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 Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]

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Anya ♣ Duchesse de votre coeur


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MessageSujet: Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]   Mer 3 Aoû - 21:51



CHAPITRE IQue nos prières soient exaucées.
Pour la Duchesse de Devonshire, cette journée ne pouvait pas être mauvaise. L'air frais du printemps s'engouffrait lentement par la fenêtre de sa chambre, tandis que la jeune femme se réveillait d'un long sommeil. Comme chaque matin, elle admirait les premiers éclats du soleil, tout en se levant. Antanasia n'avait pas pour habitude de se lever tard, pour elle une journée bien remplie commençait par un réveil tôt. De toute façon, Anya ne dormait jamais pendant de nombreuses heures, les souvenirs du passé étant toujours présents, ils venaient souvent troubler son sommeil et ses pensées une fois qu'elle se réveillait.
Une fois levait, les rituels du matin commencèrent. Tout d'abord, la jeune femme se lava entièrement, n'aimant pas être sale, elle prenait soin chaque matin de se laver correctement, pour ne pas ressembler à certaines personnes de la cour, qui avaient des odeurs douteuses. Ensuite, une fois, qu'elle eut terminée, sa femme de chambre, la vêtit d'une magnifique robe bleue pastel avec des dorures, qui avait tendance à avantager ses courbes, sur son corsage, se dessinait une rose. Une fois la robe mise, on lui peigna ses longues boucles brunes, tout en agrémenta ses cheveux d'un diadème en or serti de perles. Autour de son cou, la Duchesse portait un collier, lui aussi en or incrustait de perle. Dans cette tenue, elle était plus que éclatante. Tout comme la journée qui allait se profiler. Anya, une fois prête rejoignît tout de suite son mari, pour le petit déjeuner. Ensemble, ils conversèrent de politiques et des dernières rumeurs londoniennes. Comme à chaque fois, Anya mangea comme un petit oiseau, le bon appétit qu'elle avait autrefois, n'étais pas revenu depuis la perte de son enfant. Une fois ce déjeuner prît, les époux se quittèrent et la jeune femme se dirigea tout de suite vers la chambre de sa fille, qui venait justement de se lever. Antanasia se chargea elle-même de vêtir et de coiffer son enfant. D'ailleurs, en bonne mère, elle veillait à participer à chacun des moments de la journée de sa fille, quand son emploi du temps le lui permettait. Sa princesse habillait, la belle germanique, la confia au bon soin de sa gouvernante et elle demanda à ce qu'on prépare deux chevaux pour elle et l'une de ses femmes de chambres.
Prête pour sa sortie. Antanasia se laissa aider pour monter à cheval et très vite, elle s'éloigna de la demeure. Même si elle aimait peu Londres, la brune ne pouvait pas rester enfermer dans le petit manoir, elle se devait donc d'affronter les mauvaises odeurs et les bruits de la ville. Quand elle se trouvait à la capitale, son domaine lui manquait toujours, elle préférait nettement parcourir les terres des Devonshire, que ces rues pavées et sales.

La Duchesse de Devonshire étant une figure connue dans les rues de la ville, principalement grâce à sa générosité, on la salua de nombreuses fois, tout au long de son parcours. Elle gratifia à chaque fois ces salutations par l'un de ses plus beaux sourires. Antanasia constata aussi, que la présence des gardes royales s'était intensifiée dans les rues de la ville. La terreur, lors du mariage du roi, était encore dans toutes les pensées et rien ne semble pouvoir effacer la crainte d'un nouvel attentat. D'ailleurs, Anya se demandait vraiment, ce que pouvait être la Rose Noire. Probablement un groupe de terroriste, mais quelles étaient leur intention ? Les derniers évènements avaient beaucoup effrayé la jeune femme, qui ne se sentait plus en sécurité dans cette ville. Cette insécurité renforcée chaque jour son envie de quitter la ville.
Antanasia guida son cheval à travers la ville, ne se préoccupant pas de la femme de chambre qui restait toujours près d'elle. Enfin après cette longue promenade dans les rues de Londres, elle arriva devant l'Abbaye de Westminster. Ce lieu était encore habité par des moines, malgré les réformes, mais Anya pourra y prier tranquillement. La jeune femme descendît seule de son cheval et elle confia ce dernier à la femme de chambre. Dans cette abbaye, elle y entrerait seule et elle ne voulait surtout pas d'une personne à ses côtés pour troubler ses prières.
Quand, la germanique à entra, elle croisa quelques personnes qui en sortaient. L'endroit était calme et peu de monde y venait à cette heure de la matinée, elle serait donc tranquille pour prier. Croyante, Anya priait chaque soir, pour la protection de son enfant disparu, ainsi que pour tous les êtres chers qu'elle aimait. Jamais, elle ne priait pour elle-même. Protestante, elle savait que son salue ne pouvait s'acheter, mais qu'il était seulement accordé par la bonté divine.
Avant de se rendre dans la chapelle centrale, la jeune femme contempla édifice. Elle ne pût s'empêcher de penser, que sur sa terre natale, il n'y avait rien de commun à la beauté de cette architecture. Arrivée devant la nef, la jeune femme s'agenouilla devant la croix, sur laquelle le Christ n'était plus représenté. Ce fait réjouie la jeune protestante, bien qu'elle ne pouvait qu'imaginer la colère des catholiques à cause de la perte de ce symbole. La jeune femme se mît alors à prier, comme à chaque fois pour son enfant, elle désirerait tellement qu'il puisse atteindre un monde meilleur, malgré qu'il ne soit pas né vivant. Ensuite, ses prières furent pour sa famille, elle pria pour William, pour leur amour et pour qu'ils aient de nouveau un enfant. Puis, ce fût pour Agnès, pour que sa fille grandisse dans la paix, l'harmonie et l'amour. Mais alors qu'elle pensait à sa fille, ses pensées dévièrent rapidement vers sa sœur Svanhilde. Une chaude larme coula le long de sa joue quand elle se remémora les souvenirs de leur passé. Anya aimerait tellement retrouver sa jumelle, poser sa tête, comme elle le faisait avant, sur les genoux de sa jumelle et se confier à elle. La jeune femme avait toujours admirer le courage et la force de sa sœur, ce qu'elle, elle ne possédait pas. Anya avait toujours été faible, bien souvent à cause de son physique et au fil des années, elle l'était restée. Aujourd'hui encore, elle possédait un corps bien trop fragile, à cause de cela, les personnes qui l'entouraient la manipulé avec précaution, comme si elle était une fragile poupée.
Des images des plaines du Saint Empire Romain Germanique lui apparût et Antanasia se souvient alors des nombreuses promenades à cheval, qu'elle faisait avec sa sœur, est ce que tout ceci pourra un jour redevenir possible ? Pourra-t-elle à nouveau galoper dans l'insouciance avec Svanhilde ? Tandis qu'elle ruminait ses sombres pensées, une nouvelle larme coula et tomba sur le sol. Pendant ce temps-là, des pas résonnèrent dans l'abbaye. Anya ne se retourna pas, restant dans ses prières, qui peut-être s'exauceront dans très peu de temps.


Spoiler:
 

_________________
Antanasia de Devonshire
L'amour peut nous faire souffrir, nous faire pleurer, mais l'amour est surtout la plus belle chose qui vaut d'être vécue. Antanasia de Devonshire, duchesse, épouse et mère. Femme en perdition qui a vécu dans le mensonge. ► hellsangels.
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MessageSujet: Re: Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]   Ven 19 Aoû - 20:40




« Nulle amie ne vaut une soeur. »
Les matinées se ressemblaient toutes. Levée à l’aube même avant pour aider à faire le pain… Mais aujourd’hui, et comme chaque fois, une fois par semaine ma patronne me laissait ma matinée de libre après avoir ouvert la boulangerie pour que j’aille prier. Elle savait à quel point prier était important pour moi, j’espérais que quelqu’un attende mes prières. Ma bonne étoile m’avait abandonnée, elle était partie protéger quelqu’un d’autres. C’était certain … Rien ne me souriait de toute manière, et tout allait mal. J’étais la malheureuse, ma patronne est trop bonne avec moi. Elle m’avait offert un logis, un gîte et un couvert. Et là récemment, elle m’avait offert une robe. Une magnifique robe vert foncés, avec un voile qui va avec. Une robe comme je n’avais plus depuis mon arrivée en Angleterre. J’en prenais soin, c’était ma robe pour les grandes occasions, ma robe du dimanche. J’en prenais grand soin, j’avais peu d’objets de valeurs. Je ne devais pas gâcher ceux que j’avais.

Ma patronne était très compatissante envers moi, c’était une seconde mère pour moi sachant que j’avais peu de souvenirs de la mienne. Elle était toujours là quand j’avais besoin, notamment je me souviendrais toujours la première fois où je m’étais fait jeter du manoir Devonshire devant les yeux de Marianne Foster. Elle avait été là pour me réconforter, et me dire de garder espoir qu’à force Dieu entendrait mes promesses et les réaliseraient. D’après moi, Dieu m’avait bien abandonnée. Je me mis donc cette robe agrémentée d’un fin collier de perles que j’avais fais moi-même, ainsi que du voile que j’avais confectionné pour aller avec la robe. Je laissais mes long cheveux blond lâcher, j’avais pris soin de bien les coiffer. Je n’avais, certes, plus de fortunes mais ce n’était pas pour autant que je ne devais pas être élégante.

Personne dans les rues de Londres ne me reconnaitrait, habituée à être habillée simple et à la limite des guenilles. Habillée comme j’étais, les gens me prendraient surement pour une noble. Une noble à pied… Sur ma route en direction de l'Abbaye de Westminster, je croisais Adrian qui me fit bien sur une remarque sur ma tenue. Je m’arrêtai le saluer, et lui dire que même si cela ne se voyait pas j’étais une grande dame. Non mais que croyait-il … Déjà dés notre rencontre, il m’avait dit « oh toi, tu n’es pas qu’une simple boulangère » j’avais des manières qui ne trompaient pas. Cela donnait tout son charme à la boulangerie, je maniais le pain avec précaution et délicatesse. Certains manier l’épée parfaitement, moi quotidiennement c’était le pain. Je quittais Adrian, il avait du travail et moi j’avais rendez-vous avec l’Abbaye. Un moment après, j’arrivais devant l’Abbaye. Habituellement, j’allais à l’Eglise plus proche des commerces et mieux pour moi. C’était ma sortie de la semaine que m’avais autorisée ma patronne, elle-même croyante. Mais là, je ne savais pas ce qu’il m’avait pris une soudaine envie d’aller voir cet édifice.

Je marchais à pas rapide sur les pierres qui jonchaient le sol et servaient de chemin. J’essayais de ne pas trop faire de bruits. Je poussai les portes de l’abbaye et entra dans le lieu de prières. Une personne était déjà là plongée dans ses prières. Au passage, j’admirais l’architecture de la bâtisse. Que c’était beau ! Les vitraux sur les fenêtres étaient d’une beauté sans pareille. Je n’avais prêté attention à personne jusqu’à présent. Nous n’étions pas du même rang, et ma robe ne faisait pas tout. Je me fis petite et discrète. Elizabeth m’avait rencontrée qu’elle avait eu des problèmes avec une noble dans sa librairie. Les nobles se mélangeaient au grand jamais avec les pauvres sauf peut-être ici. La religion ne prenait pas en compte notre rang social. Au moins, j’avais connu la vie d’une noble et la vie d’une pauvre. Même si je n’en avais pas les moyens, il n’était pas rare que j’offre des morceaux de pains aux mendiants qui logeaient pas loin de la boulangerie. Le monde était fait de misère et de pauvreté. J’avais connu ça moi-même, et je ne souhaitais cela à personne.

Je m’installais sur un banc, croisa les mains, et je fermais les yeux pour prier. Je restais silencieuse et discrète, nous étions dans une Abbaye lieu de culte et de recueillement. Je ne devais pas déranger les autres croyants. L’ambiance était calme et sombre, un petit rayon de soleil passait dans la pièce. Il faisait frais, j’eus des petits frissons comparés à dehors et au soleil qui m’avait réchauffée ou bien à côté du four à pain. Je portais des petites brûlures sur les doigts de mes débuts dans la boulangerie, ce fut laborieux. J’adorais quand mes vêtements étaient imprégnés de l’odeur du pain cuit tout chaud et qui vient à peine de sortir du four. J’en venais même à prier pour que la récolte de blé soit bonne pour que je puisse faire du pain avec la farine. Je priais pour de nombreuses choses, diverses et variées. De nature généreuse, je pensais plus aux autres qu’à moi. Une larme glissa le long de ma joue quand je me mis à penser à mon existence, à ma vie… Quelle vie misérable j’avais. Je gardais le sourire mais rien ne me souriait. Un jour, il fera soleil sur ma vie, mais là des gros nuages étaient là et aucuns coups de vents pour les faire fuir…

Pourvu que le mauvais temps partent…

_________________

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MessageSujet: Re: Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]   Ven 19 Aoû - 22:52



CHAPITRE IICe regard si libérateur.
La prière faisait beaucoup de bien à la Duchesse de Devonshire, elle se sentait mieux et plus forte pour affronter les nouvelles épreuves de la vie. La jeune femme se leva et la fin de sa prière fût accueillît par l’Archevêque de Cantorbéry . Cet homme, protestant comme elle, qui avait annulé les mariages du roi avec Catherine d'Aragon et Anne Boleyn, était devenu un ami au fil des années. Même si Anya avait été au début scandalisé pour sa participation dans l'annulation du mariage de Anne, elle avait vite compris, que l'archevêque n'avait jamais cessé de voir en leur ancienne reine une Muse. Tout deux regrettaient à ce jour la disparition de cette reine, qui aurait pu t'en apporter au culte protestant. Leur conversation ne dura pas longtemps, l'archevêque prît tout de même soin de s'enquérir de sa santé et il la laissa après s'être excusé. La Duchesse savait que le temps de l'archevêque lui était compté, avec toutes ces réformes, l'homme était fort occupé et il n'avait pas le temps pour converser avec des amis, même ceux de longues dates.
Assise sur l'un des bancs, elle leva son regard vers le cœur de cette abbaye si magnifique, bon nombre de personnes gisaient entre ses murs, comme par exemple les parents du roi Henry VIII et ses enfants disparus trop tôt. Avoir ce lieu comme dernière demeure était un privilège, que peu pouvait obtenir.
Azur, tels étaient ses iris qui se posèrent sur les vitraux, contemplant les couleurs multiples qui se reflétaient, grâce aux rayons du soleil, sur le sol dallé de l'abbaye. Telle une petite enfant, elle regarda ce spectacle de couleur, prenant bien soin de ne rien en perdre. Des images de son enfance lui revinrent. Elle dans une magnifique église qui se trouvait très de chez elle. Enfant, elle ne faisait jamais correctement ses prières, préférant contempler les vitraux, comme elle le faisait aujourd'hui.
Une larme perla alors dans le coin de son œil et s'écoula le long de l'une de ses joues blanches.

Attristée par cette enfance si lointaine, elle préféra éloigner son regard des vitraux, elle devait partir, quitter cette abbaye et ce soir, elle demanderait à William si il pouvait avancer leur départ pour Devonshire's House. Sa chère campagne lui manquait, elle voulait respirer l'air libre et goûter à nouveau à une vie tranquille, loin de cette Rose Noire.
La Duchesse de Devonshire se leva alors de son banc et d'un pas léger, elle quitta le cœur de l'Abbaye. Malgré la tristesse qui se trouvait dans le fond de son regard, Antanasia était toujours éblouissante dans sa belle robe, qui respirait le printemps. L'abbaye étant ouverte à tous, elle ne fût pas étonnée de voir de pauvres gens qui venaient recueillir ici la paix de Dieu. Assis sur le sol, ces personnes faisaient peine à voir, Anya n'hésita donc pas une seconde avant de leur donner un peu de son temps et de son argent. Elle se mît alors à leur hauteur et se présenta poliment. Elle leurs posa des questions à propos de leur situation, ainsi que de la santé des enfants. Même si cette famille n'était pas celle qui souffrait le plus du malheur, la jeune femme donna à chacun de ses membres une livre. Une fois son acte accompli, elle les quitta et rangea son argent. Antanasia pensa alors à la servante qui devait l'attendre avec agacement à la sortie de l'abbaye. Voilà aussi une chose qu'elle devait changer, mais William n'accepterait jamais de la laisser seule, surtout avec tous les fourbes et hypocrites qui n'hésiteraient pas à nuire le Duc de Devonshire en s'attaquant à sa femme. Cela Anya en avait conscience et William ne voulait que son bien, même si parfois, il en faisait de trop selon elle.

Antanasia de Devonshire allait pourtant quitter l'Abbaye de Westminster quand soudain, un regard se croisa au sien. Une douce chaleur traversa ses entrailles, la rendant toute chose et l'empêchant de faire quoique ce soit. Ces cheveux si blonds, ce regard tel que le sien, elle le reconnaîtrait entre mille: Svanhilde.
Soudain, Anya se sentît mal, sa tête, face à cette affluence d'émotion se mît à lui tourner et la jeune femme fût prise d'un léger malaise. Cependant toujours sur ses deux jambes grâce à l'intervention d'un prêtre, elle laissa les larmes s'écouler le long de ses joues.
Rien ni personne n'aurait pu prédire un tel événement, mais pourtant Svanhilde était là, à plusieurs mètres d'elle, elle était là alors que pendant toutes ses années, Anya la pensait dans leur pays si lointain. Alors que le prêtre lui demanda si elle se portait bien, la Duchesse de Devonshire lui répondît par l'affirmative et il la laissa. Plusieurs personnes la regardaient curieusement. En effet, son attitude était peu digne d'une duchesse, mais Antanasia en avait cure. En ce moment même, elle n'était plus Anya, ni une duchesse, elle n'était que la jumelle de Svanhilde, cette sœur qu'elle n'avait pas vu depuis tant d'année.
Elle avait tant rêvé de ces retrouvailles, imaginant différentes scènes et se forgeant diverses hypothèses. Mais hélas, ces dernières semblaient n'être que le fruit de son imagination. Svanhilde était vêtue si pauvrement, qu'elle ne devait plus avoir le titre et la richesse des Pretorian.
Figée devant cette constatation, elle avait honte, par sa conduite, Svanhilde avait vécu dans la pauvreté, mais pourquoi une rencontre que maintenant ? Qu'avait-il bien pu se passer ?
Antanasia ne savait pas quoi faire. Svanhilde était là, si proche et même si son cœur lui disait de rejoindre sa sœur, elle ne pouvait bouger ses jambes pour marcher jusqu'à sa sœur.

C'est alors qu'elle sentît une main se poser sur son épaule et qu'une personne l'appela, qu'elle avança jusqu'à sa sœur. Les quelques pas, qu'elle réalisait, lui paraissait être des centaines de miles, mais elle y arriva. Face à Svanhilde. Bientôt on allait commenter dans les rues de Londres l'attitude indigne d'une noble de la Duchesse de Devonshire, puisque cette dernière serra entre ses bras sa jumelle. Tandis que les larmes coulaient toujours, la jeune femme murmura entre deux sanglots :

« Svan. »


_________________
Antanasia de Devonshire
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Dernière édition par Antanasia de Devonshire le Sam 5 Nov - 15:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]   Dim 28 Aoû - 21:13




« Une lueur d'espoir dans mes yeux »
Mes prières m’emmenèrent à repenser à la Rose Noire, la boulangerie aurait pu brûler si le feu s’était propagé. Comment aurais-je fais ? J’aurais été à la rue, encore plus malheureuse que je ne l’étais déjà. Assez de malheur ne s’était pas encore abattue sur moi, je crois. Heureusement, la boulangerie n’avait rien ! Après les vols, le feu mais nous courions droit à notre perte à ce rythme-là. Je veillais au grain, vivant au dessus de la boulangerie alors que mes patrons vivaient une rue plus loin. J’étais comme le chien de garde. Généreuse, je donnais souvent un bout de pain aux enfants qui étaient devant ma boulangerie et aux pauvres gens qui n’avaient rien pour se nourrir. Simon m’énervait, dés que je le voyais s’approcher de la boutique je m’inquiétais, il était malin et il se jouait de moi ! Dés que j’avais le dos tournait, il me volait du pain. La prochaine fois, je l’accueillerais avec mon rouleau à pâtisserie enfin … au début, je le mettais dehors maintenant, presque je fais semblant de ne rien voir. Il faudrait que je pense à faire un marché avec lui, il peut se servir dans la limite du raisonnable dans la boutique lorsqu’il meurt de faim et en contre partie, il protège la boulangerie. De nos jours, il vaut mieux avoir un homme fort à nos côtés. Encore faudrait-il être sur qu’il ne fasse pas partie de la Rose Noire. On ne pouvait se fier à personne, les regards dans la rue le lendemain des attaques de la Rose Noire ne trompaient pas. Tout le monde était coupable, tout le monde était suspect. Si chacun tombait son masque, beaucoup aurait des surprises. C’était cela qui mettait du piment dans nos vies. La boulangerie était tout ce que j’avais, ma maison, mon travail, mon tout.

Dans un sursaut, j’ouvris les yeux et je secouai un peu ma tête. Sans bouger, toujours mains croisaient et tête baissant mon regard bascula vers la droite. Stupéfaite, je levai la tête. Antanasia. Mon dieu, Anya ici devant mes yeux. Mon double, mon autre, ma jumelle là devant mes yeux. Elle était si belle avec ses cheveux bruns. Je me levai subitement quand Anya fut prise de malaise. Même si, je fis le geste pour la rejoindre je restais à ma place. Un prêtre l’empêcha de tomber. Je remarquai que certaines choses ne changeraient jamais. J’étais surprise de la trouver là, je l’avais tellement cherché, tellement de fois je m’étais fais jeter. Je n’étais pas encore parvenue à entrer sur son domaine malgré mes efforts. Antanasia était tellement belle avec sa superbe robe. Je restais immobile, droite, tenant sur mes bottines, je n’osais pas aller vers elle. Elle avait l’air si riche. Antanasia fit quelque pas vers moi si bien qu’elle arriva face à moi. Elle me prit dans ses bras. Je fis des gros yeux, je posai mes mains sur mon dos et mes bras autour d’elle. C’était comme dans un rêve ?!! Etais-je en train de rêver ? Non pourtant, je sentais le doux parfum d’Antanasia et je la touchais, je la serrai contre moi. C’était bien elle, ma jumelle. Je ne réalisais pas encore tout à fait ce qu’il arrivait. Ma vie allait certainement changer, j’avais des tas de choses à lui dire et des tas de choses à lui reprocher. Des tas de questions sans réponses. Pourquoi ? Pourquoi était-elle partie ? C’était de sa faute si j’étais arrivée à cette situation aussi misérable.

De sentir Anya pleurait, je sentis des larmes montaient. J’essayais de me contenir mais impossible, des larmes ruisselaient le long de mes joues. « Anya ». Je me reculais, un grand sourire sur mes lèvres, j’essuyais mes larmes avec la manche de ma robe. J’étais tellement heureuse de la retrouver. « Que fais-tu ici ? J’ai tellement de choses à te dire, à te raconter, à te demander. » Des gens non loin qui priaient me lancèrent un regard noir. Je lui lançais l’un de mes plus beaux sourires, je ne sais pas si j’étais convenable. Comparée à elle, ma plus belle robe était une guenille. « Oh Anya » Je la resserrai dans mes bras, cela me faisait tellement plaisir de la voir ici devant mes yeux. J’avais tellement souffert pour la revoir, j’avais tout perdu pour elle. Je verrai la vie avec un œil nouveau. Je me sentais enfin complète, j’avais retrouvé ma moitié et rien n’y personne ne me l’enlèvera. Je la pris par la main pour l’entrainer dans le petit jardin intérêt qu’il y avait dans l’Abbaye, nous y serions plus tranquille pour parler. Car, nous allions nous faire disputer si nous parlions à l’intérieur de ce lieu saint et sacré. Je poussais difficilement la grosse porte, je franchissais le parvis en tenant la main d’Antanasia. Nous étions dans une cour intérieure que nous avions du traverser pour arriver au lieu de prière. Si on suivait le chemin pavé, nous sortions de l’Abbaye. « Que deviens-tu Anya ? Tu m’as tellement manquée. ». Je la repris dans mes bras. Cela m’avait beaucoup manquée. Elle m’avait beaucoup manquée. J’avais enfin retrouvé ma sœur. J’attendais ce moment depuis tellement de temps. Anya, enfin à mes côtés. Pour toujours.

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Dernière édition par Svanhilde Pretorian le Sam 17 Sep - 20:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]   Sam 3 Sep - 21:42



CHAPITRE IIIRévélation & Doutes
Antanasia ne pouvait le croire, mais pourtant elle était là, sa jumelle qu'elle n'avait point revu depuis trois ans. Aujourd'hui en croisant le regard de cette soeur autrefois perdue, elle se rendait compte à quel point elle s'était sentie disloqué de l'intérieur, mais la voilà, son coeur à nouveau complet et même si les retrouvailles seraient probablement difficiles, Anya savait que sa soeur était là vivante et toute proche d'elle.
La jeune femme regarda sa soeur plus en détail et voilà que quelque chose lui sauta aux yeux, une chose qu'elle n'avait pas remarquée à cause de l'émotion qu'elle avait ressenti face à ces retrouvailles. Une émotion si forte, qu'elle était tombée dans les bras d'un prêtre, qui était venu à son secours. Un comportement peu digne d'une Duchesse, mais quand Anya avait sa soeur sous les yeux, tous les titres et rangs étaient effacés.
Les yeux de la brune laissèrent transparaître la tristesse après les larmes de joie. La tenue de sa soeur lui prouvait que son existence n'était pas si heureuse et cette constatation apportait son lot de question, mais pour cela Antanasia ne savait pas comment s'y prendre. La jeune femme n'était pas idiote, elle savait que si Svanhilde était dans cette situation, c'était par sa faute, à cause de son départ et de son amour pour le Duc de Devonshire. Si elle n'était pas partie, sa jumelle porterait toujours les plus belles robes et elle serait sûrement mariée avec l'homme qu'elle aimait : Joseph de Weisman.
La Duchesse de Devonshire s'en voulait de son égoïsme, elle avait gâché le bonheur de sa sœur en privilégiant le sien. Aujourd'hui, elle ne serait pas étonnée de voir Svanhilde lui en vouloir. En pensant cela, les larmes lui remontèrent aux yeux et s'écoulèrent sur ses joues. Que serait-il advenu de l'avenir des deux jumelles, si elle ne s'était pas enfuie ? Anya se ressassait ces questions, mais voilà, de nouvelles lui vinrent à l'esprit. Pourquoi Svanhilde était ici, alors que dans sa lettre de départ, elle lui annonçait, qu'elle se rendait en Angleterre auprès du Duc ? Pourquoi, ne l'avait-elle pas écrit ou répondu à ses lettres. Tant de questions, sans réponses. Antanasia n'était alors plus sûre de comprendre la situation, des hypothèses, elle en avait, mais elle avait peur de les voir se confirmer et de découvrir la vérité. Cette vérité qui lui ferait si mal et qui éclaterait le bonheur dans lequel, elle vivait.
Entendre Svanhilde prononcer son surnom et de pleurer dans ses bras, ravivait le cœur de la Duchesse de Devonshire. Même si elle savait que cette rencontre bouleverserait sa vie, elle aurait enfin la joie de présenter son enfant à sa chère tante Svanhilde. Tout comme sa jumelle, Anya essuya ses larmes à l'aide d'un mouchoir, qu'elle avait confectionné elle-même, durant sa deuxième grossesse. Svanhilde se mît alors à parler pour lui demander ce qu'elle pouvait bien faire ici et pour lui dire, qu'elle avait beaucoup de choses à lui demander.
Les mots restèrent coincés au fond de la gorge de la brune. Que pouvait-elle bien dire à sa jumelle et qu'est ce que cette dernière attendait comme réponse ? Tout se chamboulait dans l'esprit de la jeune femme, mais heureusement, Svanhilde passa à autre chose et elle l'entraîna dans ses bras. Blottie contre sa sœur, Anya se sentait plus forte, pour affronter la vérité. Svanhilde avait toujours été un modèle pour elle, alors qu'elle était la petite brune fragile et toujours malade, sa jumelle était forte et elle osait, ce qu'elle, elle n'avait jamais fais. Même si elles étaient si semblable, les deux sœurs n'avaient jamais eu le même caractère, Svanhilde était vive et Antanasia effacée. Aujourd'hui, maintenant que leurs vies avaient changé, la Duchesse pouvait se dire avec modestie, qu'elle était devenue plus forte et que sa générosité et son amour, l'aidait à affronter le monde. Anya était devenue forte et plus courageuse, mais qu'en était-il de Svanhilde ? Au vue de sa nouvelle situation financière, la brune se doutait bien, que sa sœur avait affronté mille et un danger, surtout dans les rues de Londres, qui n'étaient pas facile, quand on appartenait au peuple.

Le monde qui entourait les deux jumelles n'étaient pas fais pour engager une longue discussion, en effet, l'Abbaye de Westminster était un lieu de prière et même si Antanasia était connue en ce lieu, l’archevêque de Cantorbéry ne serait pas indulgeant si on venait troubler la paix de ce lieu de culte. Svanhilde prît les devants et attrapa la main de la Duchesse pour l'entraîner dans un petit jardin appartenant à l'abbaye. Dans cet endroit, les deux jeunes femmes seraient tranquilles pour parler, cela rassurait Anya, puisque l'idée de converser dans l'abbaye même ou en dehors lui déplaisait. Surtout, qu'à l'extérieur, se trouvait la fameuse servant, qu'elle avait abandonné. L'endroit était paisible et jolie, cela donnerait une touche plus agréable à la conversation, puisque Antanasia le savait, sa sœur n'apprécierait peut-être pas certaines révélations. Les jumelles se retrouvèrent à nouveau dans les bras, quand Svanhilde posa la question fatidique, qui était de savoir ce que sa sœur devenait.
Son regard azur fixait dans les yeux de sa jumelle, Anya l'entraîna alors vers le regard d'une petite fontaine, assise toutes les deux, elles seraient plus à l'aise et cela donnerait quelques secondes de réflexions à Antanasia, pour qu'elle trouve comment commercer ses révélations. Puis sans qu'elle ne s'en rende, compte, elle baissa son regard, pour mieux admirer ses propres mains et elle commença par son histoire.

« Je préfère te raconter ce qu'il s'est passé depuis mon départ, ainsi, tu auras une meilleure idée de ma vie à ce jour. Commença la jeune femme, avec une voix faible. Comme tu le sais, j'ai quitté le palais du roi François, mais voilà, j'avais peur, si peur de l'avenir qui m'attendait. J'aimais, le Duc de Devonshire, mais j'avais peur que mon amour soit à sens unique. Une fois arrivée en Angleterre, j'ai souffert, on a peint un tableau de moi, qui n'était pas le mien. Mais William était là, à chaque moment, pour me soutenir. Quelques mois plus tard, je suis tombais enceinte et nous nous sommes mariés. Notre fille Agnès est arrivée dans nos vies et chaque instant ne fût que bonheur, sauf quand j'ai perdu mon deuxième enfant il y a maintenant deux mois. Je ne pense pas avoir été aussi brisé qu'à ce moment-là, mais encore une fois, William a été là pour me soutenir et me faire sortir de la tristesse dans laquelle je m'étais enfermée. Anya s'arrêta en un souffle. Maintenant tu connais mon histoire, ou plutôt ma vie pendant ces trois dernières années. Et toi ? Que t'es t-il arrivée ? Pourquoi as-tu quitté la France et pourquoi tu sembles si pauvre ? »

Antanasia jeta un nouveau regard à la tenue de sa sœur et quelques larmes coulèrent le long de ses joues. La honte et la peur de connaître la vérité, l'emportait sur son sentiment de joie d'avoir retrouvé Svanhilde. Un doute apparût alors en elle. Et si William qui était trop protecteur envers elle, avait un rôle important dans cette affaire ?


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MessageSujet: Re: Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]   Sam 10 Sep - 21:13



« Une vie rêvée qui n'est pas la votre. »
Anya était belle si belle avec ses habits de nobles dorés, comparée à ma plus robe je n’étais rien. J’aurais tout fais pour Antanasia, tout. Et même si, j’étais un peu gênée de la situation et honte de ce que j’étais devenue. Je ne regrettais en rien mon acte. Avec Anya, j’avais toujours été une sœur parfaite, une sœur modèle, toujours aussi douce qu’un agneau. Et finalement, ma jumelle avait la vie dont j’avais toujours rêvé et moi … j’étais une petite boulangère, malheureuse comme une pierre, mélancolique, et frôlant la déprime. En vouloir à Anya ? Evidemment que je lui en voulais. Je lui en voulais de ne pas avoir eu de nouvelles, moi je le cherchais mais elle m’avait-elle seulement cherchée ? J’avais tout perdu pour ma jumelle, et visiblement au moins à l’une d’entre nous cela avait bien réussit. C’était en partie de la faute à l’amour que je portais à Anya, si je ne l’avais pas aimée comme une sœur jumelle aime son double je n’aurai eu que faire qu’elle parte subitement et j’aurais été surement dans un autre état aujourd’hui. Voir Antanasia me faisait ouvrir les yeux sur ma condition, des yeux que j’avais trop longtemps fermés, me voilant la face sur ma situation, oubliant d’où je venais, qui j’étais, vivant dans une misère sans fin. En apparence cela ne se voyait peut-être pas, mais j’avais changé. Je m’étais endurcie, Antanasia paraissait être toujours cette jeune fille fragile et malade. Vivre dans la rue, devoir me débrouiller sans un sou … m’avait appris à vivre. Je devais avoir connu d’autres épreuves que celle qu’Anya avait connue. Ce qui avait surement crée un gouffre entre nous. Pouvais-je seulement avoir confiance en elle ?

Certes, j’étais très heureuse de la retrouver c’était inespéré et malgré la rancune, je n’avais jamais cessé de la chercher et de me battre pour elle. Mais il me faudrait un peu de temps pour pardonner et ce dont j’avais le plus besoin c’était de réponses. Mon dieu ! Mais quelle mouche a piqué Antanasia ce jour-là ?! Ce Duc devait plus compter à ses yeux, que moi et notre famille… J’évitais de repenser à tout ça, ça faisait plus de mal que de bien. Mon cœur se serrait, et les larmes me montaient aux yeux à chaque fois. On s’asseyait toutes deux sur les rebords de la fontaine, je ne pu m’empêcher de toucher l’eau qui était très froide malgré les rayons de soleil qui caressait l’eau claire. J’écoutais avec attention ce que ma sœur me racontait. C’était bien la faute de ce duc de Devonshire … Je fus très surprise quand Anya me dit qu’elle avait une petite fille, Agnès. Je n’aimais pas trop le prénom… mais bon, ce n’était pas mon enfant. Un deuxième enfant ? Et bien, Anya était une femme accomplit. Je posais ma main sur la sienne pour la réconforter quand elle me dit qu’elle avait appris son bébé. Aux yeux d’Antanasia, William avait l’air d’être un homme parfait dis donc… aux miens par contre pas du tout. Je restais sans voix, elle avait du être heureuse. Moi aussi j’avais toujours rêvé d’avoir des enfants et voilà qu’Antanasia était maman. Je ne doutais pas un seul instant qu’elle était la meilleure maman au monde. J’hésitais avant de lui raconter mon histoire … Elle était triste et sans intérêt à côté.

    « Moi… euh. Après ton depart, la vie à la Cour devint rapidement ennuyeuse. Je n’avais plus cette joie de vivre que j’avais avant. Tu me manquais Anya, tu me manquais terriblement. J’ai prévenue notre père de ton départ, je n’aurais jamais du. Il t’a considérée comme la honte de la famille. Je me suis jurée de lui prouver le contraire, de lui prouver qu’il se trompait sur toi, que tu avais certainement du avoir une excellente raison pour partir de la sorte. L’amour peut nous faire faire des choses sans raisons n’est-ce pas ? Je regrettais alors de n’avoir pas suivi les cours d’Anglais avec toi. Je me suis embarquée sur un bateau pour Londres. La vie à Londres fut très dure, je n’avais plus de sous moi aussi, notre père m’avait mise dans le même sac que toi. J’ai du me débrouiller, j’ai eu la chance de tomber sur des personnes adorables. Je vécu pendant un temps chez le libraire. Puis, j’ai trouvé un travail à la boulangerie là où je suis actuellement. Je vis au dessus d’ailleurs, sous les toits. J’ai retrouvé ta trace Anta’, cela fait déjà plusieurs mois. Mais je n’ai jamais pu et réussis à t’approcher. »


Je ne voulais pas lui dire de suite, et très franchement mon avis sur son cher époux. Cela serait trop brutal et elle risquerait de le prendre mal. Je devais y aller en douceur. Avais-je bien résumé ? J’aurai peut-être du plus appuyer sur le côté triste de ma vie complètement démolit. Moi aussi, je rêvais d’avoir un mari et une petite fille. Car je me doutais bien qu’Agnès devait être très jolie. Je me surprenais alors, à jalouser cette sœur que je venais de retrouver. Moi ? Qu’avais-je à lui dire que j’étais une petite boulangère que vivait sous les toits. Ma vie n’était pas des plus passionnantes, je savais la pimenter et j’étais bien entourée. Mais ce n’était pas comparable à la vie de la Duchesse de Devonshire. Je n’étais plus le modèle d’Anya désormais, c’était plus elle mon modèle. Je lui en voulais mais au fond de moi, une petite flamme au milieu des éclats de mon cœur brisé avait été ravivée. J’avais du mal à en vouloir à ma sœur, si elle l’aimait d’un amour sincère ce Duc je devais être contente pour elle et la soutenir dans toutes ses épreuves. Ce serait dur de recoller les morceaux, dur mais pas désespéré. Le temps fera son travail, et même si les retrouvailles avec Antanasia allaient certainement changer ma vie ce n’était pas pour autant que je le souhaitais. Ils avaient besoin de moi à la boulangerie et je ne parle pas seulement de mes patrons. Comment ferait Simon pour se nourrir si je n’étais plus là pour qu’il me vole ? J’avais toujours rêvé de porter le statut de duchesse, quelle chance elle avait ma sœur. Mais j’étais certaine que sa vie n’était pas entièrement rose… il y avait forcément un souci quelque part. Le souci devait être le Duc sans nul doute.

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MessageSujet: Re: Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]   Ven 16 Sep - 20:17



CHAPITRE IVS'enfoncer dans un gouffre sans fin.
La joie de retrouver sa sœur perdue s'était bien vite estompée. La réalité venait enfin de se dévoiler et Antanasia ne savait plus que penser, ni croire, ni voir. Elle sentait au fond d'elle même que retrouver sa sœur allait briser sa vie de famille et le bonheur dans lequel elle avait vécu depuis maintenant trois ans. La jeune femme était partie au nom de l'amour, elle avait abandonné sa jumelle, son double, son âme, elle avait abandonné cette partie de son cœur pour s'accrocher à l'amour. La brune avait vite que compris que l'amour ne l'aiderait pas à combler le vide que lui procurait l'éloignement de sa sœur. Aujourd'hui, elle allait devoir concilier son amour pour son mari et sa relation fusionnelle avec sa sœur.
Naïvement, Anya pensait qu'elle arriverait à obtenir les deux obtenir pour elle, les deux personnes qu'elle aimait le plus au monde, même si elle n'avait aucune certitude, elle savait que son mari l'aimait et qu'il ferait tout pour son bonheur.
Cependant, Anya était vite retombée du petit nuage qu'elle avait formé en pensant à une vie nouvelle. Les paroles de Svanhilde eurent l'effet d'un poignard pour elle et au fil des mots, des larmes coulèrent le long de ses joues.
Honteuse, elle aurait aimé fuir cette réalité et ne pas savoir que Svanhilde avait vécu dans la misère pour elle, qu'elle s'était battue dans les rues de Londres et dans ce pays dont elle ne connaissait pas la langue. Svanhilde avait été courageuse, elle avait affronté les Pretorian pour prouver que la brunette, n'avait aucunement déshonoré la famille. Courageuse, oui la blonde l'avait été et pendant ce temps, elle avait été une lâche, fuyant ses responsabilités et sa raison, abandonnant sa sœur, juste pour suivre son cœur. Antanasia n'osait pas regarder sa sœur et encore moins la pauvre robe qu'elle portait. Imaginer Svanhilde boulangère était trop pour elle. C'était loin de tous ce qu'elle avait pensé, trop loin. Depuis trois ans, pour la Duchesse de Devonshire, sa sœur était devenue une dame noble, qui avait épousé l'homme qu'elle aimait et qui aurait aussi des enfants, de beaux enfants comme sa petite Agnès. Elle avait imaginé sa jumelle vivant dans le Saint Empire Romain Germanique, dans une belle demeure aux prairies et forêts verdoyantes. Cette vie, elle l'avait pensé dans un cadre idyllique, qui était tout autre que les rues sales de la ville de Londres.
Les larmes perlaient encore sur les joues de porcelaine de la jeune femme, elle se sentait complètement perdue, maintenant que ses illusions venait d'éclater, elle ne savait plus que penser.
Pourtant, alors qu'elle allait prendre la parole pour se confondre en excuses, une phrase interpella la jolie brune : « J’ai retrouvé ta trace Anta’, cela fait déjà plusieurs mois. Mais je n’ai jamais pu et réussis à t’approcher. ». Éberluée, la jeune femme se demandait pourquoi. Pourquoi n'avait-elle pas pu voir sa sœur alors que cette dernière avait retrouvé sa trace depuis tant de temps ? Pourquoi l'avoir éloigné de sa jumelle alors que la fatalité, l'avait privé d'un enfant et qu'elle était aux portes de la mort ? Qui avait bien pu faire ça ? Tant de questions, dont elle connaissait les réponses, mais ces réponses lui faisaient peur. Le nom le plus logique dans cette affaire, qui lui vint à l'esprit était celui de son mari. Lui seul avait l'autorité sur Devonshire's House, il était l'unique maître de ce domaine et tous les servants lui obéissaient aveuglément. Antanasia se savait surveillée, par peur qu'un homme ne l'approche de trop. Si Svanhilde avait tenté de l'approcher, les servants seraient sûrement au courant et en premier cet indien que William affectionnait tant pour ses services. Cet homme avait sûrement du prévenir le maître des lieux, que la blonde était aux portes du domaine et ainsi, il avait pu prendre des mesures radicales.
Devant une telle constatation, un sillon de larmes dévala les joues de la jeune femme. Trompée, elle l'avait été pendant trois années, alors qu'elle dépérissait de ne point avoir de nouvelles de sa sœur, son mari était au courant de son arrivée à Londres et il les avait éloigné.
En ce même instant, le cœur d'Anya se brisa, elle qui avait accordé son amour et sa confiance à cet homme, elle avait tout sacrifié pour lui, elle lui avait donné une fille et avait presque failli lui donner un héritier. Voilà maintenant que cette confiance se brisait , tout comme son existence dans ce pays. Toutes ces années n'avaient été que illusions et mensonges, rien n'était vrai. Antanasia avait même le malheureux sentiment que William ne l'aimait pas vraiment, après tout, l'homme avait du avoir une vie avant elle et d'après certaines rumeurs sa réputation n'était pas glorieuse par le passé. Pendant tant de temps, elle n'avait voulu croire à ces ragots de couloirs, mais aujourd'hui, elle ne pensait plus qu'aux mensonges de son mari et au mal qu'il lui avait fait. A elle et sa sœur. Sans lui Svanhilde vivrait à ses côtés et convenablement comme une personne de son rang.
Antanasia pleurait toujours et ses larmes alarmaient sa sœur, surtout que la brunette c'était enfermé dans un profond mutisme depuis l'éclatement de la vérité. Elle se mît alors à parler, tandis que les sanglots ne cessaient de l'assaillir.

« Oh Svanhilde je suis tellement désolé pour tout le mal que je t'ai fait et aussi pour avoir été une idiote et croire les belles paroles de mon mari. S'il te plait, répond moi par la vérité, est-ce lui qui t'a éloigné de moi. Je dois savoir la vérité, même si j'ai l'impression de la connaître déjà. »

Antanasia s'arrêta brusquement. Elle avait peur de l'avenir qui l'attendait, un avenir de mensonges auprès de l'homme qu'elle aimait, mais qui d'un côté la dégoûté par ses actes. A cause de la jalousie profonde de William, une vie avait été brisé, celle de Svanhilde et ça, la jeune femme ne pouvait l'admettre, sa sœur n'avait pas mérité un tel destin. C'était Svan qui aurait du briller aux bras d'un mari, pas elle, la naïve Antanasia, parce que oui, elle avait été naïve de partir aussi vite et d'écouter la folle passion qui l’étreignait. Elle aurait mieux fait de réfléchir et de rester dans les grâces de ses parents. Si elle n'avait pas été si idiote, rien de tout cela ne serait arrivé, mais la jeune femme n'aurait pas sa petite Agnès, cet enfant qu'elle aimait tant et pour qui elle ferait tout.
La jolie brune se sentait de nouveau faible, comme par le passé. Elle qui avait remonté la pente après la perte de son fils, elle avait l'impression de rechuter et de s'être enfoncé dans un gouffre sans fin, dont elle ne pourrait plus en sortir. Anya ne savait même pas si elle avait envie de revoir son mari, que dirait-elle ce soir durant le repas ? Pourrait-elle le regarder en face, l'embrasser pour l'accueillir et faire comme si de rien n'était ? En regardant sa sœur, dans les yeux pour la première fois depuis ses constatations, Antanasia avait qu'une seule réponse en tête, plus rien ne serait comme avant.

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MessageSujet: Re: Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]   Dim 30 Oct - 18:03


« Les larmes nous envahirent.»

Je parlais et ma sœur pleurait. J’eus un soupir, je ne voulais pas lui faire du mal mais elle avait voulu que je lui explique… Il était tant qu’elle assume ses actes, mais je voulais la soutenir car je ne lui en voulais pas dans le fond. Si j’avais eu un mouchoir, je lui aurais tendu … Son mari était surement mon pire ennemi, quelle jolie famille nous avions. Les repas de famille seraient explosifs, encore faut-il qu’il y en est… J’étais une tante, Anya ayant une petite fille. J’étais contente pour elle. Moi aussi, je voulais une petite fille, mais il fallait trouver un papa. Je pris sa main, et mis mon autre main sur son épaule pour la réconforter, lui montrer que j’étais là avec elle pour la soutenir.

    « Anya calme toi, s’il te plait ! Ce n’est pas la peine de pleurer ainsi, enfin tu es une Dame. J’ai survécu à toutes ces années au contraire, cela m’a endurcit et m’a rendue plus forte. Je ne regrette rien, alors sèches tes larmes ma sœur. Il ne faut pas pleurer enfin, nous nous sommes retrouvées tu devrais être heureuse. » Je lui lançais un sourire réconfortant, et je lui serrais sa main froide. Néanmoins, je baissais les yeux quand elle me demanda si c’était de la faute de son mari. J’allais lui dire la vérité, mais cela ferait plus de mal que de bien. Mon but n’était pas de retourner Antanasia contre son mari, mais si celui-ci n’était pas tout blanc, si celui-ci était machiavélique ce n’était point ma faute. « Oui. Oui, c’est lui ! Il a du donner des ordres, dés que je m’approchais de votre domaine les servants me jetaient sans aucunes délicatesses. Je n’ai jamais pu passer les portes, alors que tu étais si près. Là ça faisait quelques temps que j’avais abandonné toute entreprise. Je me disais que tu ne voulais plus me voir peut-être alors j’avais arrêté d’insister. »


Je ne regrettais pas ce que j’avais fais pour ma sœur, même si, si j’étais restée seule à la Cour de France ma vie ne serait certainement pas comme ça aujourd’hui. Je serais devenue comme ma sœur, une femme d’un riche duc, j’aurais des enfants et un domaine à gérer. Aujourd’hui, finalement qu’est-ce-que j’avais ? Rien … juste ma vie, et mon cœur. Je n’étais même pas libre même si ma condition n’était pas si lamentable quand même. J’avais des amis, oh ce n’était pas des grandes Dames mais le peuple de Londres n’avait aucun secret pour moi. Je voyais des gens tous les jours, je les aidais au mieux et étais solidaire car nous étions tous dans la même galère. J’étais surnommée la malheureuse, rien ne souriait. Le destin s’acharnait sur moi. Même en ayant retrouvé ma sœur, je me sentais bien j’avais un point en moins et cela me faisait du bien de la revoir et de lui reparler. Cependant, je n’étais pas totalement soulagée. Ce n’était pas des retrouvailles très joyeuses, il fallait l’avouer… J’arrivais dans la vie d’Antanasia avec des mauvaises nouvelles notamment vis-à-vis de son mari. Mais c’était ainsi … Je n’y pouvais rien. J’avais trouvé les portes de la Devonshire’s House closent, William aurait pu m’accueillir à bras ouvert. Il y aurait tout gagné, la reconnaissance et l’amour encore plus fort d’Anya. Il serait passé pour un héros, et là c’était tout le contraire. Je n’en avais que faire, cela faisait plusieurs mois qu’il me traitait comme une moins que rien. Antanasia plongea son regard droit dans le mien, je lui fis un petit sourire. Je regrettais mes paroles si c’était pour détruire la vie de ma sœur.

    Je la pris dans mes bras en lui chuchotant « Ca va aller Anya, je suis là. Je vais t’aider si tu as besoin de quelque chose vis-à-vis de ton mari. Notre rencontre peut rester secrète si cela t’arrange. On peut faire comme si de rien n’était, si cela peut t’aider. Comme tu veux ! Moi personne ne me blâmera de t’avoir revue au contraire. Beaucoup me font la remarque de ne pas me voir assez sourire, et pourtant étant boulangère je fais un effort. »

J’avais un peu peur qu’elle ne souhaite plus me revoir, jamais. Je voulais la revoir, j’aurais du mal à refaire une croix sur Antanasia, j’avais envie de voir son Agnès. Elle devait lui ressemblait. Antanasia était comme un rayon de soleil pour moi, un espoir. Mon cœur se serrait de voir ma sœur dans cette détresse intense, moi aussi des larmes apparurent au coin de mes yeux. Je les séchais bien vite, je devais être forte pour deux vu qu’Anya était toujours aussi sensible. Ca me faisait du mal de la voir ainsi, si mal devant cette lourde vérité. Depuis trop longtemps, elle fermait les yeux sur une réalité douloureuse.

    Dans un sanglot, je lui dis « Je suis sincèrement désolée de t’avoir dis tout ça, je ne voulais pas te faire du mal, ni te faire pleurer… »


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MessageSujet: Re: Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]   Sam 5 Nov - 15:27



CHAPITRE VQuand les excuses succèdent à la vérité.
Antanasia retrouvait la Svanhilde qu'elle avait abandonné il y a voilà maintenant trois années. Cette jumelle perdue, elle la retrouvait en ce moment même, elle pouvait de nouveau sentir son parfum et encore la serrer dans ses bras. Svanhilde la réconfortait de sa tristesse, tristesse provoquait par un mari menteur, qui lui avait pendant trois longues années cachaient que sa sœur était présente à Londres. Anya n'avait pas eu la confirmation, mais elle en était sûre, son instinct lui dictait que c'était la vérité. Sa jumelle la consolait et la brune était heureuse de l'avoir dans un moment pareille, elle lui demandait de sécher ses larmes, mais Antanasia ne pouvait les tarir, la douleur était trop forte. La vérité arriva bien plus vite qu'elle ne l'aurait pensé. La Duchesse de Devonshire découvrit alors que son mari connaissait l'existence de Svanhilde depuis longtemps et qu'il était au courant de sa présence en Angleterre. Anya ne pouvait croire à une telle situation. Svanhilde savait où elle se trouvait depuis tellement de temps, elle avait essayé de la retrouver et avait trouvé l'endroit où elle vivait. La jeune femme apprit aussi que sa sœur avait été rejeté du domaine, comme une moins que rien. Comment William avait-il osé faire cela ? Faire autant de mal à sa propre sœur alors qu'il aurait pu la rendre heureuse en lui présentant sa sœur. Ils auraient pu tous être heureux, comme une famille, mais William avait tout gâché. En faisant cela, il venait de briser son cœur et de ternir l'amour qu'elle lui portait. Mais le pire pour Antanasia était que sa sœur ait pensé qu'elle ne voulait plus la voir. Savoir cela était un déchirement, puisque pour rien au monde, elle ne pourrait ne plus aimer sa sœur. Pendant ces trois dernières années, elle avait tenté de prendre contact avec elle, elle avait envoyé des lettres en France et dans leur maison familiale, dans le Saint Empire Romain Germanique. Et si le manque de résultats qu'elle avait obtenu était le fruit de William et si il avait empêchait ses lettres de parvenir. Avait-il était aussi loin dans cette histoire ? Avait-il cultivé sa peur que sa sœur l'ait abandonné.
Antanasia éclata en sanglot et se serra un peu plus contre sa sœur pour lui prendre un peu de sa force, parce que oui, Svanhilde avait été forte, pour supporter une telle situation et vivre aussi mal pendant trois ans. Si Anya avait été dans un telle situation, jamais elle n'aurait pu y survivre, elle était beaucoup trop faible et fragile pour vivre dans le pauvre Londres. La force de sa sœur, la brune le savait, elle allait en avoir besoin pour affronter son mari.

« Svanhilde, je suis tellement désolé, jamais cela n'aurait du arriver, nous devrions être ensemble à ce jour et tu devrais être marié comme moi et avoir de beaux enfants. Par ma faute, tu as perdu trois années de ma vie. Mais Svan sache que j'ai pensé chaque jour à toi et que pour rien au monde j'aurais voulu ne plus te voir. »

Svanhilde avait perdu trois années de sa vie, mais elle, elle l'avait égoïstement continué en pensant que sa sœur allait bien. Antanasia se sentait honteuse d'avoir rit certains jours, alors que sa jumelle avait été si malheureuse et qu'elle avait du se battre pour vivre. Pendant que Svan travaillait Anya avait mis au monde deux enfants, elle avait participé aux bals, mais même si elle avait été malmené par la cour d'Angleterre, ses problèmes avaient été minimes en comparaison avec ceux de sa sœur. Si tout cela ne s'était pas passé, la brune se demandait bien comment sa sœur aurait pu vivre. Antanasia n'avait aucun doute, la beauté de sa sœur lui aurait permis de se marier avec un homme bien, pourquoi pas le bel ambassadeur qui lui faisait la cour. Avec des si Anya pouvait refaire un monde, mais elle le savait, ce monde ne pouvait être refait, elle ne pouvait pas effacer le fait que sa sœur soit revenu boulangère et qu'elle soit vêtue pauvrement.
Svanhilde voulait l'aider et Antanasia en était heureuse, puisqu'elle le savait, le soutient de sa sœur, elle en aurait besoin. La jeune femme se serra un peu plus contre sa sœur et elle l'écouta parler à nouveau. Mais ces paroles, lui firent peur, Svanhilde lui proposait de cacher leur rencontre, ainsi voulait-elle la laisser à nouveau ? Non cela ne pouvait pas se passer une nouvelle fois, perdre Svanhilde a nouveau la brisera un peu plus qu'elle ne l'était déjà. Elle eut peur un peu plus quand Svan s'excusa de lui avoir fait du mal en lui racontant la vérité.
Anya ne pouvait le croire, comment sa sœur pouvait-elle s'excuser de tout cela, ce n'était pas sa faute, mais celle de William. C'est lui et ses manipulations qui avaient brisé leurs vies, Svanhilde n'avait fait que lui rapporter la vérité et lui avait ouvert les yeux à propos de son mari.

« Svan ne m'abandonne pas à nouveau, je te veux dans ma vie maintenant, je ne veux qui qu'on soit loin l'une de l'autre. Pour William, je ferais ce qu'il faut, ne t'inquiètes pas pour cela. Je t'aime trop pour te perdre encore une fois. Ne t'excuse pas de m'avoir raconté la vérité, il fallait bien que je découvre qui est mon mari. »

Anya sortît un mouchoir de l'une de ses poches et essuya ses larmes avant de tendre le mouchoir à sa sœur, après tout elle en avait autant besoin qu'elle, vu que ses joues étaient elles aussi humides. Maintenant qu'elle avait retrouvé sa sœur, Antanasia se faisait une promesse, elle l'aiderait autant que Svanhilde l'avait aidé par le passé.

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Antanasia de Devonshire
L'amour peut nous faire souffrir, nous faire pleurer, mais l'amour est surtout la plus belle chose qui vaut d'être vécue. Antanasia de Devonshire, duchesse, épouse et mère. Femme en perdition qui a vécu dans le mensonge. ► hellsangels.
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Quand les morceaux de notre coeur se retrouvent ♣ [SVANHILDE]

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