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 Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535

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MessageSujet: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Jeu 22 Déc - 13:56



Joyeux Noël!


Retournons dans le passé, plus particulièrement en décembre 1535, là où la fête était toujours de mise avec la reine Anne. Toujours joyeuse, elle organisait de très belles fêtes au palais de Whitehall.
En ce jour hors du commun, les souverains recevaient de nombreux cadeaux, mais c'était aussi l'occasion de fêter gaiement cet événement.
Le peuple anglais était présent, qu'il soit riche ou pauvre, bien que les pauvres soient peu nombreux et qu'ils avaient été pour la plupart engagé pour faire le service. Les femmes resplendissaient avec leurs couronnes végétales sur la tête. La musique battait son plein, tous étaient heureux.
A ce moment là, le pays était encore en paix, uni et même si quelques complots se tramaient dans les coins sombres, rien ne pouvait entacher cette fête.

♦️ Ce qu'il faut faire :
Tout d'abord, cet évènement est là pour égayer vos vacances, donc il n'y aura pas de violence, il est là pour que vous puissiez vous amuser. Donc suivez le mot d'ordre: amusez vous!
Vous pouvez assister au bal, si vous êtes un noble ou un bourgeois (il est plus facile pour eux d'avoir de beaux vêtements pour une fête au palais), pour les pauvres, vous pouvez très bien faire parties des personnes qui servent, cela vous donnera une bonne raison d'être ici Very Happy

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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Mer 28 Déc - 12:13

"Fêtons ensemble Noël !"


« Noël n'est heureux que pour les enfants et les amoureux. »








Marianne Foster.
Depuis une durée proche d’une petite éternité, Guildford se répétait ce nom, inlassablement, bien qu’il le connût déjà parfaitement de mémoire. Depuis l’instant où le Duc de Devonshire le lui avait révélé, c’était devenu comme une ritournelle amicale, deux mots revenant le saluer dès que son esprit pourtant si occupé trouvait un moment de calme. Il n’y avait pas à dire, chaque consonance avait roulé au sein de sa conscience, au point qu’il trouvât ce patronyme très élégant, phonétiquement parfait. Au fond, l’on pouvait douter de son intérêt réel pour la personne se cachant derrière lui, car il ne savait rien d’autre de cette jeune femme, rien de plus que son nom, un souvenir encore vif d’un visage entraperçu de loin, la grâce de mouvements guerriers. Gui n’avait en rien participé à cette bataille, mais comptait bien porter à son tour un coup d’importance, dans l’ombre, en secret. En traître, comme pourrait le penser certains. En stratège éclairé, selon d’autres.

La fête donnée en l’honneur de la naissance de Jésus, derrière ce pompeux titre, ressemblait à s’y méprendre à toutes les autres réceptions organisées par la Reine Anne, dont le goût prononcé pour la musique, les fastes et les dépenses pharaoniques n’était plus à présenté. L’aspect religieux de cette période de l’année ne devenait rien de plus qu’un prétexte particulièrement honorable pour s’amuser encore plus qu’à l’accoutumée, occasion saisie de bonne grâce par tous les courtisans demeurés à Londres loin de leur famille. La mélancolie due à l’éloignement se verrait effacé par autant de dances et de rires que Whitehall pourrait en abriter en cette froide nuit d’hiver… Que tous ignorent la neige au dehors et les cadavres gelés des miséreux aux coins des rues ! En cette nuit de magie et des festivités, tous les soucis se voyaient remis au lendemain, tandis que les meilleures liqueurs réchauffaient aussi bien les cœurs que les corps. Autour du Lord, tout prêtait à célébrer l’hiver, et lui-même s’était apprêté en conséquence, autant pour éviter le refroidissement que pour faire honneur à son rang : son manteau, rehaussé de fourrure, lui conférait la prestance ténébreuse d’un seigneur du Nord, être brute rompu aux aléas des saisons, plus qu’à son avantage dans l’apprêté des tempêtes incapables de ne serait-ce qu’ébranler le roc qu’il était.


Cependant, son attention n’avait rien de vénale, et ne s’attarda pas plus avant sur les somptueux plats disposés sur les longues tables de chêne, cimetières d’une immense part des espèces d’oiseau de la région, entre cailles rôties, faisans, dindes, et pigeons. Un porcelet à la broche, une belle pomme rouge entre les dents, fixait d’un air vide un cygne immortalisé par les cuisiniers du château, spectacle d’une nature jetée en pâture à l’appétit des hommes ; un spectacle démontrant encore et toujours que les finances d’Henry VIII, quoi que souvent asséchées, pouvaient encore réserver de belles surprises. Mais il en aurait fallu bien plus pour tourner la tête de l’aristocrate, qui continuait son chemin, longeant le rectangle laissé vide à l’intention des danseurs, et où maints couples s’ébattaient, lumineux, souriants. Même les airs chaleureux de l’orchestre ne le dissuadèrent pas de gagner une part un peu plus reculée de la grande salle, là où un homme aux cheveux blancs discutait avec sans doute un échantillon de ses relations à la Cour. Un bourgeois, compte-tenu de ses vêtements, un peu moins empreint d’apparat que ceux des convives plus fortunés. Ce ne serait pas pourtant l’extraction de cette homme, plus basse que celle de Fleming, qui aurait pu nous faire douter de la détermination avec laquelle le britannique accosta le petit groupe.


-Monsieur Foster ? Je suis Lord Guildford Fleming. Pourrais-je solliciter un peu de votre temps afin de vous entretenir d’une affaire de première importance ?

Nous avions beau être un 25 décembre, jour doré où rien n’avait assez d’importance pour vous accaparer plus que l’envie de se divertir jusqu’à l’extase des douze coups de minuit, lui ne songeait qu’à ce cas si préoccupant, ce sujet primordial l’occupant depuis tant de temps déjà. Le fruit de ce labeur devait théoriquement lui revenir dans les instants à venir, et à vrai dire, c’aurait été mentir si nous avions affirmé que nulle once de nervosité ne parcourait chacun de ses nerfs, comme autant d’impulsions électriques le poussant, tout autant que sa volonté, à parvenir à la conclusion de ce qui avait à peine été amorcé par une question, une simple question si lourde de conséquences.

À leur Altesse, Guildford avait apporté une dague au manche serti de pierres précieuses, ainsi qu’une hermine d’un blanc aussi pur que les larmes glacées du ciel, des présents d’un grand prix qui se perdraient dans la masse des autres dons offerts par tous les invités si désireux que leur Roi passe une agréable fin de l’an de grâce 1535. Le noble n’aspirait à aucune faveur, ni à aucun nouveau titre. Non, le seul cadeau qu’il espérerait jamais recevoir en cette nuit de Noël était, tout simplement, la main de dame Marianne Foster.








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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Mer 28 Déc - 15:19



And I go back to December



Si en posant le pied à l'intérieur du palais de Whitehall la jeune Marianne avait été au courant de la nouvelle que lui annoncerait une fois rentrés chez eux, sans doute aurait-elle fait demi-tour sans regret. Au lieu de cela, elle avait pénétré dans la salle où se trouvait déjà bon nombre de nobles et de bourgeois présents pour fêter Noël. Sa conscience naïve ne s'était doutée de rien, décrétant que cette soirée serait placée sous le signe du divertissement et de la détente, bien que la demoiselle ne soit pas enjôlée de passer du temps en compagnie de personne qu'elle n'appréciait pas spécialement. Cependant, elle s'était pliée au souhait de son père de la voir paraître dans ses plus beaux atours devant la haute société. Tant de mal pour la mettre en valeur alors que sa fille désirait simplement être tranquille sur ce point. Avec un peu de chance, le sieur Foster se lasserait de l'attitude de sa descendance et la laisserait se débrouiller seule comme avait su le faire jusqu'à maintenant. Du moins, c'est ce qu'elle espérait.

Une fine couche de neige recouvrait le sol, tandis que des flocons continuaient à tomber lentement parmi le commun des mortels, tels des cristaux de glace venant apporter de la beauté en ce monde rude et sans pitié pour les plus démunis. Du fait du froid de l'extérieur, miss Foster avait revêtue une robe épaisse de couleur bleue claire, faisant ressortir ses yeux de la même couleur. Par-dessus, elle s'était emmitouflée d'une cape aussi blanche que la neige. Quant à ses cheveux, ces derniers étaient retenus grâce à un sert-tête entouré de feuilles et autres fleurs empêchant toute mèche de tomber sur son visage. Quant à son cher père, celui-ci s'était habillé des vêtements les plus riches qu'il possédait. Toutefois, il était inutile de se faire de fausses idées : aux côtés des Nobles, leurs habits ne vaudraient rien.

Abandonnant Richard Foster et sa conversation très animé avec quelques-unes de ses connaissances, la bourgeoise se fit un chemin vers un endroit calme de la pièce, une coupe à la main. Du point où elle se trouvait, elle pouvait parfaitement voir les couples de danseurs. En les observant, Marianne se demanda si avant la fin de la soirée elle se retrouverait sur cette piste. Les seules danses qu'elle avait pratiqué jusqu'à maintenant étaient celles qu'elle avait pu apprendre grâce aux fêtes données de temps à autres au village de Landscape. Là-bas, nul doute que l'ambiance était différente : personne ne se cache derrière de faux semblant et tout le monde est plus détendu. Aucune crainte de faire un faux pas ou de briser une quelconque étiquette. Tout était tellement plus simple !
Ses yeux se baladèrent un peu partout, jusqu'à se poser par hasard sur un homme qui la fixait intensément. Gênée, Marianne tourna le regard et disparut derrière plusieurs groupes discutant à pleine voix de tout et de rien. Le soleil sembla lui sourire lorsqu'elle croisa une jeune femme de Landscape accompagnée de ses parents. Katy Millers n'avait jamais vraiment appartenu au cercle proche de l'anglaise. En effet, elle était le stéréotype même de la fille prête à tout pour se marier avec le premier homme riche qui lui tombera sous la main. Malheureusement pour elle, son attitude la fessait souvent tourner en ridicule, éloignant ainsi tout possible prétendant. De plus, il lui arrivait souvent de se comparer à Marianne : dans un sens, cela la rassurait de voir qu'elle n'était toujours pas mariée alors qu'elle avait cinq ans de plus qu'elle, ce qui avait le don d'agacer la comparée. Toutefois, en ce jour de fête, cette jeune personne pourrait lui servir d'alibi afin qu'on la laisse en paix.

De l'autre côté de la pièce, monsieur Foster discutait toujours en compagnie de ses camarades d'un instant. Plusieurs sujets avaient été abordés : la politique, l'économie du Royaume et autres cancans sur ce qu'on pouvait raconter à la cour, lieux où malheureusement le bourgeois n'avait que peu d'occasion de se rendre. Il venait juste de terminer de prendre la parole lorsqu'un certain Lord Fleming l'aborda. Une affaire de première importance, un jour de Noël ? Ma foi, cela devait vraiment l'être pour qu'il soit essentiel de lui en parler maintenant.


-Bien sûr.
Dit-il simplement en se tournant ensuite vers le reste du groupe. Veuillez m'excuser.

Il s'éloigna par la suite vers un coin un peu plus calme, sachant que son nouvel interlocuteur le suivrait, leur permettant ainsi de parler sans que personne ne vienne les gêner.

-Alors, qu'elle est donc cette affaire dont vous souhaitez me faire part ?

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Dernière édition par Marianne Foster le Mer 28 Déc - 16:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Mer 28 Déc - 16:04



Personne ne l'attendait à York. Des parents décédés quelques années auparavant, aucun frère , aucune soeur. Il n'avait donc pas eu de plus heureuse alternative que de rester avec son lointain cousin, coincé entre la femme revêche de celui ci et leurs filles qui se faisaient un plaisir de l'ignorer royalement. Depuis un an que ce manège durait, il avait eu le temps de s'y habituer, le temps de s'habituer à cette sensation de ne pas être vraiment où il devrait être et de ne pas être comme on voudrait qu'il soit. Mais après tout, ils étaient sa famille, et il préférait presqu'être mal accompagné plutôt que seul le jour de la nativité.

Seul il ne le serait assurément pas! Everett Fane lui avait en effet annoncé de but en blanc que la joyeuse tribu se rendrait au palais. Pendant un long instant, Andrew était resté silencieux puis il avait demandé, tel l'étranger qu'il était " Pour quoi faire?", loin de s'imaginer qu'à Londres on était convié à participer à un bal donné par la reine à chaque Noël. Son cousin s'était difficilement retenu de lever les yeux au ciel devant une telle ignorance et lui avait expliqué en quoi consistait la chose.

Une grimace, c'était la seule réaction qu'Andrew eut en arrivant au palais. D'une tape discrète, Everett lui avait fait comprendre qu'un sourire était de mise . Ensemble ils étaient allés saluer le roi et la reine, se courbant bien bas, l'Esquire avait présenté son cousin au 4e degré comme son prochain héritier. Andrew s'était baissé autant qu'il le pouvait afin de saluer son roi et le souverain avait eu la décence de feindre l'intérêt, la reine un sourire aux lèvres avait hoché la tête. Lorsqu'Andrew et Everett s'étaient éloignés, l'un trainant la patte tandis que l'autre accélérait le pas, la reine s'était penché vers Henry VIII.

Affichant une mine dépitée, le jeune compagnon chirurgien s'était ensuite dirigé vers la nourriture disposée à profusion sur les tables à tréteaux recouvertes de nappes immaculées. Dehors il neigeait mais ici on étouffait presque, lui qui était légèrement agoraphobe ne rêvait que d'une chose, quitter les lieux au plus vite, mais il fallait paraitre, il fallait être là, et au moins en demeurant ici il aurait la certitude de ne pas sentir la solitude peser sur lui.


Ses yeux d'un bleu aussi limpide qu'une source d'eau fraiche et pure naviguèrent entre les tenues chatoyantes des femmes, les chapeaux à la mode des sires et les jambes de tout ce beau monde affairé à danser . Quelle danse? Il n'aurait su le dire, il ne s'était jamais intéressé à ce divertissement ne pouvant malheureusement pas s'y adonner. C'était en tout cas beau à voir, à contempler, et à défaut d'y participer il pouvait admirer les gestes savants, les arabesques, les sourires peints sur les visages des convives


Ceux qui étaient restés sur le côté conversaient à grand train, parmi eux un homme vêtu de noir des pieds à la tête le marqua par la blancheur de sa peau contrastant tant avec ses yeux azur et ses cheveux noir corbeau. Et quel nez!Bien sûr il ne le connaissait pas, il ne connaissait personne d'autre qu'Everett, l'épouse de celui ci et ses filles, mais si il avait été un peu plus renseigné il aurait compris qu'il valait mieux éviter de trop se mêler des affaires de ce gentilhomme tout comme il valait mieux éviter de s'y intéresser. Par chance, Edward n'était pas du genre à chercher à s'introduire dans une conversation qui ne le regardait pas et il détourna bien vite son regard.

Il le posa alors sur une jeune femme aux cheveux légèrement ondulés et aux orbes aussi bleu que celle de l'homme en noir . Justement, elle semblait fixer l'individu marqué par les années qui discutait avec l'inconnu au nez aquilin . Ses lèvres formaient une ligne droite et tout dans son attitude démontrait qu'elle n'avait pas l'esprit à la fête. Les mains derrière le dos, il s'approcha d'elle, avec lenteur, réussissant ainsi à cacher autant qu'il le pouvait la musique déséquilibré produite par ses pas sur le dallage du sol. Arrivé à sa hauteur et la regardant,concentrée qu'elle était sur les deux hommes au loin, il lança:

- Une pièce pour vos pensées damoiselle!

Avec un sourire, il produisit dans sa main le "demi gros" dont il parlait, tout en espérant en son for intérieur qu'elle ne le prendrait pas pour un sombre demeuré.

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Anya ♣ Duchesse de votre coeur


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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Jeu 29 Déc - 21:38



« Chapitre I ♣ Merry Christmas »
Antanasia n'avait jamais été aussi joyeuse qu'en ce jour de Noël, elle avait un mari parfait, une petite fille adorable et bientôt, elle espérait pouvoir donner l'héritier que son époux attendait depuis tant de temps. Aller à Londres n'avait jamais été un fardeau pour elle, même si elle avait du subir les injures de certains nobles sur le fait qu'elle soit tombée enceinte avant son mariage et surtout que celui n'avait jamais été approuvé par sa famille, malgré tout cela, elle aimait la cour. Elle ne pouvait que l'apprécier plus en sachant que la reine du royaume d'Angleterre était Anne Boleyn, une personne qu'elle appréciait tout particulièrement et qui était la marraine de sa fille Agnès. Toutes deux espéraient aussi voir un jour leurs filles respectives devenir amies. Dans ce tableau tout bonnement parfait se trouvait une seule ombre, Svanhilde, sa sœur. Antanasia espérait que là où elle était sa jumelle passait un bon Noël en compagnie de leur famille.
Même si Antanasia se leurrait et que plusieurs mois plus tard elle apprendrait une toute autre vérité, en ce moment même, elle vivait dans cet état d'esprit. La joie était un sentiment qu'elle ressentait toujours, elle aimait son mari, tout comme lui l'aimait. Ce matin même, il lui avait offert un somptueux collier de rubis, qu'elle portait lors de ce bal autour du cou. La Duchesse de Devonshire était radieuse, comme toujours vous me direz, mais là bien plus que toutes les autres fois que vous avez pu la voir. Son visage rayonnait de bonheur et quand on voyait Monsieur de duc, il semblerait que la bonne humeur de sa femme soit communicante. En tout cas, le couple était heureux et aucunes mauvaises intrigues ne pourraient venir troubler la paix qu'ils ressentaient au fond d'eux même.
La Duchesse s'était paraît de ses plus beaux atours, comme toutes les dames présentes ici. Vêtue d'une robe couleur bordeaux, elle bavardait joyeusement avec ses connaissances, allant vers les personnes qui désiraient s'entretenir avec elle, vers les amis qui voulaient la saluer. Tout cela se déroulait sous le regard protecteur de son époux, que tout le monde connaissait pour être jaloux, un peu trop même. Au loin, on pouvait aussi voir un certain Duc de Norfolk, voyant en elle une douce vengeance, mais la bonté et la vertu d'Antanasia la rendait impénétrable.
Au tout début de cette réception, Anya et son époux c'étaient rendus auprès de ses majestés pour leurs offrir des présents pour Noël, comme cela était la coutume. Pour ce genre de cérémonie William avait toujours vu les choses en grand. Voilà ainsi le roi Henry nouveau propriétaire d'un pur sang anglais et de poignards pour la chasse. La reine Anne de son côté allait pouvoir paraître avec une superbe broche fait avec des perles. S'attirer les faveurs du souverain n'était jamais facile et pour cela le Duc de Devonshire était toujours prêt à payer le prix le plus fort pour contenter Henry VIII. Ainsi telle était la politique. Antanasia de son côté était toujours émerveillé par les façons que son mari utilisait pour obtenir ce qu'il voulait.
Quand elle était beaucoup plus jeune, la belle germanique ne s'était jamais préoccupé de la politique, mais aujourd'hui, elle se rendait compte que tout tourné autour de cela, que cela soit une réception pour Noël ou encore un simple petit diné. La politique l'intéressait beaucoup et même si elle ne le montrait pas vraiment à son mari, elle prenait toujours attention à écouter les conversations qu'il avait avec un noble quelconque. Les choses n'étaient pas facile pour elle, surtout avec sa condition de femme, mais avec son mari qui l'aimait profondément, elle savait que tout pouvait être possible.
La musique dans l'air, un verre de vin à la main, Antanasia naviguait toujours de personne en personne, souriant même à ceux qui l'ont critiquer par le passé. Après tout qui pourrait venir gâcher cette fantastique journée ? Personne pardi, les problèmes eux seraient pour plus tard.

_________________
Antanasia de Devonshire
L'amour peut nous faire souffrir, nous faire pleurer, mais l'amour est surtout la plus belle chose qui vaut d'être vécue. Antanasia de Devonshire, duchesse, épouse et mère. Femme en perdition qui a vécu dans le mensonge. ► hellsangels.
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Entre amour et raison, mon coeur balance


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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Ven 30 Déc - 10:32



MERRY CHRISTMAS EVERYONE
La neige possède ce secret de rendre au coeur, en un souffle, la joie naïve que les années lui ont impitoyablement arrachée.
Antonine Maillet


Cela faisait quelques mois qu'elle avait été admise à la Cour d'Angleterre et elle avait encore un peu de mal à s'y habituer. Elle multipliait erreurs et faux pas. Elle qui venait à peine de se faire au protocole et à l'étiquette de la Cour française dont elle était devenue la deuxième princesse la voila propulsée sous les feux de la Cour d'Angleterre qui était très différente de celle de France mais elle faisait de son mieux pour s'acclimater.

En coup de chance, il s'avérait que la Reine Anne Boleyn avait été demoiselle de Compagnie de la Reine de France: Claude de France. Elle savait donc parler français, elle était bilingue. Quand Mary fut arrivée à la Cour, elle a tout de suite été prise sous l'aile de la gentille reine des anglais qui lui apprit la langue anglaise. En quelques mois d'apprentissage, Mary n'avait presque plus rien à apprendre dans toute la finesse de la langue anglaise et elle s'était considérablement rapprochée des courtisans et des domestiques de la demeure royale. Elle était à peu près heureuse mais ce geste du roi qui la fera souffrir durant toute la période où elle logeait au château commençait.
Il refusait qu'on la laisse seule quelques temps et le seul endroit où elle avait un peu près la paix était la chapelle puisque personne saine d'esprit ne commettrait un attentat dans un lieu sacré.


Ce soir, elle avait été invité pour fêter Noël, elle était impatiente d'y aller. Elle s'était vêtue d'une belle robe brune/verte parsemée de petites perles au niveau du col et d'une petite couronne de couleur foncée. Une fois habillée, maquillée, parfumée et coiffée, elle parti à la salle de réception où se donnait le bal de Noël. A son arrivée, le chambellan frappa deux coups par terre de son bâton en or et annonça d'une voix forte:


"MY LORDS, MY LADIES, SON ALTESSE ROYALE: LA PRINCESSE MARY ELEONORE DIANE ABBOT DE FRANCE"

Sur son passage, les courtisans firent des révérences et une fois qu'elle fut arrivée en face du roi et de la reine, elle les salua d'une profonde révérence et dit, dans un anglais parfait bien qu'un brin hésitant:

"vos majestés, joyeux Noël!"

Elle discuta un peu avec eux et échangea quelques mots en français avec la reine Anne. Elle offrit à la Reine un somptueux collier doré avec un énorme rubis rouge et au roi, une magnifique épée dont la poignée et le fourreau était en or, ceux ci la remercièrent chaleureusement de ses magnifiques cadeaux, avant de prendre congé du couple royal.
Elle sembla chercher quelqu'un et sourit quand elle repéra la dite personne:

"Antanasia!"

Elle se dirigea vers la duchesse de Devonshire. Sa meilleure amie qu'elle n'avait pu voir autant qu'elle l'eu désirée semblait plutôt en forme et heureuse de son union avec William de Devonshire et comblée par sa petite fille, Agnès.



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Mash. ○ La princesse aux multiples visages.


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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Sam 7 Jan - 18:38



<< Lucrecia, et sa première fête à la cour, pour Noël >>

Pour la première fois, l'angoisse lui étreignait violemment le ventre, en même temps qu'une brulure incessante lui chatouillait la gorge. Elle avait été convié, à cette fête de Noël, organisée par le Roi & la Reine en personne. Elle ne doutait pas des festivités à venir. Non, aucunement, elle savait que tout serait parfait ; Mets et vins devaient jaillir à merveilles, surement que quelques nobles riaient déjà et sombraient dans leurs orgies divines. Ce n'est pas cela qui l'inquiétait. Loin du monde. C'était autre chose.. de plus subtile. A dire vraie, pour la première fois de toute sa vie, elle doutait d'elle même.
Lucrecia marchait dans les longs couloirs du Château, ses talons résonnant en cadence sur le sol. Ses longs cheveux blonds vénitiens étaient remontés en un haut chignon qu'elle avait épinglé de quelques barrettes. Pour se fondre dans la masse, elle avait bien évidemment à l'aide de sa servante enfilée une robe d'un délicat rouge clair, parsemée de quelques paillettes, et surhaussée d'un corset camouflé sous ses épaisseurs de jupons. Un corset serré jusqu'aux os. Oui, personne ne la remarquerait si elle se tenait correctement. Elle fairait des révérences à merveilles, prononcerait chaque phrases comme si elle l'avait toujours fait, en s'appliquant sur chacun de ses mots. Elle faira preuve d'une réelle intelligence d'esprit.
Et au fond, intelligente, elle l'était... Mais qu'importe.
Sa respiration se ralentit.
Elle s'arrêta donc devant les grandes portes, gardées par deux hommes costauds, et un sourire hautain étira ses lèvres, tandis qu'elle donna un petit rouleau de papier à l'un des gardes.
<< Voici mon invitation. Voyez donc. J'y suis conviée.
- Bien... Entrez princesse, murmura l'un des gardes d'une voix rauque, en laissant entrer la jeune femme, s'inclinant légèrement.>>
Et, submergée par l'excitation, elle poussa d'elle même les lourdes portes, et pénétra dans les festivités qui paraissait si... magiques.


Ses yeux bleu grand ouverts ; Elle enta lentement, scrutant les moindres détails de la gigantesque et vaste salle. Les gens riaient, souriaient, parlaient... quoi de plus normal. Mais, ce qui fut vraiment étrange pour Lucrecia, c'était que pour la première fois, elle ne ressentait aucun dégouts envers ces gens... envers ce qu'ils étaient. Ils ne semblaient pas étaler leurs richesses, du moins pas tous. Elle eût même un moment de réflexion, où elle trouva tous ces gens, finalement, bien sympathiques... Elle ferma les yeux, souriante. L'Angleterre. Tout cela n'avait rien avoi avec la France, et après avoir bien réfléchi, il lui semblait que cet endroit lui plaisait assez...
Moins hésitante, elle frôla les tables, quelques nobles aussi, sans manquer de s'incliner respectueusement devant certaines personnes ; Elle longea les murs, fixa du coin de l'oeil les pauvres qui s'occupaient du service. Même eux semblaient heureux...

Et au bout de quelques minutes, déjà, son gracieux parfum aux fragrances délicates avait embaumé la pièce. Lucrecia s'était déplacé partout, et avait salué tout le monde, ou presque... Son visage se leva, tandis que ses yeux pétillèrent. La reine, majestueuse, splendide. Et le Roi, si divin à ses côtés. Il y avait cet arrière-gout d'amertume à leur égard... à cause de son passé, aux évènements qu'elle avait vécu en France. Il y avait toujours ce sentiment de haine et de dédain pour les bourgeois, et pourtant, son sourire fut sincère.
Elle s'inclina dans une révérence profonde, devant le Roi et la Reine, et la tête légèrement baissée ajouta dans un anglais parfait :

<< Vos majestés, je vous souhaite de belles festivités >>

Et une satisfaction indescriptible se dessina sur son visage livide, tandis que ses mains diaphanes serrèrent les rebords de sa longue robe...
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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Dim 15 Jan - 11:43


Il est des instants, dans la vie d'un homme
Où tout ne tient qu’à un fil, à un mot prêt à tout faire basculer.



N’importe qui, à sa place, aurait été nerveux. Fallait-il tout de même être bien arrogant pour se montrer si confiant en sa bonne fortune, à tel point que son esprit demeurait loin de toute tétanie angoissée ! Admettons-le : comme tout être humain, Gui nourrissait en la partie sombre de son cœur une certaine dose de vanité, concurrençant assez bien son humilité pour ne laisser aucune prise à la peur d’échouer. Monsieur Foster agréerait à sa requête, voilà qui ne faisait aucun doute raisonnable. La chance, le talent, les probabilités, voilà qui n’avait pas de raison d’être évoqué, tant l’évidence s’avérait… Evidente. Il s’agissait du confluent de deux volontés, celle d’un père cherchant à assurer un bel avenir à son unique enfant lorsqu’il ne serait plus, et celle d’un homme désireux de ne plus continuer son chemin seul. Certes, ce beau tableau se voyait noirci dans les coins par des ombres pernicieuses : Richard allait prendre une décision qui ne le concernait pas, et Gui n’éprouvait aucun des sentiments nécessaires à la conception d’un bonheur conjugal pur et idéal. Chacun manœuvrait pour combler ses attentes ; la chance ayant décidé de se montrer magnanime, ils trouveraient un terrain d’entente là où leurs intérêts convergeaient.

Tout en guidant sa nouvelle connaissance jusqu’à l’endroit le plus calme qu’il puisse trouver en pleine réception royale, c’est-à-dire au pied d’une des imposantes fenêtres gothiques donnant sur la cour aux maints flambeaux, l’aristocrate se demanda pour la dernière fois s’il ne désirait pas reculer. Et pour l’ultime fois, il conforta sa résolution en admettant, après un périple intellectuel connu plus que par cœur, qu’aucun argument raisonnable n’avait assez de poids pour le décourager. Il lui fallait une compagne, pour mieux tromper la vigilance du Roi, et mieux se rendre aussi digne de confiance que l’eau dormante. Marianne, quant à elle, s’était révélée, au cours du bref instant où il l’avait découverte, d’apparence bien plus convenable que toutes les gentes dames approchées tantôt. Entre deux maux, choisir le moindre… Et ne reculer devant aucun sacrifice, même celui de son existence future, aussi bien en cette terre que dans l’Autre Monde.

Bâti contre le mur soutenant les épais carreaux, un banc, coincé au sien d’une alcôve, aurait pu les accueillir, mais Fleming se retourna pour faire face au bourgeois sans prendre la peine de s’y intéressé. En homme dont la bravoure n’était plus à démontrer, il ferait sa demande debout, sans avoir besoin de quoi que ce soit de palpable pour le soutenir. Peut-être Foster aurait-il besoin de s’asseoir après avoir entendu ce que Lord désirait lui apprendre, sous le coup du bonheur, de la surprise, ou encore peut-être de l’angoisse bien compréhensible prenant tous les pères à la gorge à l’idée de laisser s’en aller la chair de leur chair, la prunelle de leurs yeux… L’anglais ne s’embarrassait pas d’émotions superficielles, nullement primordiales. La raison dominerait toujours, et sa voix ne trembla pas alors qu’il prononçait des mots pourtant si fatidiques :


-Monsieur, je vous présenterai ma requête sans ambages ni détours.

À cet instant, à leur opposé, si loin et pourtant si proche, l’objet de sa convoitise la plus désintéressée passa, ignorant ce qui se tramait à l’instant même. Le noble la remarqua, sans avoir ne serait-ce qu’à mouvoir son visage d’un infime angle, contemplant durant une inspiration la femme avec laquelle il allait lier irrémédiablement ses jours. Son regard clair vint se planter dans celui de Richard, sérieux, décidé.

-J’ai l’honneur de vous demander la main de votre fille, dame Marianne.

Clac.
Un rouage, quelque part dans l’Histoire, s’enclencha. Des portes se refermèrent à jamais, d’autres s’ouvrirent. Une page se tourna, et une autre suivit, blanche, attendant que le père de la jeune femme y inscrive sa réponse, le départ d’un nouveau chapitre. Gui ne pouvait bien sûr s’en apercevoir ; comme nous tous, il se trouvait balloté par les caprices de l’existence, parvenant de temps à autres à influencer un gouvernail que trop réservé aux Dieux.

Au dehors, la neige recommença à tomber mollement, lent ballet de flocons tournoyant mollement dans l’air de la nuit.
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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Dim 15 Jan - 15:16

Marianne suivi à moitié la conversation entamée par sa compagne d'un instant, son esprit étant beaucoup trop préoccupé par l'inconnu en noir discutant avec son paternel. Jamais elle n'avait rencontré cet homme, même dans ses plus lointains souvenirs. À coup sûr, cet homme ne faisait pas partie du cercle d'ami de Sieur Foster, autrement, sa fille reconnaîtrait cette allure fière et sûr de lui. Il devait somme toute appartenir à la haute noblesse anglaise, à en juger par ses habits nettement plus riches que ceux de son interlocuteur, visiblement troublé. Que lui souhaitait-il ? Et surtout : qu'étaient-ils en train de dire à cet instant ? La demoiselle mourrait l'envie d'en savoir plus, si bien que l'idée de se déplacer et d'aller s'incruster dans leur conversation frôla son esprit de manière malsaine, presque démoniaque. S'initier ainsi dans les affaires des autres était impoli, c'est pourquoi elle s'en abstint et retourna son intention vers Katie, dont le visage avait soudainement prit une expression fort mécontente.

-... m'avez-vous au moins écouté, Marianne ?

-Euh... Non. Je suis désolé, j'étais ailleurs.

-Je vois ça. Hé bien, je vais vous laisser à vos pensées !

Folle de rage que la jeune femme n'ait pas prit au sérieux son affaire si importante, elle tourna les talons et s'enfonça dans la foule des invités, écartant certaines personnes de son passage avec une telle fureur que la plupart des regards se tournèrent vers elle. Encore une fois, Katie Millers avait attiré l'attention, telle une enfant gâtée n'aillant pas ce qu'elle souhaitait. Marianne sourit de façon amusée à cette scène, presque ravie de la voir s'éloigner ainsi.
Cette dernière put de nouveau regarder la scène qui se trouvait non loin d'elle, mais dont elle n'entendait rien, jusqu'à ce qu'un élément vint perturber ses réflexions.

Un jeune homme la surprit en lui adressant la parole, tout en logeant au creux de sa main un objet de métal froid. Un léger sursaut fut sa manière de revenir au monde qui l'entourait. Posant alors son regard clair sur le Demi-gros qu'elle tenait entre ses doigts, pour ensuite le diriger vers le visage du nouveau venu, la bourgeoise prit le temps de choisir soigneusement ses mots, afin de lui faire comprendre que l'on n'arrachait pas les pensées d'une jeune femme comme elle à l'aide d'une simple pièce.


-Vous êtes bien curieux, Monsieur. Je suis cependant navrée de vous décevoir, mais mes pensées n'ont rien de bien captivant.

Doucement, la demoiselle en question remit la pièce dans la main de ce nouvel inconnu. Dans un même mouvement, elle s'approcha légèrement de lui et lui indiqua du regard le duo qu'elle observait dans l'ombre.

-Sauf si vous pouvez m'apprendre quelque chose sur cet homme en noir se trouvant au fond de la salle. Dit-elle, presque dans un murmure.

Chercher à connaître des cancans sur d'autres personnes n'avait jamais été quelque chose que Marianne pratiquait régulièrement. De plus, elle ne connaissait même pas la personne avec qui elle était en train de parler, ni même s'il savait quelque chose sur l'objet de sa curiosité.

L'espace d'une seconde, la fille et le père venaient de croiser leur regard. A partir de cet instant, tout allait changer : dans le meilleur, comme dans le pire.

N'allons pas jusqu'à dire que les dires de Lord Fleming manqua de faire tomber Richard Foster. Pourtant, au fond de lui-même, la demande qui venait de lui être faite dépassait toutes ses attentes, même les plus grandes. Un Lord souhaitait se marier à sa fille ! Un Lord, bigre ! Le noble qui se tenait en face de lui devait certainement possédait des richesses, des terres et que sais-je encore ! Ne pouvait-on pas mieux rêver pour l'avenir de sa progéniture ? Ce mariage pourrait être des plus bénéfiques pour elle, l'éloignant ainsi de la pauvreté qui la guetterait une fois que son père ne serait plus de ce monde. La demoiselle n'y consentirait pas, voyant en cette union le mal incarné. Cela faisait beaucoup trop de temps maintenant que Foster attendait que Marianne accepte une demande en mariage. Son envie d'indépendance avait gagné bien trop de terrain, du moins bien plus qu'il n'en fallait pour une jeune femme. Sans doute le détesterait-elle pour la décision qu'il allait prendre, mais il allait le faire uniquement pour son bien.


-Si je venais à accepter votre demande, aurais-je la certitude que rien de mal n'arriverait à ma fille dans les moindres aspects de sa vie future ?

Il n'y avait rien de pire dans la vie d'un père que de voir son enfant souffrir d'une peine de cœur, de violence et autres horreurs. Il devait s'assurer que cela ne se produirait pas, et c'était là la seule condition ; unique, mais importante.

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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Lun 16 Jan - 10:42

Voilà qu'elle se ferma comme une huitre. Il ne pouvait pas lui en vouloir, il se montrait bien cavalier à aborder une jeune femme sans introduction correcte. C'était du reste sans compter le côté grossier qu'il y avait monnayer les tréfonds de son âme. Les pensées sont parfois bien plus précieuses qu'on ne le soupçonnerait, et jalousement gardées en conséquence. Toutefois, il y avait chez lui ce fâcheux penchant à vouloir tout savoir, et il n'abandonna pas si vite la partie, si mal engagée fut elle!

- Vous mentez. Si celles ci étaient si frivoles , vous n'auriez aucun scrupule à me les dévoilez. J'en déduis donc en conséquences que les matières sur lesquelles vous vous penchez céant sont de la plus grande importance.

Sans tenter de répondre à cela, elle reposa fermement la pièce de monnaie dans sa paume, indiquant qu'elle n'accomplirait aucune transaction . Dommage! Au moment où ,dépité ,il pensait à s'éloigner sans chercher à creuser plus la chose - comprenant qu'il avait affaire à une jeune demoiselle plus têtue que lui- il remarqua que de sa tête elle lui indiquait le groupe qu'il avait observé quelques minutes auparavant.Subrepticement, presque comme si elle ne s'adressait pas réellement à lui, elle marqua tout bas son intérêt pour l'homme au profil d'aigle.

-Hélas, Mademoiselle, je n'aurais pas le plaisir de vous apprendre plus que ce que vous ne savez déjà à son sujet. Cet homme à la mine altière ne peut qu'être de la cour et je ne suis qu'un "débutant" en ces eaux mouvementées, son identité est donc pour moi un profond mystère.
Je vous ai cependant remarqué, la mine sombre, le fixer. J'ai donc pensé que vous vous connaissiez et qu'il n'était pas des plus plaisants à votre égard.Cela semblait plausible étant donné la mine taciturne de celui ci! Comme vous l'avez dit vous même, je suis d'une curiosité un peu trop débordante, j'élabore des théories pendant que d'autres danseraient .


Andrew eut la grâce d'affecter une mine gêné, marquant son sincère repentir. Il n'était pas poli de se montrer intrusif. Mais ne voulant pas se retrouver de nouveau sans compagnie ou personne à qui parler, il resta à ses côtés.

- Il a l'air sérieux comme un pape en tout cas et je me demande bien ce qui les amène à discuter ensemble car de toute évidence, cet homme plus âgé ne fait pas parti de son cercle. A l'oeil nu cela se voit! Leurs attitudes rigides ne sont pas celles de vieilles connaissances! Trouvez vous comme moi le fait qu'ils se soient isolés des autres étrange?! J'ai pu remarquer qu'ici tout était affaires de mondanités, et que plus il y avait de personnes dans la confidence mieux c'était! Peut être alors discutent il d'un complot, de sordides histoires d'argent ou même de mariage.Après tout l'un des deux est assez âgé pour être père et l'autre assez jeune pour ne pas avoir trouver d'épouse.

Ses joues rosirent lorsqu'il comprit qu'il venait de bassiner la jeune femme de propos décousus.Il n'avait pas la conservation brillante de certains courtisans et de toute évidence, elle aurait préféré être tranquille.

-Voulez vous que je vous apporte un verre pour racheter mon incontinence verbale? Vous serez ainsi débarrassée de ma présence pour un moment et le flot de vos pensées pourront reprendre leur cours tranquillement! Puis après cela je vous laisserais en paix si vous le désirez.


Dernière édition par Andrew Fane le Mer 18 Jan - 18:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Lun 16 Jan - 21:04





Fêtons ensemble Noël
« Noël n’est pas un jour ni une saison, c’est un état d’esprit. »






Le mois de décembre avait apporté avec lui son lot de froid et de neige. Morgan était amusé de voir si peu de différences entre son pays natal et l’Angleterre. Assis à une table, le Français rédigeait quelques lettres. Deux pour être précis. La première à sa famille, leur expliquant son choix et sa nouvelle vie. Et la seconde beaucoup plus brève. Cette dernière était destinée au seul serviteur lettré du domaine de sa famille. Morgan n’avait pu prendre énormément d’argent avec lui et il avait besoin de l’argent qu’il avait laissé dans son ancien chez lui. Il termina à peine sa lettre quand la porte du bureau dans lequel il était installé s’ouvrit. C’était Arthur Godalming, son ami anglais et maitre des lieux. Morgan n’avait pas encore trouvé un logement décent et sans argent c’était aussi très compliqué. Alors que la fin de l’après midi approchait, un messager de la cour avait fait le déplacement jusqu’au manoir de lord Godalming. Il s’agissait d’une invitation personnelle de la part du roi pour fêter noël, la nuit où Jésus avait été mis au monde. Arthur s’excusa de déranger le Français et lui expliqua alors qu’ils allaient passer la soirée au château à deux. Morgan ne comprit pas vraiment comment il pouvait être invité, le roi Henry VIII ne connaissait même pas l’existence du Français. Arthur avoua alors que Morgan serait son invité. Ce dernier se leva, très gêné du geste et de la connotation des paroles prononcées par l’anglais. A ce genre de soirée, on y invite une femme, pas un homme. Cela pourrait porter à confusion, être mal interprété et vu, et Morgan, très croyant, ne souhaitait aucunement être excommunié pour ce genre de vice. Arthur se mit à rire et rassura son ami que rien de tel ne se produirait. Et il ajouta que de toute façon il n’avait pas le choix. Morgan sortit du bureau avec son ami et ce dernier lui proposa de prendre un bain avant d’y aller.

Morgan suivit le conseil de son ami et alla dans la salle où se trouvait la baignoire. Les serviteurs firent chauffer de l’eau et une fois la baignoire remplie, il leur demanda de sortir. Le Français se déshabilla et entra dans l’eau brulante. Une sensation de bien être se rependit dans tout son corps. Il se détendit complètement, ne pensant pas aux mondanités qui l’attendaient d’ici quelques heures. Morgan ferma les yeux, se sentant prêt à dormir et commença alors à fredonner une musique de Bretagne. Le temps passa à une vitesse affolante et Morgan dut se dépêcher d finir sa toilette. En se séchant, il se demanda quelle tenue il pourrait mettre. Il n’avait pas de tenue pour ce genre de réception. Quand il entra dans sa chambre, il fut surpris de voir de magnifiques vêtements pourpres et bruns. Très certainement des vêtements d’Arthur qui les lui prêtait pour une soirée. Faisant la même taille et ayant le même gabarit, les vêtements allèrent comme un gant à Morgan. Le Français rejoignit alors son ami anglais qui lui abordait de beaux vêtements couleur bleue nuit, une couleur qui allait à ravir. Arthur tenait également une boîte, un présent pour la famille royale. Les deux hommes sortirent du manoir, deux chevaux étaient déjà sellés, prêts à partir. Aucune calèche. Morgan en conclut que la mère d’Arthur ne participerait pas au banquet. Sans essayer d’en savoir plus, le Français monta sur le cheval gris souris que lui tenait un valet. L’alezan était le cheval d’Arthur.

Ils se mirent alors à galoper en direction du château royal. Le palais n’était pas très loin du manoir des Godalming. En moins de vingt minutes, ils se retrouvèrent face aux grandes portes magnifiquement ornées. Les portes du palais. Ils mirent pied à terre et Arthur montra son invitation. Le garde regarda Morgan, attendant son laissez-passer. Arthur expliqua alors qu’il était son invité et la bienséance exigeait de ne jamais se rendre à une réception, laissant ses invités seuls. Le garda acquiesça et laissa les deux hommes entraient. Morgan et Arthur étaient émerveillés par la beauté du palais. Aucun des deux n’aurait un jour assez d’argent pour avoir une telle décoration. Ils entrèrent alors dans la petite queue où les invités présentaient leurs hommages au roi et à la reine. Morgan les regarda que très furtivement. Il n’est jamais conseillé de regarder un membre de la famille royale dans les yeux, quelque soit le pays. Et Henry était connu pour son tempérament irascible. Morgan et Arthur attendaient silencieusement quand une voix familières aux oreilles d Morgan retentit dans la salle. Le cœur du jeune homme ne fit qu’un bond dans sa poitrine. Etait ce… Il essaya de se mettre discrètement sur la pointe des pieds mais il n’aperçut qu’une chevelure d’or. Ne lâchant pas son regard, Morgan attendait que la jeune femme se relève. Quand ce fut le cas et qu’il eut vu son visage, le cœur de Morgan s’accéléra d’autant plus. C’était elle… Lucrecia. Une des rares Françaises à lui avoir volé son cœur pour le briser en mille morceaux par la suite. Le Français ne se voyait vraiment pas passer la soirée à l’éviter ou même pire, de lui parler. Mais la file avança et ce fut à leur tour de s’agenouiller devant le roi et la reine. Arthur donna alors la boite contenant le présent et présenta alors Morgan au roi. Une fois la corvée terminée, Arthur et Morgan allèrent se servir au buffet. Le Français se surprit à chercher la jeune femme du regard. Et une fois trouvée, il ne pouvait le détacher d’elle. Sa chevelure, ses yeux, son visage… Elle était toujours aussi belle, exactement comme dans ses souvenirs. Quand son regard croisa celui de la belle demoiselle, Morgan déglutit et se retourna précipitamment et maladroitement vers Arthur.


    « Faites comme si vous me parliez Arthur. Vite ! »

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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Mar 17 Jan - 16:59


Elle se redressa doucement, ses mèches blondes et rebelles s’échappant de son chignon, et lui caressant doucement le creux de joues. Puis, elle lâcha les rebords de sa robe pourpre, s’inclinant une seconde et dernière fois avant de faire d’un air hautain volteface.

Lucrecia se dirigea dans un coin de la salle, en respirant doucement, sa petite poitrine se gonflant légèrement à chacune de ses respirations. Quelques nobles l’interpellèrent et elle leur répondait avec grâce, en tournant discrètement le visage, agacée. Il y avait toujours cet air énervée dans ses traits tout aussi froid que délicat, quand elle parlait à des bourgeois. A ce môment même, elle semblait monstrueusement pensive, si bien que quand elle regardait le plafond, elle semblait presque… gentille.
En ce court instant, oui, son air manipulateur avait disparu. Pour cette soirée, et seulement cette soirée était-elle en train de penser, rêveuse, avant qu’une femme la bouscule. Elle imaginait son visage délicat, tendre, qui semblait ailleurs, et cela la répugna fortement. Elle se retourna d’ailleurs furieusement, les sourcils froncés, et ses lèvres se mouvèrent sauvagement. Les gens ne pouvaient deviner ce qu’elle disait, mais il y avait quelque chose de comique dans ce geste.. Indescriptible. Elle parlait à celle qui l'avait sorti de sa rêverie. Au fond, elle lui avait rendu service.. soit.. L’autre femme s’en alla par la suite sans mots. Et, Lucrecia, avant de soupirer s’éloigna elle aussi, détachant discrètement ses cheveux blonds vénitiens.

Dans l’obscurité, une ombre noir cachant son visage, elle resta adossée contre un mur de la salle, au fond, son regard fourbe détaillant chaque détailles de la pièce, chaque personne. Et soudainement, elle l’entendit. Elle entendit cette voix masculine.. qu’elle aimait tant. Elle releva alors subitement la tête, les membres déjà crispés, elle le chercha. Elle le chercha du regard, pour confirmer son présentiment, pour confirmer ce qu’elle pensait.. Et, Lucrecia le vit… Et elle n’eut pas le temps de le détailler, que son regard croisa le sien. Elle sembla soudainement se décomposer, incapable de dire mots…
Les souvenirs resurgissaient. Morgan.. Cet homme qu’elle avait manipulé pour éviter un mariage arrangé.. Cet homme qu’elle avait brisé. Et cet homme, dont elle en était finalement tombée amoureuse… Elle l’avait détruit. Et cela, pour une fois, ne lui avait apporté aucune satisfaction..


Le passé revenait à elle, les remords. Et.. les larmes ? Celles que personne n’avait jamais vu, même pas lui. Il était le seul qui l’avait un jour connu sensible, mais un court instant.. car il était parti. Elle détestait se sentir ainsi. Elle le regarda dans les yeux, longuement, jusqu’à qu’il dévie son propre regard.. Elle baissa ses yeux bleus. Qu’était-elle en train de faire ? Se rabaissait-elle devant un homme qu’elle avait aimé.. et qu’elle aimait peut-être encore ? Est-ce que le mot « aimer » faisait-il vraiment parti de son langage ? Non. Bien sûr que non. Cette histoire semblait close.. Et ne devait en aucun cas refaire surface. Elle décida se ressaisir, toussota, releva la tête haute, et commença à marcher d’un air hautain. Tandis qu’elle se faisait un passage, ses cheveux blonds frappant contre le creux de ses Reims, les gens s’écartaient. Elle arriva, derrière lui, et s’arrêta… Elle murmura d’une voix troublante, dans un Français parfait :

<< Tient.. Que vois-je... Morgan… >>

Il y avait une petite hésitation au creux de sa gorge, qu'elle camoufla pourtant à merveilles...
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MessageSujet: Re: Fêtons ensemble Noël ! ▬ 25 décembre 1535   Dim 12 Fév - 18:27

(c) mabelalexa

« I promise. »


Je ferai d’elle la plus honnête femme
Qui puisse épouser un homme malhonnête.





Certes, la partie n’avait jamais vraiment été serrée, ni même soumise au risque d’échouer. Même sans connaître parfaitement les tréfonds de la nature humaine, parier sur l’obtention de l’accord de Foster n’aurait point été de la folie, loin de là ! Pourtant, Guildford dut reconnaître qu’il respira un peu plus aisément en sentant l’absence de réticence de la part de son futur beau-père. Après tout, il avait approché tant de jeunes femmes, que leurs pères auraient parées de superbes dotes et de somptueuses robes de mariées pour mieux les laisser quitter leur foyer, sans une once de regret, sans plus y songer, comme une bonne chose de faite… À chaque fois la même déception stérile, la même sensation d’être en face d’un être ne correspondant à rien à sa façon de vivre, de se comporter, à ses attentes, à ses plans… Et puis il y avait eu Marianne, et ces longues recherches avaient pris fin, non pas sans un certain soulagement, d’enfin avoir trouvé quelqu’un. Au fond, c’était ce que tout être humain ressentait en rencontrant celui ou celle avec qui il ou elle comptait convoler : te voilà enfin. Je t’ai trouvé€, et je ne te laisserai plus repartir. Car à présent, je sais que j’ai la chance de ne plus finir tout ça seul. Bien sûr, Guildford avait sa sœur, ses projets, de bien lourds souvenirs et de sombres défauts l’arrêtant au simple constat de sa préférence pour cette bourgeoise surprise dans les bois, une épée à la main, se battant comme un homme dans le secret. Elle s’avérait bien plus convenable à ses yeux que toutes les autres aristocrates, à cause d’un je-ne-sais quoi qui ne se décrivait pas. Tout se résumait ainsi, et pourtant, c’était déjà beaucoup.

Hochant gravement la tête à la question de Richard, le Lord se vit terminer la dernière ligne droite, pour entamer les ultimes étapes d’une union arrangée, à savoir toute la paperasse nécessaire et aux divers accords protocolaires entre deux familles sur le point de se réunir en une seule. Des signatures, des promesses, l’honneur mis en jeu, une sorte de cérémonie avant la cérémonie, des mensonges aussi, peut-être, car enfin, sans amour, le mariage n’est-il pas qu’une faste fumisterie sans avenir ? Fleming avait craint d’avoir à finalement se contenter d’une femme avec il n’avait aucune inclination, mais au fond, ce qu’il s’apprêtait à faire n’avait éventuellement pas plus de sens que cela. Tromper le Roi, voilà la finalité de tout ceci. Alors lorsqu’on lui demanda s’il n’adviendrait rien de dramatique à sa fiancée, l’anglais aurait mieux fait de fuir, de nier, de ne pas commettre un tel crime. À ne songer qu’à son pays et à son peuple, Gui allait sacrifier tant d’existences, la sienne en tout premier lieu, celle de sa promise en second, ainsi que tous les gens leur étant chers à tous deux, et qui ne manqueraient pas d’être attristés par la chute du masque cachant la triste réalité : tout ceci n’était rien de plus qu’un château bâti sur des fondations de sable. Par courage ou par folie, le noble scella leur destin commun avec autant de facilité qu’il aurait paraphé une missive.


-Vous aurez tout le loisir d’apprécier l’étendue de mes ressources financière lors d’une visite en mon manoir. Je vous y ferai présenter l’état de mes terres, et l’étendue de mes biens en présence d’un magistrat qui attestera de ma bonne foi.

Une histoire d’argent, de compromis, de preuves plus que de convaincre sincèrement son interlocuteur. À croire que tout pouvait s’acheter ou se justifier avec de simples bouts de papier, et des intentions plus ou moins clairement exposées. Je veux, je peux, donc j’obtiens. Cela me revient presque de droit, et cela t’enchante. Qu’y avait-il à redire à cela ? Foster avait raison, jamais une autre occasion pareille ne se représenterait. Marianne souhaiterait sans doute qu’elle n’ait jamais vu le jour.

Sentant que son propos devenait bien protocolaire, Fleming se permit un léger sourire se voulant compatissant, à l’écoute de ce père attentif aux besoins de la chair de sa chair, du moins ceux qu’il lui supputait.


-Je vous donne ma parole, Monsieur, que je traiterai votre fille avec tous les égards qui lui seront dus, en tant que Lady, et mon épouse.

Voilà qui alliait les deux souhaits du bourgeois : une situation sécurisante pour son enfant, et un gentil mari respectueux, et éventuellement –quelle chance !- tendre. Il ne s’agissait que d’un demi-mensonge, car le sang bleu s’avérait être quelqu’un tenant ses promesses avec honorabilité. Mais cela demeurait tout de même une demie-vérité, ce qui entachait toute cette démarche du sceau de l’impardonnable.
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