

« Prenez ça et faites en bon usage. Maintenant va retrouver ta famille, c'est le plus beau cadeau qu'on puisse avoir. »

Le petit garçon suivît alors les conseils de la Duchesse et la quitta non sans lui avoir déposé un baiser sur sa joue. Antanasia ne s'en offusqua pas, après tout, ce n'était qu'un enfant. Sa servante s'approcha alors d'elle et lui tandis sa main pour l'aider à se relever.
Après quelques minutes où elle donna à nouveau l'aumône, la foule commença à partir ne restant que quelques enfants curieux de voir cette belle dame. La brune demanda alors à ses serviteurs de la laissaient seule quelques instants. Avec tristesse, elle revoyait les images de ce petit garçon qui se superposait à celle de sa fausse couche. La Duchesse se mît alors à marcher, puis elle s'assît sur le grand rebord de la fontaine. La joie ne se trouvait plus dans son regard et c'est mélancoliques, qu'elle regarda les enfants jouer autour d'elle.

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Dernière édition par Antanasia de Devonshire le Dim 24 Juil - 13:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Lun 18 Juil - 10:01

Petit à petit, le groupe de villageois se dispersait, le sourire aux lèvres, convaincu que leur journée s'annonçait des plus belles grâce à l'aumône de la duchesse. Ils pourraient sans nul doute s'acheter plus de vivres qu'ils ne l'avaient espéré en venant sur le marché ce matin. Au moins, ils pourront avoir des repas un peu plus consistants qu'à l'ordinaire. Espérons seulement que les commerçants n'en profite pas pour augmenter d'une minute à l'autre leurs prix. Heureusement, c'était un risque peu probable : tout le monde se connaissait ici et la sympathie était de rigueur. Les bouchers ou encore les boulangers étaient au fait de la misère qui régnait à Landscape, ils ne s'amuseraient pas à les arnaquer ou à profiter des pauvres gens. Quoi que, le but d'un marchand n'était-il pas de faire du profit afin de s'enrichir davantage ? En vendant leur produit à un prix aussi bas, ce but n'était pas prêt d'être atteint. En revanche, s'ils l'augmentaient un peu... Naaan. Ces commerces ambulants bougeaient de villes en villes ainsi que de villages en villages. Ce n'est pas ce qui manquait en Angleterre. Dans tous les cas, leur plus grosse affaire se déroulait à Londres. Même s'ils n'arrivaient pas à redresser la barre dans des coins isolés et miséreux comme ici, ils y arriveraient facilement dans la capitale britannique. Tout ceci n'était qu'une question de méthode. Tout ce dont avait peur Marianne, c'était qu'ils ne viennent plus en ces lieux, décrétant qu'ils ne gagnaient rien, et qu'ainsi la quête de denrées alimentaires deviennent plus fastidieux pour les habitants de ce village. Qu'à cela ne tienne, la miss se portait garante du bien-être des petites gens de Landscape et n'hésiterais pas à aller chercher un commerçant possédant un plus grand cœur, afin de ravitailler ces contrés. Dans la vie, ne penser qu'à soit même n'apporte rien, si ce n'est la perte d'humanité.

Un petit garçon, certainement celui ayant amené cette mélancolie à Antanasia, la heurta, la réveillant de ses rêveries. Il s'excusa tout en courant vers ce qui semblait être sa maison. Miss Foster n'eut pas le temps de lui répondre, mais un sourire attendrit naquit sur son visage. Bon sang, qu'ils avaient raisons d'ainsi profiter de la vie, alors que celle les attendant risquait d'être des plus dures pour eux... Ils devaient cependant avoir déjà un petit aperçut ; ils sont trop jeunes pour se rendent vraiment compte de ce à quoi cela les amènera. Pourquoi les effrayer sur leur futur ? Qu'ils profitent, qu'ils profitent...

Marianne prit une grande inspiration et se dirigea vers la duchesse de Devonshire, assise sur le rebord de la fontaine, tout en serrant la lance de son panier dans le creux de son bras. Sa détermination ne contenait aucune faille, si ce n'est une : comment l'aborder ? C'est vrai, ça... Si elle se trouvait assise toute seule, ses serviteurs à l'écart, c'est certainement parce que, justement, elle voulait demeurer seule ? Qui ne tente rien, n'a rien, comme dirait le proverbe. Durant le chemin de quelques mètres séparant les deux jeunes femmes, la brunette se passa les multiple façon d'engager la conversation sans l'offenser ou du moins troubler sa solitude. Certes, elle se connaissait un peu, du fait que sa jeune fille et elle sorte de temps à autres ensemble, mais il ne fallait pas non plus omettre que c'était une femme de la haute société, elle lui devait donc du respect comme elle en prodiguait en offrant de l'argent au pauvre. Pour sûr, Marianne n'en témoignerait pas autant avec tous les membres de la castes des nobles, mais la duchesse était bien l'une des rares personnes qu'elle portait dans son coeur, même si ce terme peut paraître un peu exagéré, vu leurs positions respectives.

La demoiselle fini par apparaître devant Antanasia. Accompagné d'un petit sourire timide, elle fit une révérence comme elle se devait de le faire en face d'une personne d'un rang supérieur au sien. La politesse avant tout !


-Madame la Duchesse.

Sur le coup, elle se demanda pourquoi elle se tenait là.... ? Ah oui, pour Svanhilde. L'image de la miss se dessina dans son esprit, endurcissant de surcroît son objectif. Cependant, inutile d'entrer dans le vif du sujet. Avançons lentement, mais sûrement. Surtout que ladite Duchesse ne semblait pas au plein de sa forme, si elle pouvait en déduire par l'éclat de ses yeux.

-Je voulais vous remercier, au nom de ces pauvres gens, de ce que vous faites pour eux. Déclara-t-elle, amicale. Vous avez fait plus d'un heureux ce matin.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Dim 24 Juil - 13:57


CHAPITRE IIUne rencontre qui provoque une multitude de questions.
Ce petit garçon qui courrait vers sa famille, la joie de l'innocence qui transparaissait sur son visage, tout cela aurait pu lui appartenir aussi. L’Homme dit que l'argent améliore notre vie et fait notre bonheur, Antanasia était contre cette phrase, puisque nobles et pauvres, nous étions pareilles, nous pouvions subir les maladies et la perte d'un enfant. Égoïstement la belle Duchesse se disait en voyant ce petit être, que ce bonheur aurait du être sien. C'était elle, qui devrait avoir un enfant, pas une famille pauvre qui n'a pas les moyens de nourrir ses enfants. Elle, elle aurait pu s'occuper de cet enfant, avec toute la tendresse qu'elle aurait pu lui offrir, il aurait été si heureux, avec sa petite sœur Agnès. Ensemble, Antanasia aurait pu les voir jouer dans l'immense parc, elle aurait pu lui apprendre le plaisir de monter à cheval, tout comme elle le faisait avec sa fille. Mais non, ce bonheur, Dame Faucheuse lui avait arraché. Pourtant, Antanasia ne se laissait plus abattre depuis quelques temps, même si la tristesse et les larmes étaient toujours présentes, la parole qu'elle s'était donnée de donner enfin un fils à William, était devenue une obsession. La Duchesse guettait toujours les saignements, qu'elle pouvait avoir et à chaque fois qu'ils venaient une nouvelle désillusion apparaissait. Elle savait pourtant, qu'avoir un nouvel enfant prendrait du temps, mais elle espérait toujours secrètement, ce secret était seulement à elle et elle espérait bien qu'un jour, il soit synonyme d'un nouvel heureux événement.

Pour Antanasia donner aux plus démunis ce qu'elle possédait, était un acte qu'elle se devait de faire. Trop peu de personnes le réalisaient et cela était fort dommage. A quoi bon s'acheter les plus belles parures, si c'est pour voir des pauvres gens mourir de faim autour de nous. A quoi bon se pavaner avec l'opulence de notre richesse, si ce n'est pour la dépenser dans les fastes. Antanasia ne reniait pas l'argent. Non, ce dernier lui procurait la sécurité et la protection qu'aucunes personnes du peuple ne pourrait avoir. Voilà pourquoi, la belle Duchesse se trouvait ici, à Landscape Village, elle désirait donner une part de cette protection aux plus démunis. L'aumône était aussi un acte qui nous assurait la protection de Dieu. Antanasia qui elle était protestante, même si elle ne le criait pas sur tous les toits, elle croyait avec ferveur en son Seigneur, même si par moment, elle avait l'impression, qu'il l'abandonnait. En ces temps troubles, la germanique se devait de s'accrocher à quelques choses, la prière était pour elle, le repos qu'elle n'avait pas forcément dans son esprit, troublait par le chagrin. De toute façon, dans une telle époque, il valait mieux prier pour son salut, plutôt que de rester un non croyant.
Antanasia détourna son regard des habitations et du petit garçon, pour regarder la vieille fontaine et son eau. Cette dernière n'était pas tellement propre, les femmes devaient souvent venir ici, pour faire leur lessive. Que la vie pouvait être dure, pour une personne qui n'a pas eu la chance de naître dans une famille aisée. La brune s'en rendait compte à chaque fois, qu'elle venait ici ou à Londres pour venir rendre visite aux plus démunis. Elle avait une chance incroyable, d'être naît Comtesse Pretorian, mais surtout, devenir par la suite la famille de William Cavendish, Duc de Devonshire. Même si le destin se montrait cruel, par moment, elle ne pouvait pas se positionner comme étant une femme malheureuse. Antanasia était heureuse en tout point. Voilà pourquoi, elle souhaitait aussi donner une part de ce bonheur au peuple. De plus, elle se sentait redevable envers eux, puisque pendant de très nombreux mois, elle n'avait pu offrir l'aumône, pour préserver l'enfant qu'elle aurait du mettre au monde. Le destin en avait décidé autrement, mais Antanasia était toujours restée la femme douce et généreuse, qu'elle était. Ces qualités, personne ne pourrait la lui retirer.

Alors que la Duchesse se trouvait en pleine méditation, une jeune femme s'approcha d'elle. La jeune femme sursauta, quand la femme la salua, elle ne s'attendait pas à ce qu'une personne vient la voir, surtout que cette personne ne semblait pas faire partie du pauvre peuple de Landscape Village. Antanasia se mît tout de suite debout, mais avant qu'elle ne puisse saluer à son tour la dame, cette dernière prît la parole pour la remercier de son geste. La jeune Duchesse lui envoya alors un agréable sourire, peu de personnes en dehors du peuple, venait la voir pour la remercier de sa générosité.

« Madame, je suis bien heureuse d'avoir pu combler les habitants de ce village. Pour moi leur donner une part de ma fortune n'est qu'une maigre compensation, puisque dans quelques mois, ils se retrouveront dans la même situation. » déclara t-elle d'une voix douce.

Autour des deux dames, la vie semblait reprendre son cours. Les habitants reprenaient leur train de vie, en allant vers leurs occupations. Deux femmes vinrent même près de la fontaine pour laver leurs linges. Pour ne pas les déranger, Antanasia s'éloigna de l'endroit, en compagnie de la jeune femme, dont elle ne connaissait toujours pas le nom.

« Oh excusez-moi, je suis vraiment impolie, vous me connaissez et moi je ne connais même pas votre nom. » demanda t-elle avec un léger embarra.

Il n'était pas dans les habitudes de la Duchesse de Devonshire de se montrer impolie, même si là, l'impolitesse était minime, la jeune femme se sentait confuse. Pour la peine elle adressa un faible sourire à la jeune femme qui se trouvait en face d'elle. D'ailleurs Antanasia se demandait bien qui pouvait être cette personne. Habitait-elle dans le manoir qui se trouvait plus loin ? Peut-être. Dans tous les cas, Antanasia attendait les réponses à ses questions.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Ven 5 Aoû - 8:06

Marianne ne s'était pas attendu à faire sursauter la jeune femme. Somme toute venait-elle de pénétrer dans sa petite bulle de tranquillité et de méditation de manière un peu trop brutale, bien qu'elle ait prit gare à ne pas la surprendre. Ses pommettes prirent une légère teinte rouge, gênée que son apparition ne donna pas l'effet recherché. Aucun effet n'était attendu, justement... Ou du moins pas la surprise de la duchesse de Devonshire. Toutefois, miss Foster ne reçut pas de remarque acide comme « Vous m'avez fait peur, petite idiote ! ». Vous savez, ce genre de réplique que des personnes très imbu d'eux-mêmes vous disent au moment propice, histoire de vous rabaisser deux fois plus. Avec Antanasia, il était sûr que ces possibles réflexions ne lui effleurent même pas l'esprit. Elle était beaucoup trop douce, beaucoup trop aimable pour ce genre de choses. Pour des pauvres gens tels que ceux habitant Landscape, avoir un contact (que ce soit par parole ou par touché) avec des nobles d'un pareil tempérament pouvait s'avérer rassurant. Cela pouvait montrer qu'ils n'étaient pas tous pareils et que certains s'intéressaient et même s'inquiétaient de leur santé et de leur condition de vie précaire.

La duchesse avait raison : on pouvait leur donner tout l'or du monde possible, il viendrait un temps où ils retomberont dans la pauvreté, avec l'incapacité de se nourrir comme il se doit. Et dire que c'était grâce à eux que les nobles mangeaient à leur faim... S'en était presque révoltant de voir qu'ils travaillaient sans relâche, presque trois-cent soixante-cinq jours dans l'année pour ne rien gagner en retour. Les choses ne pouvaient pas beaucoup changer, même avec la meilleure volonté qui existe. Cependant, de petits gestes comme donner l'aumône ou leur apporter de temps à autre des denrées alimentaires pouvaient grandement aider. Mais pour un laps de temps définitivement bien trop court....

En voyant les deux femmes approcher de la fontaine avec dans leur bras des corbeilles de linges à laver, Marianne leur adressa un discret sourire amical, qu'elles lui rendirent. Dans ce village, tout le monde se connaissait, tout au moins de vue. La brunette était assez connuz, de part ses activités bienveillantes à l'encontre du peuple qu'elle n'hésitait pas à aider avec le peu de moyen qu'elle possédait. C'était en quelque sorte leur bonne Saint-Maritaine, toujours prête à les aider dès que possible. Ce rôle lui tenait très à coeur et elle ne l'abandonnerait jamais, pour sûr. Mais avec l'annonce de son « possible » mariage avec Lord Fleming, la miss craignait que ses activités ne soient ralenties, voir complètement arrêtés. Il faudra bien qu'un jour ou l'autre, elle mette un trait sur son ancienne vie. Ce jour n'était, cependant, pas encore arrivé ; elle tiendrait ses obligations jusqu'au bout !
Antanasia et Marianne étaient maintenant seules dans leur coin tandis, tandis que la vie reprenait doucement son court autour d'elles. Le « madame » de la duchesse la fit sourire intérieurement.


-Oh non, ne vous excusez pas, dit la jeune femme, j'aurai dû en prendre l'initiative.

Il est vrai qu'elle aurait dû se présenter avant de débuter son petit discours, mais l'excitation était telle qu'elle avait totalement oublié cette chose qui se devait pourtant d'être automatique.

-Marianne Foster, madame. J'habite dans le manoir sur les hauteurs du village, avec mon père.

Comme si cette information avait une quelconque importance. Bah, au moins, le propriétaire ne lui était plus inconnu, comme ça.
Les Foster faisaient sans nul doute partie des familles les plus riches de Landscape. Par riches, j'entends par là les familles ayant les moyens de se payer un petit confort honorable, toutes leurs économies passant bien évidemment dans l'aménagement de leur manoir. C'était leur seule fierté, le seul bâtiment qui leur restait de leur fortune passée et ayant appartenu à plusieurs générations avant Marianne et son père. Dieu seul savait à quel point il était difficile de se débarrasser d'un héritage, quand il ne vous reste plus rien.

Ce que la bourgeoise ne voulait pas, c'était de partir sur le seul sujet qu'elle maîtrisait parfaitement, à savoir elle-même. Après tout, il ne fallait pas qu'elle oublie son principal objectif : en savoir un peu plus sur Antanasia de Devonshire, la soeur jumelle de Svanhilde.


-Il m'arrive de temps à autre de voir voir jeune fille, Agnès.

Parler de sa fille... Était-ce une bonne idée ? Quand on savait que la source de sa mélancolie était la perte de son fils...

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Lun 8 Aoû - 20:12


CHAPITRE IIIChangeons notre sujet de conversation.
La misère de ce monde n'était donc pas la seule préoccupation d'une unique personne. Même si elles étaient rares, Antanasia aimait croiser ces personnes qui avaient au moins une once de sollicitude et qui ne pensait pas qu'à s'enrichir sur le dos d'autrui. La Duchesse savait très bien pourtant que la fortune de son époux se basait sur les plus pauvres, qui travaillaient la terre de Devonshire, mais à chaque coup de pioches que ces personnes donnaient, Anya tentait de leur donner un peu de réconfort, soit en les visitant ou en leur donnant l'aumône. La belle germanique ne pouvait pas dilapider toute une fortune pour aider les pauvres gens, mais elle pouvait donner une toute petite part. Une part que les plus avares ne donneraient jamais même si leur vie était en péril.
Alors qu'elle continuait à faire quelques pas avec l'inconnue, Antanasia apprît enfin son identité. La jeune femme se prénommait donc Marianne Foster et comme Anya l'avait imaginé, elle vivait dans le manoir, qu'elle avait aperçu, sur les hauteurs de la ville. La Duchesse de Devonshire avait déjà entendu parlé de la famille Foster, bien que vaguement, mais les dernières rumeurs de la ville disaient, que Lord Fleming, lui avait demandé sa main.
Donc, si cette Marianne Foster était bien celle des rumeurs, la gentillesse qui transpirait en elle, ferait sûrement Lord Fleming l'un des hommes les plus heureux. Avec les malheurs, qu'il a connu, il méritait bien un peu de paix dans sa vie. Bien sûr son regard sombre et son air peu avenant, avaient tendance à effrayer plus qu'autre chose. Mais si elle, la douce Antanasia ne s'était pas laissée impressionner par cet homme, Marianne Foster ne devrait pas l'être non plus. Ne parlons plus de cette histoire ou plutôt de ces rumeurs, Anya était bien placé pour dire que se mêler des histoires d'un couple ou futur couple, ce n'était jamais bon, combien d'hommes et de femmes avaient bien tenté de la briser pour qu'elle abandonne William. Ils avaient été nombreux, mais pourtant, elle était là, elle était la Duchesse de Devonshire. De plus, elle était l'unique personne à connaître la douceur de cet homme et même à posséder son coeur. Même si elle ne le disait pas à haute voix, elle savait que chaque maux qui lui étaient fait se répercutés sur William. Le dernier mal en date fût bien la naissance prématuré de leur enfant, qui entraînera sa mort.

« Je suis bien heureuse de vous connaître et aussi de vous avoir rencontré. Il est rare que je puisse converser d'actes de charité avec des personnes. Bien souvent, on m'accuse de gaspiller la fortune des Devonshire pour des miséreux. Par chance, mon époux approuve mes actes et les mauvaises langues se taisent. »

La jeune femme émît un sourire bienveillant, elle jeta tout de même un regard derrière son épaule pour apercevoir que les deux serviteurs qui l'accompagnaient, la suivait de loin. Anya grimaça, mais rapidement, elle reprît un visage normal en espérant que son geste n'avait pas été perçu de la personne qui l'accompagnait.
Landscape Village était vraiment un village qui possédait beaucoup de charmes, la jeune Duchesse ne pouvait que le reconnaître. Les habitants de ce lieu avaient vraiment de la chance d'y vivre. Bien que Antanasia trouvait Devonshire's House magnifique, ce petit village possédait quelque chose en plus, mais elle n'arrivait pas à mettre de mots là-dessus. Avec la promesse qu'elle s'était faite de venir à nouveau en aide aux habitants de Lanscape et le charme de ce lieu, Anya était sûre de revenir et peut-être bien qu'elle emmènerait Agnès avec elle. Sa petite fille aimerait à coup sur cet endroit.
D'ailleurs, en parlant d'Agnès, Marianne Foster, il avoua avoir vu l'enfant. Ainsi donc sa fille connaissait déjà ce lieu. Cela était sûrement l'oeuvre de sa gouvernante Mme Benson, à moins que Miss Foster l'ait aperçu quand l'enfant s'éloignait un peu trop, des terres familiales et qu'elle échappait à la surveillance de ses servantes. Avec Agnès, tout était probable et Antanasia ne s'étonnait plus de rien.

« Cela se peut, même si je ne suis jamais venu ici avec elle. Agnès est un vrai petit démon, malgré son visage d'ange. Je ne sais pas de qui elle tient cela, sûrement de son père. »

Un petit rire joyeux s'échappa de ses lèvres, son regard était redevenu lumineux. Cela se produisait à chaque fois qu'elle parlait d'Agnès.

« Un enfant est le plus beau cadeau que l'on puisse avoir. Vous ne trouvez pas ? »

Cela fût bref, mais la Duchesse de Devonshire passa l'une de ses mains sur son ventre de nouveau plat. Ses rondeurs de grossesse qui lui rappelaient, qu'elle portait la vie lui manquait. Elle n'avait pût en profiter, puisque sa grossesse avait été, effacé aussi vite qu'elle était apparue, lui laissant ainsi que de vagues souvenirs. Alors qu'elle entendait des pas derrière elle, la jeune femme se retourna et chassa froidement les servants qui la suivaient. Peu habitué à un tel comportement venant de leur maîtresse, ils obtempérèrent, bien qu'hésitants. Anya ne supportait plus d'être suivie ainsi, maintenant, elle mettrait plus de distances entre elle et ses servants et William ne pourrait pas protester.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Lun 22 Aoû - 8:15

S'il y avait bien une chose dans ce monde que Marianne ne comprenait pas, c'était à quel point les gens riches pouvaient être pingres. Quand on observait attentivement la société qui nous entourait, cet écart était plus que frappant. Allez chez une famille en grande difficulté financière et cette dernière vous donnera tout pour que vous soyez heureux. À l'inverse, allez chez une famille de la haute noblesse et on ne vous donnera rien du tout. Étrange, alors que la logique voudrait le contraire. Dire à la duchesse de Devonshire que ses actes de charités ne servait uniquement qu'au gaspillage de la fortune de cette famille se réveillait plus que stupide. N'est-ce pas faire preuve d'humanité que d'aider de pauvres gens à s'en sortir du mieux qu'ils peuvent ? Apparemment, cette notion était plus synonyme de vice que de vertu pour l'espèce humaine. Sans leur naissance, ils ne seraient rien et n'auraient eu droit à aucun héritage capable de les combler jusqu'à la fin de leur misérable vie. Dans un sens, critiquer cette classe sociale serait mal venu de la part de la jeune femme. En effet, celle-ci à vécue une partie de sa vie dans le même cas qu'eux : dans la richesse. Mais la roue avait tournée et le destin avait fait en sorte que ce « bonheur » ne perdure pas. Lorsqu'on a pu voir de ses propres yeux les deux côtés de la barrière, il est somme doute plus évident de différencier les riches des pauvres. Cependant, il n'était pas envisageable de demander à ces messieurs et dames de faire partie de la pauvreté ne serait-ce que quelques jours, ils refuseraient catégoriquement.

-Mon père ne comprend pas vraiment mon entêtement pour de tels actes. Déclara-t-elle. Pourtant, il serait certainement le premier à vouloir de l'aide s'il se trouvait dans leur cas.

D'ailleurs, le père et la fille Foster ne dormaient pas dans des lits d'or. Il possédait toutefois de quoi vivre facilement, bien que la majorité de leurs économies allaient droit dans l'entretien de leur manoir familial.

Il arrivait souvent à Marianne de donner un peu de ses biens aux pauvres gens de Landscape, et ce sans que Richard ne soit au courant. Il n'était pas d'accord sur le fait que sa fille unique prenne leur propre réserve alimentaire pour les distribuer ensuite aux autres habitants. C'était de l'argent gâché ! Comme quoi, tous deux ne possédaient pas la même philosophie, bien qu'étant très proches l'un de l'autre. Pour le coup, la demoiselle se sentit moins seule avec Antanasia, qui semblait soudain joyeuse quand elle entama le sujet de la jeune fille.
La première fois qu'Agnès croisa la route de la bourgeoise, tout aurait pu très mal tourner. Elle traversait une sorte de petite forêt à cheval lorsque la jeune fille apparut sans prévenir devant le duo, faisant tomber la cavalière sous la surprise. Autant vous dire que la peur s'était emparée d'elles : la petite avait manqué de se faire écraser. Marianne, elle, manqua de la blesser gravement. Heureusement, il n'y eut aucun mal ; une fois rassurée, la brebis égarée fut ramenée chez elle. Après cette encontre brusque, d'autre suivirent pendant lesquelles sa nouvelle amie lui apprenait de nouvelles choses. Elle ne pouvait pas la comparer avec son père, ne le connaissant que part rumeur. La seule chose dont elle savait, c'était qu'il représentait un potentiel risque quant à son projet de faire revenir Svanhilde à Devonshire.

Un sourire touchant presque à la mélancolie se peigna sur son visage, un peu perdue dans les nuages.


-Un enfant... ? Oui, sans doute. Ils sont tellement adorables.

Miss Foster ne pouvait pas réellement débattre sur ce sujet. Elle n'avait ni petit frère, ni petite sœur. Oh, bien sûr, il lui arrivait fréquemment de croiser des enfants, ne serait-ce que ceux présent aujourd'hui au marché, gambadant et jouant autour des deux jeunes femmes. Jusqu'à maintenant, elle ne s'était jamais vraiment demandé si avoir un enfant fessait partie de ses projets, ni si cela lui ferait réellement plaisir. Feu sa mère avait disparu bien trop vite avant de pouvoir lui donner une petite idée sur la question. De toute manière, une fois mariée, elle y passera sans nul doute...

Le rejet de la duchesse de se faire fuir n'échappa pas à l'anglaise qui ne pu s'empêcher de lui demander:


-Vous suivent-ils toujours autant ?

De sa vie, Marianne n'avait eu comme compagnie que ses parents et une gouvernante dont ils durent se séparer après la déchéance de leur famille. Elle sortait toujours seule, ou quelques fois accompagné de son cher père. Sans doute aurait-elle également des servants la suivant partout, si le mariage avec Guildford Fleming devait avoir lieu... Beurk.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Dim 28 Aoû - 21:04


CHAPITRE IVL'homme est égoïste.
Miss Foster énonça une vérité à propos de son père et qui pourrait convenir à de nombreuses personnes. En effet, un homme riche, si il connaissait un jour la souffrance, aimerait bien qu'on lui vint en aide. Antanasia n'avait pas connu personnellement de personne dans ce cas, à part peut-être un homme qu'elle avait déjà rencontré une fois. Les rumeurs disaient sur lui qu'il avait été très riche par le passé, lui et sa famille, mais à cause d'une dénonciation, la famille avait tout perdu. Cela devait être dure pour un noble de tomber du haut de l'échelle. Si dure, que la Duchesse de Devonshire ne voulait pas imaginer, si un jour sa famille subissait le même sort. Que deviendrait donc Agnès par la suite ? Le seul cas de déchéance, qu'elle avait réellement connu, et qui était le pire selon elle, était le sort que son amie Anne Boleyn avait reçu. Elle qui était si belle et glorieuse en tant que reine d'Angleterre, elle avait tout perdu et s'était retrouvé à la Tour, pour finir sur le billot. Avant cette femme, bon nombre d'hommes et de femmes avaient perdu la vie, connaissant alors la déchéance. Leur vie avait pris fin brusquement, mettant un point final à leur descente aux Enfers. Mais voilà, tous n'avait pas la chance de mourir dignement, ce qui nous amène au sort qu'avait reçu les nobles et qui n'avait à ce jour plus rien. Vivre avec le déshonneur, cela devait être difficile, surtout quand nos anciens amis nous le rappelaient en montrant leurs vies fastueuses.
Dans tous les cas, Antanasia était bien heureuse de ne pas avoir connu tous ces malheurs, elle avait peut-être perdu un enfant, mais sa famille était toujours intacte et aucun déshonneur avait à ce jour frappait les Devonshire. La jeune femme espérait vraiment que cela dure toujours, puisque si un jour William déplaisait au roi, où si il subissait un complot, comme celui que la reine Anne avait connu, elle savait que leur bonheur serait à jamais terminé. Si Anya pensait à de telles choses, c'était bien parce qu'elle savait que son mari avait des ennemis et pas qu'un peu. Ces derniers pourraient le nuire et cela pouvait se passer à n'importe quel moment, sans que les deux époux ne s'en rendent compte. Cependant, même si la belle germanique était craintive à propos de cela, elle préférait ne pas penser à ce qui pourrait se passer, mais à ce qui allait se passer. Trop d'hypothèses pourraient amener Antanasia à vivre dans la peur et ça la jeune femme se le refusait, elle préférait vivre dans la joie et le bonheur.

« Il est sûr, je pense que n'importe quel homme aimerait qu'on lui vint en aide, alors qu'il connait une telle situation. Mais les nobles sont ainsi, ils préfèrent penser à eux mêmes et à leur richesse plutôt que d'imaginer qu'un jour le mauvais sort pourrait les frapper. Exclama t-elle tout en marquant une pause. Sans vous offenser et offenser votre famille, je suis bien heureuse que vous ne soyez pas comme votre père, ainsi les personnes qui vivent dans ce village savent qu'ils ont du soutient. »

Dans ses propos, Antanasia était plus que sincère. Elle savait ainsi que quand elle ne serait pas à Londres, une personne serait prête des pauvres gens pour les aider et les soutenir, mais deux âmes bienfaitrices étaient telles suffisantes ? Dans ce vaste monde il devait exister des milliers de personnes pauvres, et combien pour les aider... Seulement quelques bienfaiteurs du monde prêts à tout pour aider leur prochain.
Entre les deux jeunes femmes, le sujet des enfants ne fût pas une exclusivité, Anya avait compris que Marianne n'était sans doute pas impatiente d'en avoir. Cela devait sûrement voir avec un certain Guildford Fleming. Pour ne pas envenimer la discussion, la jeune femme préféra ne plus parler de ce sujet. Elle venait d'ailleurs de rabrouer ses servants qui la suivaient. Marianne devait sûrement être étonné par la soudaine colère de la jeune femme qui était si douce d'habitude. Gênée, Antanasia hésita à formuler une réponse à cette inconnue, mais pourtant elle le fît. Après tout, cela évitera que certaines rumeurs ne naissent.

« A chacun de mes déplacements, c'est assez agaçant, mais si cela rassure mon mari, je me plis à ses exigences. Seulement par moment, j'aime être seule et je les renvois, comme je les fais il y a quelques minutes. Cela n'empêche pas qu'ils restent là, mais à une distance plus raisonnable. »

Cette surprotection constante, Antanasia n'en voulait plus, même si elle savait que c'était pour son bien, au vu de la violence qui régnait à leur époque, elle savait aussi que cette surveillance cachait autre chose. Une peur que William ne souhaitait pas lui parler. Tout deux savaient que de nombreux hommes n'hésitaient pas à venir la voir, pour assouvir leurs désirs, comme par exemple le Duc de Norfolk. Pour ce cas-là, Antanasia comprenait la jalousie de son mari, mais elle aurait aimé, que celle-ci ne soit pas là et que William lui fasse plus confiance. La jeune femme avait des principes et même si elle était malheureuse en mariage, jamais elle ne se rabaisserait à tromper son mari.
Par moment, la Duchesse de Devonshire se demandait si tous les hommes étaient ainsi, mais quand elle entendait certaines rumeurs, elle se disait, qu'elle avait beaucoup de chance d'avoir un mari aimant. D'autres femmes nobles n'avaient pas la chance de suivre leurs sentiments et parfois, elles étaient contraintes à subir les coups de leurs maris. Ohh que oui, elle en avait de la chance, d'être heureuse dans son couple et dans sa vie de famille et pour rien au monde, elle n'échangerait sa place, sauf peut-être pour quelques minutes en compagnie de Svanhilde.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Dim 11 Sep - 15:35

Son Père... Un sujet sur lequel on pouvait débattre pendant longtemps, bien que dans cette scène ce ne soit ni le lieu, ni le moment. Les propos de la duchesse ne l'offensa pas le moins du monde, bien au contraire. Ils étaient justes : la jeune femme n'était pas comme son père. Alors que ce dernier pensait avant tout à son bonheur et à celui de sa fille, elle préférait s'occuper de ceux ayant réellement besoin d'aide, si bien qu'il lui arrivait trop souvent de se négliger jusqu'à ne plus prendre soin d'elle-même comme une femme de son âge devrait le faire. L'égoïsme n'avait jamais fait partie de ses défaut, mais sans nul doute sa trop grande gentillesse. Il était rare que de braves âmes vous rendent les services que vous lui avez rendu dans ce monde de vice. Marianne en était parfaitement conscience. Cependant, cela n'avait guère d'importance pour elle, qui ne cherchait qu'à donner du bonheur à ses familles pauvres plus qu'à chercher le sien. On lui répétait souvent qu'il était temps pour elle de prendre époux et de vivre comme on lui avait toujours enseigné. Sauf qu'on ne lui avait jamais appris à devenir ce genre de femme. On pouvait se demander si ce problème était à ranger dans la case défauts, tout comme sa gentille innée, ou dans la case qualités. Une chose était sûre : apprendre toute seule lui avait permis de voir la vraie nature de l'esprit humain de son temps ; croyez-moi, cela n'avait rien de vraiment réjouissant dans l'ensemble.

Pendant quelques secondes, la bourgeoise se perdit dans la contemplation d'un petit groupe de garçons, jouant aux chevaliers avec des bâtons de bois faisant office d'armes. Un sourire presque triste se dessina sur ses lèvres rosies, presque mélancolique. Et dire que ces garçons ne pourront jamais voir leur rêve se réaliser, le rang de chevalier ne pouvant être donné uniquement à des hommes de sang noble... Il leur restait néanmoins leur jeu, et leur espoir d'une vie meilleure.


-Je fais mon possible pour les aider. Déclara la demoiselle, d'un ton toujours aussi neutre. Ce qui me désole est le fait que Landscape ne soit pas le seul village dans ce cas.

Il y avait certainement beaucoup d'autres personnes dans le même cas que ces pauvres gens. Malheureusement, elle ne pouvait pas aider tout le monde. Ce seul endroit lui prenait déjà beaucoup de son temps. Rien n'est décidément trop beau pour la vie de tous ces habitants. Un soupire souleva ses épaules. Le monde était fait ainsi, on ne pouvait pas le changer en un claquement de doigts. Dommage.

Son regard se posa rapidement sur les deux serviteurs restés en retraits. Ils les regardaient comme elle les regardait. Il est vrai que se savoir observé dans le moindre de ses mouvements pouvait être très agaçant. Marianne elle-même ne supporterait pas d'être suivi constamment, même par habitude. Son caractère était bien trop libre, bien trop indépendant pour avoir à subir ça. Le rejet de la duchesse pouvait être aisément compris, voir totalement approuvé. D'un autre côté, lorsque l'on comparait les agissements des hommes à ceux des femmes, ce serait plutôt à elles d'exiger que des domestiques suivent leurs maris ! Le sexe faible n'avait cependant pas ce genre de droit au sein de la société. Tandis que ces messieurs gambadent, ces mesdames doivent rester bien sages... Quelle blague ! Le duc avait sans doute ses raisons d'imposer une telle chose à son épouse. Ne le connaissant pas, la miss ne se permettrait pas de s'en prendre à lui.


-On ne peut point reprocher à votre mari de prendre soin de vous. Il a cependant raison, dans un sens : les bandits ne manques pas sur ces routes, et vous êtes une victime tout à fait probable.

La pauvreté poussait au vol, c'est évident. Un noble sur trois se voyait dépouillé de tous ses biens lorsqu'il osait quitter Londres. N'allons pas jusqu'à à dire que cette partie de l'Angleterre n'était pas fréquentable. Disons simplement que les nobles n'était pas si bien vu que cela par les voyous.

-Toutefois, je dois admettre qu'être de temps en temps un peu seule est plus appréciable que de supporter tout le temps quelqu'un.

Ainsi, Marianne donnait un avis plutôt neutre sur cette question, donnant un avis positif des deux camps du couple. Comme dit plus haut, elle ne connaît pas assez William de Devonshire pour le juger sans plus de procès.

Le regard des servants, elle les sentaient posés sur elle et ce de plus en plus. Cela ne l'avait pas dérangé au début, mais il fallait avouer que là, ç'en devenait presque irritant, comme si le simple fait de l'observait la rabaissait. Elle n'avait pas encore l'allure d'une tueuse en série prête à sauter sur Antanasia dès que le moment se présenterait !


-Vous ressemblez à une personne de ma connaissance. Une certaine Svanhilde Pretorian.

On y était, pas vrai ? Si la brunette avait amenée sur directement le sujet, c'était avant tout pour en connaître encore d'avantage. Cette conversation lui avait apporté pas mal d'éléments. Aborder le sujet de sa sœur lui en apprendra plus.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Ven 7 Oct - 21:59


CHAPITRE VLe passé peut resurgir à tout moment.

Lanscape Village paraissait si paisible en dehors de la pauvreté de ses habitants, le cadre était magnifique, la nature omniprésente et on pouvait y avoir de jeunes enfants en train de s'amuser. Une vie paisible qui mériterait d'être connue et améliorée par les personnes les plus riches. Mademoiselle Foster avait raison, la misère était partout. Certains s'en sortaient mieux que d'autres, ça s'était sûr, mais la jeune Antanasia ne pouvait se dire que la vie était faite ainsi. Mal réalisée certes, mais personne ne pouvait rien y faire.

« Vous avez raison. Ce pays, comme tous les autres et constellé de petits villages comme celui-ci où les gens on à peine de quoi se nourrir. Malheureusement, nous ne pouvons pas être partout et nous pouvons que espérer qu'une âme charitable vint en aide aux plus démunis comme nous le faisons. »

Si elle le pouvait, avec sa maigre consistance, Antanasia révolutionnerait le monde, elle était intelligente et elle avait vu beaucoup de choses au cour de sa vie dans le Saint Empire et celle qu'elle avait mené en France. Cependant, le seul défaut de la jolie brune, s'est qu'elle soit née femme et ça elle ne pouvait pas le changer. Elle se doutait bien que sa vie se résumerait à cela, combler son mari et lui faire des beaux enfants, puis en dehors de cela aider les miséreux. Le seul fait d'être né femme, l'empêchait depuis sa naissance de choisir la vie qu'elle mènerait. Anya s'était alors laissé glissé sur le fil de son destin, se laissant guider par les sentiments et son cœur plein de bonté et de raison.
Après la générosité humaine, le sujet dévia sur la vie personnelle de la Duchesse de Devonshire. La jeune femme se doutait bien qu'il n'était pas convenant de parler ainsi de sa vie auprès d'une inconnue, mais étrangement, elle avait confiance en Marianne Foster, qui était une femme, semblable à elle. Antanasia évoquait alors le comportement trop protecteur de son mari et elle se sentait honteuse de dénigrer ainsi une telle protection, alors qu'il ne voulait que son bien, surtout depuis la perte du bébé, William avait trop tendance à la voir comme une poupée fragile. Miss Foster eut toutefois raison en évoquant le fait que les routes anglaises n'étaient pas sûr. Antanasia ne pouvait que se conforter avec cette idée, puisqu'il n'était pas rare d'entendre des histoires sordides sur des personnes attaquées. Le plus sordide était quand ces mêmes histoires avaient pour victimes des femmes. La jeune femme qui l'accompagnait la comprît tout de même, puisqu'elle avoua que la solitude pouvait être un bienfait.
Solitude, ce mot Antanasia avait l'impression de ne plus le connaître depuis bien longtemps, a chaque moment de sa vie elle était assistée, que cela soit pour s'habiller, se laver ou encore se coucher. Si elle souhaitait un semblant de solitude, elle devait s'énerver pour faire fuir et comme toujours, les servants se plaignaient auprès de son mari et elle, elle subissait quelques petites remontrances.

« Oui, il est toujours bon de savoir que nous sommes entourés des bonnes personnes qui puissent nous protéger. Même en étant bonne cavalière, je ne pense pas pouvoir échapper à quelques brigands. »

Après ces mots, la conversation changea de nouveau et là Antanasia du faire face à une choc. Marianne Foster venait de lui avouer qu'elle connaissait une certains Svanhilde Pretorian et qui en plus lui ressemblait. Comment cela pouvait-il être possible ? Svanhilde n'était pas censé se trouver ici en Angleterre, à moins qu'elle soit venue pour la voir et qu'elle n'est pas encore osée se manifester... Non ce n'était pas possible Svan n'était pas ici, même si elle avait fini par se marier avec Joseph de Weisman, elle n'avait pas vu l'homme à la cour, elle ne devait donc pas se trouver ici. Marianne Foster devait se tromper, à mois que cela soit un complot... La Duchesse de Devonshire avait l'impression de devenir paranoïaque, elle qui avait tant subit les méchancetés des personnes de la cour, elle avait peur qu'on se joue d'elle pour mieux l'affecter.
Antanasia arrêta sa marche et fît face à Miss Foster. Bien que perturbée par les mots de la jeune femme, elle tenta de garder contenance pour mieux lui répondre.

« Miss Foster, j'ai bien une sœur, mais elle ne se trouve point ici. Je pense que vous avez du voir une jeune femme me ressemblant, mais cette personne ne pouvait pas m'être lié. »

Après cela, Antanasia reprît la promenade, grâce à la pause qu'elle avait fait, la servante qui la suivait, quitta l'espion du Duc pour rejoindre sa maîtresse. La Duchesse la regarda, mais ne proféra aucunes remontrances, les moments de libertés se devaient d'être courts.



HJ // Encore désolé pour le retard ♥

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Ven 28 Oct - 14:08

HJ : No sushi =D




Antanasia avait raison de ne pas prendre la remarque de la bourgeoise à la légère. Les agressions de femmes étaient beaucoup moins rares que celles d'hommes. Cet état de fait pouvait parfaitement se comprendre : le sexe dit fort à toujours les moyens de se défendre, que ce soit grâce à une épée ou à une autre arme telle que celle-ci, ou bien encore grâce à leur force physique plus développé. Il est vrai que les femmes, à leur inverse, ne possédaient pas grand-chose pour tenir tête à un petit groupe de brigand prêt à leur voler leurs quelques bijoux pour un simple morceau de pain. Il n'y a pas si longtemps que ça, peut-être trois ou quatre semaines, une affaire concernant le meurtre d'une vieille femme noble avait fait du bruit au village. On racontait que l'un de ses habitants était l'auteur du crime, alors que la Dame rentrait tout simplement chez elle, après avoir rendu une visite à son fils dans son domaine, non loin d'ici. Une atmosphère de méfiance avait planée jusqu'à ce qu'on trouve les fautifs : un groupe de trois jeunes hommes venant à peine d'arriver à leur vingtième année, envoyé en prison et condamnés à mort, alors que cette mort n'était pas voulu, mais un simple accident.
Cet épisode avait particulièrement marquée Marianne, qui ne sortait désormais jamais seule ; sa compagne de toujours, à savoir sa dague, ne la quittait que très rarement. Même si elle ne possédait aucun bijoux de valeurs ou même une bourse très rebondi, tout était bon à prendre pour des personnes dans le besoin, surtout lorsque l'on a l'habitude de se déplacer en solitaire. La miss voyait très mal la jeune femme se promener avec une arme, aussi petite soit-elle. Peut-être est-ce dû à son rang et au fait que savoir se défendre était un don uniquement pour les hommes ? Au Diable tous ces stéréotypes ! Les femmes ont également leur droit à leur part d'indépendances : le doux chevalier venant au secours de sa belle n'était réservé que pour les comtes de fée, grâce auxquels on fessait rêver les petites filles à la recherche de leur prince charmant. Le monde réel était radicalement différent.

Le brusque arrêt de la duchesse de Devonshire surprit l'anglaise qui ne s'y attendait pas. Elle se trouvait désormais à trois pas de plus que sa coéquipière de marche de quelques instants. Elle venait de toucher juste. Toutefois, évoquer une partie d'elle-même semblait mettre Antanasia dans un état de perplexité profond. L'espace d'un instant, Marianne s'en voulu de l'avoir ainsi troublée et ne souhaita pas insister davantage. Après tout, ce n'était pas pour lui parler de sa sœur qu'elle était venu jusqu'à elle. Cela la réconforta néanmoins sur son idée : son époux, en ce qui concerne cette affaire, n'était qu'une ordure. Svanhilde était ici en ce moment même et vivait dans des conditions pour les moins précaires. Il ne perd vraiment rien pour attendre...


-Oui, je me suis sans doute trompé. Déclara-t-elle, alors qu'elle reprit doucement sa marche. Veuillez m'excuser de vous avoir troublé, ce n'était pas dans mes attentions.

En lançant un regard rapide derrières elles, miss Foster remarqua que la servante de la duchesse revenait vers elle, tandis que l'homme restait en retrait. À coup sûr, il rapporterait au Duc que son épouse à échanger quelques mots avec elle, la bourgeoise insupportable. Et si Antanasia venait à être réprimandé à cause de ça ?

-Pour en revenir à votre mari, est-il au courant de tous vos faits et gestes ? Je veux dire... Est-il au courant des personnes que vous fréquentez ?

La demoiselle le savait mieux que quiconque : elle était certainement classée dans la liste noire de William de Devonshire. Autant vous dire qu'elle n'en apportait que peu d'importance, lui-même se trouvant dans la sienne. Ce qu'elle ne souhaitait pas, c'est qu'il les empêche de se voir, tout comme il empêche sa conjointe de voir sa soeur jumelle. Cela serait légèrement embêtant, quand on savait que l'objectif de Marianne était de les réunir. Parler avec elle était le seul moyen trouvé à ce jour afin d'atteindre ce but, il était donc hors de question que cet homme vienne tout gâcher avec sa sur-protection !

-Sans vouloir paraître indiscrète, bien sûr... Termina-t-elle.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Sam 5 Nov - 14:04


CHAPITRE VIRetournement de situation.

Marianne Foster reconnaissait son erreur, sur le fait qu'elle avait rencontré une jeune femme qui portait le même nom que la sœur disparut d'Antanasia. Cependant la Duchesse de Devonshire était troublée, et si cela était vraie et si sa sœur était réellement en Angleterre et qu'elle la recherchait. Ce fait paraissait improbable, puisque si Svanhilde était ici en Angleterre, Anya l'aurait tout de suite vu, au vu du rang que les deux jeunes femmes possédaient dans la société. Non Miss Foster devait juste se tromper ou peut-être avait-elle dit cela juste pour l'ennuyer. La jeune femme se sentait de nouveau perdu, elle qui avait subit les brimades de la cour d'Angleterre, elle se méfiait de beaucoup de monde, peut-être un peu trop, mais elle préférait être méfiante, plutôt que de se laisser prendre à quelques ragots néfastes qui pourraient ruiner sa vie de famille. Pourtant, Antanasia ne voyait pas en la jeune bourgeoise une personne mauvaise, d'ailleurs cette dernière c'était même excusé, elle pouvait donc être digne de confiance, par contre Anya n'était pas prête à lui confier sa vie, alors qu'elle ne le connaissait que depuis quelques minutes. Dans tous les cas, la Duchesse, voyait en Marianne Foster, une personne douce, généreuse et dynamique, qui ferait une parfaite épouse pour Lord Fleming, Dieu sait qu'il a besoin d'un peu de gaieté dans sa vie.
Antanasia aurait bien aimé répondre à la jeune femme, mais l'arrivée de sa servante, la troubla d'autant plus et Marianne Foster lui posa une question pour le moins étrange. En effet, la jeune femme lui demanda, si le Duc était au courant de ses faits et gestes et aussi des personnes qu'elle rencontrait. Cette question pour le moins étonnante était en elle même un révélateur. La belle germanique avait beau chercher au fond de sa mémoire, mais elle ne trouvait pas un moment où William n'avait pas été au courant de ses journées. A chaque fois qu'elle faisait l'aumône, elle avait toujours un servant à ses côtés, il en était de même pour ses promenades à cheval ou encore avec sa fille. Jamais Antanasia n'avait pu se retrouver seule, à moins qu'elle se trouvait dans le parc de Devonshire's House, mais là encore, les servants n'étaient jamais bien loin.
Un faible sourire apparût sur les lèvres de la jeune femme et elle répondît d'une voix douce à la bourgeoise.

« Mon mari est au courant de tout, mais ne vous inquiétez pas pour notre conversation, officiellement nous nous sommes juste occupé à parler d'aumône, il n'y a rien de mal à cela. Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas indiscrète, il est vrai que mon mari peut-être intimidant par moment. »

Pour cela oui, William était intimidant, surtout envers les personnes ou plutôt les hommes qui s'approchaient de la jeune femme. Il est vrai que son mari pourrait se trouver très mauvais, surtout quand l'homme qui s'intéressait trop à elle était le Duc de Norfolk. William et lui était ennemi depuis de nombreuses années, mais il semblerait que la présence de la jeune femme ait fait que la haine entre eux c'était ravivé. Cette guerre, Antanasia aimerait en rester loin, mais il semblerait qu'elle en soit l'une des actrice, qui ravivait la bataille sans le vouloir. Norfolk après l'avoir insulté, c'était trouvé très intéressé par sa personne, mais pour rien au monde Anya irait voir dans un autre lit que celui de son mari, c'était bien loin de ses principes.
La belle germanique se décida alors à changer de conversation, pour tourner celle-ci vers Mademoiselle Foster, après tout, la jeune femme avait elle aussi une vie et Antanasia voulait surtout en savoir plus à propos de Lord Fleming.

« Mademoiselle Foster, je m'excuse d'avance, si je me montre indiscrète, mais j'ai entendu quelques rumeurs à propos de fiançailles avec Lord Fleming, est ce que cela est vrai ? »

Antanasia se désolait elle même de sa curiosité, mais elle souhaitait en savoir plus pour connaître ce que pensait Miss Foster de Lord Fleming, après tout, elle voulait aidé cet homme en détresse et même si il la rejetait, elle n'était pas prête de laisser de côté une chance de pouvoir faire une bonne action.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Mer 21 Déc - 9:18

Intimidant était certainement le terme le plus exacte afin de décrire William de Devonshire. Miss Foster avait beau être ce qu'elle était : têtue, franche et impétueuse, il n'en était pas moins vrai que dans les rares fois où elle s'était trouvée proche du Duc elle se soit sentit petite. Comme impuissante. Cet effet ne venait pas du fait qu'il appartienne à un rang des plus haut dans la société, loin de là. Elle n'avait jamais reculé et ne s'était jamais incliné devant ces genres de personnes. Ils étaient ben trop fier d'eux-mêmes pour qu'elle leur fasse cadeau de sa soumission. Si certains les craignaient de part le pouvoir qu'ils possédaient, Marianne, elle, restait elle-même. De plus, il lui arrivait quelques fois d'être provocante en ne respectant pas certaines traditions. Non, ce qui la rendait si faible face à cet homme, c'est son charisme. Il suffit de voir sa façon d'être et de parler pour se rendre compte qu'on ne vaut rien à côté de lui. Toute joute verbale serait veine et toute critique ne l'atteindrait pas, même avec la plus forte volonté du monde.

-Vous m'en voyez rassuré. Dit-elle, soulagée.

Le pas de deux jeunes femmes les guidèrent petit à petit vers la rivière qui passait à quelques mètres du village de Landscape. Marianne s'arrêta et se retourna. De là où elles se trouvaient, elles avaient une vue imprenable sur la place du marché et sur la majorité du petit bourg. Des marchands commençaient à ranger leur marchandises tandis que certaines mères de familles rentraient dans leur foyer ou discutaient avec d'autres femmes. Les enfants jouaient toujours autant, jonglant entre les adultes avec des morceaux de bois qu'ils avaient ramassés. Tout semblait vraiment paisible, s'en était presque beau à voir. Un sourire attendrit apparut sur son fin visage. Dans leurs peines, tous ces gens semblaient tellement heureux. Comme quoi, l'argent ne fait pas forcément le bonheur...
La présente de la servante ne l'avait pas dérangé depuis le début de sa rencontre avec la Duchesse. Toutefois, elle se sentit de plus en plus mal à l'aise en croisant son regard et en la sachant les observer et écouter ce qu'elles étaient en train de dire. La demoiselle n'avait jamais eu l'habitude d'être ainsi suivi, aussi cela commença à la déranger lorsque le sujet de conversation se dirigea lentement vers sa vie privée.

Se retournant à nouveau vers la rivière, Marianne en pu s'empêcher de rigoler. Un rire nerveux qui ne se souhaitait pas moqueur envers Antanasia.


-Je vois que les rumeurs circulent vite et se propagent bien plus loin que je ne l'aurais pensé.

Il est fou de voir à quel point l'annonce des fiançailles entre l'anglaise et Lord Guildford Fleming était devenu connu de tous. Pourtant, au départ, seul les concernés étaient au courant, en plus des habitants de Landscape, qui s'étaient posés des questions quant à la visite d'un noble chez les Foster. Sans doute que l'un d'eux a ébruité cette « affaire » comme l'événement de l'année, bien que cela n'est rien de spectaculaire. Quoi que, le tempérament de Marianne à refuser toute demande en mariage était connu de tous et la voir enfin promit à un homme se révéler être un miracle !

-Officiellement, il est bien question de fiançailles entre moi et Lord Fleming. Répondit-elle. Officieusement... Disons que ce n'est pas encore ça.

Leur mariage arrangé était écrit sur un bout de papier signé par le Lord et le père de la bourgeoise. Toutefois, pour le moment, il n'y avait rien de réellement concret. Tous deux ne se connaissent que depuis quelques jours et la miss ne semble pas enclin à devenir la future Lady Fleming. Si des femmes ont eu la chance de se marier par amour, pourquoi ne serait-ce pas le cas pour elle ? Certes, Guildford possédait de l'argent. Beaucoup d'argent. Mais pensez-vous réellement que ce soit un argument suffisant pour la forcer à épouser un parfait inconnu ? Certes, il est peut-être un homme bon, mais pour l'instant, dans l'esprit de la jeune femme, c'est un homme qui vient la priver de sa liberté.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Ven 13 Jan - 18:03


CHAPITRE VIILa curiosité est un vilain défaut.


La Duchesse de Devonshire n'avait jamais été une femme curieuse, après tout la curiosité était un vilain défaut, une chose qui pouvait apporter de nombreux ennuis. Enfant, elle avait vite compris avec sa jumelle Svanhilde, ce que la curiosité pouvait apporter. En effet, les deux filles avaient tenté une fois d'espionner leur père alors qu'il se trouvait en très grande conversation avec un homme de la haute noblesse germanique. Le discours des deux hommes était on ne peut plus sérieux et il n'aurait jamais du être entendu par deux petites filles qui étaient en âge de tout répéter. Fort peu discrète, les deux fillettes se moquaient fort peu aimablement de l'invité du Comte Pretorian, leurs rires alertèrent le père de famille qui découvrit ses deux enfants cachés dans une armoire. La punition ne fut pas agréable et depuis Antanasia s'était jurée de ne plus jamais être curieuse. Pourtant un défaut ne pouvait pas se corriger ainsi, si bien que au fil de son existence, la brune continua à s'intéresser et à vouloir démêler le vrai du faux. Voilà pourquoi, elle ne portait pas attention aux rumeurs londonienne, en tout cas elles les écoutaient, mais elle attendait d'avoir confirmation pour pouvoir enfin se dire qu'elle connaissait la vérité.
Il y a bien longtemps que la duchesse connaissait Lord Fleming, même si ce dernier c'était toujours montré fort peu aimable à son égard, elle n'avait jamais été découragé et elle continuait donc de le saluer et aussi de lui faire la conversation. Antanasia ne pouvait s'en empêcher, surtout quand elle voyait une personne aussi sinistre que ce lord, qui semblait ne pas connaître de bonheur dans sa vie. Après tout, cela devait être normal, qui pouvait sourire après que ses parents aient été assassiné à cause de l'orgueil d'un seul roi. La jeune femme avait entendu beaucoup de récits à propos de la nuit qui avait connu l'attaque au château Fleming. Mais pour connaître la vérité Anya ne pouvait que faire confiance en William, après tout avec elle, il ne prenait aucune position, elle savait donc que les Fleming avaient été victime d'une injustice et que les seuls survivants de la famille étaient les enfants, le nouveau lord Fleming et sa jeune sœur, que Antanasia n'avait pas encore vu à la cour.
La duchesse se trouvait toujours en présence de Mrs Foster et même si sa rencontre avec la jeune femme était plus que agréable, le temps s'écoulait beaucoup trop vite et il serait bientôt temps de retourner à Londres. Après la question que la germanique avait formulé à son encontre, Marianne évoqua le fait que les rumeurs allaient beaucoup trop vite.

« Londres possède de nombreuses personnes qui aiment faire circuler les rumeurs. Quand on fréquente la cour, il est bien plus facile de les entendre. Surtout que quand Lord Fleming se trouve dans les parages, les rumeurs à son encontre sont nombreuses. Il intrigue beaucoup de monde. » Évoqua Antanasia.

La jeune femme était un peu gênée, mais elle n'eut pas le temps d'amener la conversation vers un autre sujet, surtout qu'elle se doutait bien que Marianne n'était pas si heureuse que cela de ses fiançailles. La bourgeoise alors, préféra dire que de façon officieuse le mariage n'était pas conclut. Ce qui confirma à Antanasia que les fiançailles devaient probablement être arrangés entre les deux protagonistes, mais cela la jeune femme le gardera pour elle-même. Après tout pourquoi irait-elle divulguer une rumeur qui pourrait faire du tord à une personne aussi aimable que Marianne.

« Je comprends. J'espère que tout cela aura une conclusion heureuse, pour vous. » Dit-elle avec un sourire aimable.

Antanasia posa alors son regard sur le cour d'eau et admira la vu que le petit village de Landscape Village offrait. Tout ici respirait la vie simple, même si la pauvreté frappé les villageois, la vie devait être ici facile en dehors des soucis financiers. La vie dans un village devait être si belle en comparaison avec la ville, surtout que Londres n'était pas une ville saine. La saleté envahissait les rues qui étaient toujours embaumées d'une odeur nauséabonde. Quand elle se trouvait à Londres, la terre des Devonshire lui manquait. Marianne Foster avait beaucoup de chance de vivre ici, elle pouvait chaque jour contempler cette vue et si elle le voulait, elle pouvait profiter de la ville, qui était toute proche.

«  Qui ne rêverait pas de vivre dans un lieu aussi paisible ? » remarqua t-elle. « Vous avez bien de la chance d'avoir grandit sur cette terre. »

Antanasia se tourna alors vers Marianne et elle fit demi tour, reprenant son chemin vers le village, sa servante toujours à ses côtés. L'heure du départ allait sonner, après tout il ne fallait pas qu'elle inquiéta son mari, surtout si elle tardait à revenir au manoir.

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MessageSujet: Re: La charité fait le bien ♣ Pv: Antanasia   Lun 20 Fév - 14:06

Tout ce qu'espérait Marianne à cet instant, c'est de ne pas avoir accordé une confiance naïve. Il est bien connu que les ragots et autres rumeurs circulaient essentiellement de la bouche des nobles de la cour. Ces derniers étaient beaucoup plus cassant et blessant que ceux rapportés par de simples villageois. À Landscape, tout le monde était au courant des fiançailles forcées que devait subir la jeune femme. Ces derniers, compatissants, n'avaient jamais été contre ses principes et comprenait à quel point cette situation pouvait lui être délicate. Bien sûr, bon nombre de parents seraient près à marier leur fille au premier riche venu, afin de lui accorder une vie meilleure. Ils restaient cependant minoritaires. Aucun d'eux n'iraient répandre la nouvelle de façon sarcastique dans le but de mettre à mal la réputation de leur "protectrice". Elle qui avait toujours été gentille avec eux, cela fort égoïste de leur part, soit dit en passant. Tout ceci faisait sans doute partie de leur éducation et de leur mentalité : l'entraide. Ce cas se trouvait être des plus rare dans le cas de la noblesse anglaise : rumeur signifie de quoi agrémenter des soirées. Quoi de plus divertissant que de se moquer de telle ou telle personne et de nuire à son honneur ? Antanasia faisait partie de cette caste, mais n'avait rien à voir avec ses vipères. Du moins, la demoiselle l'espérait en son fort intérieur.

Cette dernière sembla s'intéresser aux dires de la duchesse. Lord Fleming était bien quelqu'un d'intriguant, elle l'avait tout de suite remarqué le jour de leur rencontre, à son manoir. Savoir ce qu'il pense et ce qu'il peut ressentir peut parfois paraître ardu, car il semble être du genre à ne pas exprimer ses émotions aussi facilement que n'importe quel homme. Cela n'était pas particulièrement négatif, au contraire : quoi de plus motivant que d'essayer de comprendre et de connaître quelqu'un d'aussi fermé ? Il ne paraissait pas non plus intouchable : combien de rumeurs (c'est fou, combien de fois on en revenait à cette notion !) circulait à propos de ses excès de violence ! Marianne comptait bien apprendre qui il était vraiment, peu importe le temps que cela prendrait. Elle est assez têtue, vous voyez, surtout sur un sujet qui concerne son propre avenir, lointain autant que proche. Mais Antanasia semblait savoir des choses à son endroit. Une aubaine, non ?


-Je l'espère aussi. Lâcha-t-elle. Sauriez-vous, par hasard, des choses à propos de Lord Fleming ? En ce qui concerne son passé, j'entends.

À ce sujet-là, l'anglaise ne savait que très peu de choses. Elle n'avait pas osé lui demander à leur dernière entrevue, car elle savait à quel point on pouvait toucher à une corde sensible. Il y avait forcément des éléments de sa vie qui avaient fait en sorte de le faire devenir l'homme qu'il était aujourd'hui. À ce jour, lesdits éléments lui étaient inconnus. Par chance, ils ne le seraient peut-être pas pour longtemps.

L'heure du départ de la noble se faisait proche, la bourgeoise le sentit. Elle venait de passer un moment agréable, et comme tout moment de son genre, ce dernier venait de se dérouler un peu trop rapidement à son goût. Dommage. Mais il y aurait certainement d'autres occasions durant lesquelles les deux jeunes femmes pourront avoir le loisir de se revoir ! Le regard de Marianne balaya les environs. Oui, le village de Landscape était un lieu paisible et magnifique au premier regard. Le calme régnait et la bonne humeur également, bien que les temps ne pas soient faciles pour la majorité de ses habitants. Comme venait de le dire la duchesse, elle avait de la chance de vivre ici depuis le premier jour de sa vie. Pourtant, c'est en ces lieux qu'elle avait également beaucoup souffert : la perte de leur fortune, la mort de sa mère et le départ de son cousin Jacob. Des évènements qui l'ont sans nul doutes aidé à forger le caractère qu'elle se connait aujourd'hui, mais qui resteront à jamais les pires qu'elle ait connu.


-Oui, beaucoup... Mais vous pouvez venir quand vous le souhaitez, je suis sûr que les autres villageois seraient aussi ravit que moi de vous revoir !

Le duc de Devonshire laisserait-il sa femme en compagnie de cette vermine ? Oh, voyons, ils n'ont encore mangé personne jusqu'à maintenant.

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