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 [DEFI] - La chance n'est pas toujours au rendez-vous avec Thomas & Georgiana (en cours)

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MessageSujet: [DEFI] - La chance n'est pas toujours au rendez-vous avec Thomas & Georgiana (en cours)   Sam 28 Jan - 22:00






La chance n'est pas toujours au rendez-vous.

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La noblesse n'a pas pour habitude d'être aimable, surtout quand celle-ci est égoïste. La noblesse est clinquante et veut montrer son faste, pour mieux attirer les regards et aussi pour mieux dégoûter les personnes qui ne peuvent posséder la richesse. Georgiana Leyburn était l'une de ces personnes, elle aimait se parer de ses plus beaux atours, les exposants à qui voulait bien les voir pour mieux jalouser son monde. Ainsi elle était la plus fidèle représente de cette noblesse.
La noblesse se promenait alors dans les rues de Londres, chargeant ses serviteurs de paquets en tout genre et se moquant des quelques bourgeoises qui portaient des robes de seconde main. Mais voilà, il fallut qu'un homme passa par là en courant et qu'il renversa sans le couloir l'un des servants de la noble. Oh mon Dieu quel scandale ! Pourquoi Thomas Cram a-t-il eut le malheur de mettre en colère la Marquise Leyburn. Celle-ci commençait déjà à montrer un visage remplit de fureur. La tigresse Georgiana est donc de sortie, Thomas Cram va-t-il s'en sortir ?

CONSEILS ♦
Voilà votre situation, comme tu as pu le voir Thomas tu as eu le malheur de froisser la très capricieuse Georgiana Leyburn. Elle est noble est donc se croit tout permis par rapport à toi, tu vas donc devoir tout faire pour calmer la furie. Thomas étant donné que tu es la cause de l'incident tu commenceras le RP et Georgiana. Si vous souhaitez une intervention du PNJ n'hésitez pas à me le faire savoir. Bon RP !




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MessageSujet: Re: [DEFI] - La chance n'est pas toujours au rendez-vous avec Thomas & Georgiana (en cours)   Dim 29 Jan - 18:52

(c) tumblr


ஜ Thomas & Georgiana ஜ
Tout était prévu...! Sauf cet imprévu.




Orage, Ô désespoir.
Le pas rapide de Thomas, aussi preste qu’il le désirait, et le menant dans une direction choisie au hasard mais que rien ne l’empêchait de prendre, ne suffisait à lui ôter cette impression déplaisante d’avoir été floué, volé, privé de ce qui lui revenait de droit. À chaque fois qu’il y repensait, le goût amer d’une lointaine rancœur menaçait de donner à son si fin visage une expression mécontente, ce qui lui arrivait très peu souvent. Non pas que son calme soit ébranlé, car tout demeurait sous contrôle, et il ne s’en sortait pas si mal, en fin de compte. Mais bon sang ce que ceux continuant de lutter alors que le glas venait de sonner pour eux pouvaient se montrer aussi pathétiques qu’irritants.

À plusieurs rues de là, l’anglais venait de quitter par la petite porte une bien triste scène : une jeune femme aux prises avec les soldats du Roi, venant d’être arrêtée pour recel et trafic d’objets jugés hérétiques par notre bonne Mère l’Eglise. Jusque là, rien de plus classique, une affaire rondement menée par ses soins, et à la conclusion de laquelle le chasseur avait assisté en retrait, laissant les gens d’armes procéder. Seulement cette demoiselle se connaissait un frère, lui-même fort pourvus en amis de bonne volonté, tous très mécontents et immensément opposés à la mise en examen de ladite interpellée. C’était à partir de là que la réalité avait commencé à dévier du plan initialement prévu, chose qui survenait également rarement, a fortiori lorsque le plan venait de Cram. La rixe entre les sujets et les soldats avait éclaté, et bien que l’arrivée très probable d’une patrouille en renfort suffît à renseigner sur l’issue du combat, Thomas avait préféré s’éclipser, mettant el plus de distance possible entre lui et l’équipée de brutes qui auraient été sans doute heureuses de lui mettre la main dessus. Courage fuyons, comme on dit. Lui, lâche ? Non, juste prudent. Très prudent. Assez pour admettre que son rôle s’était arrêté lorsque les soldats avaient frappé à la porte de la hors-la-loi. Et qu’à présent, c’était à ces derniers de remplir leur mission.

Ce qui menaçait le plus de le frustrer n’était non pas la crainte d’être rattrapé par d’éventuels poursuivants, ça n’ait pas fonctionné comme prévu. Ou plutôt qu’un insolent grain de sable ait tenté de briser la machinerie parfaite de sa logique implacable. Enfin, les dès avaient été jetés ! Le sort l’avait fait grand architecte d’une nouvelle réussite, et cet inconnu, ce rien du tout, grand perdant. La moindre des politesses aurait été que cet homme baisse la tête et accepte sans un mot son châtiment, lui qui avait été trop sot pour protéger correctement sa sœur bien-aimée. Orage en son humeur, bien que le désespoir soit bien loin d’être envisageable : son objectif avait été atteint, voilà ce qui demeurerait.

Désespoir ? Tournez cela en des espoirs. Ce soir, sa prime serait touchée, suivie par d’autres versements lorsqu’il aurait fini de démanteler ce risible réseau de mécréants de piètre envergure, ce qu’il aurait tôt fait de conclure. Se savoir à l’abri du besoin durant quelques temps, loin d’attiser un quelconque appétit de l’or, calma le britannique pour qui l’aspect matériel de l’existence paraissait essentiel. Au fond, l’incident ne perturberait en rien ses autres projets. Il ne s’agissait que d’une minuscule tâche au tableau, un simple mauvais souvenir à balayer comme le vent aurait emporté des feuilles mortes. Et comme pour mettre un point final à cette irrégularité du destin, notre traqueur tourna la tête pour mieux vérifier que derrière lui, nul malandrin n’accourait, tout en entrant dans le huitième croisement consécutif de rues depuis son départ précipité du lieu du pugilat. Ce qui, comme de bien entendu, l’empêcha de voir la soubrette qui venait dans le même temps de lui couper la route, et contre laquelle il butta, créant ainsi le second évènement que Thomas n’avait pas prévu en cette journée décidément très capricieuse.

Faisant montre de réflexes des plus aiguisés, ce dernier en revint à ce qui se passait devant lui, analysa la situation en une fraction de seconde et eut la prestance de retenir l’infortunée demoiselle par les avant-bras, lui évitant de ce fait une douloureuse chute, bénéfice dont ne profitèrent point les paquets qu’elle transportait. Le bourgeois ne prolongea pas plus que nécessaire leur contact physique, éloignant lentement ses mains de la servante comme pour parer à toute nouvelle perte d’équilibre de sa part.


-Mes excuses, miss, riposta-t-il dans la seconde, tablant sur le fait qu’une bienséance placée du tac-au-tac évitait bien des montées de vitupérations.

Son interlocutrice piqua un fard, que Cram mit une poignée d’instants à interpréter. Il était vrai qu’il l’avait saisie un peu cavalièrement, et que son charme opérant la plupart du temps sans qu’il lui en ait donné l’ordre, la demoiselle pouvait très bien éprouver une gêne innocente suite à cette rencontre aussi subite que marquante. Hypothèse rapidement annulée par une autre, alors qu’il remarquait que le regard de la camériste ne le fixait pas lui, mais quelque chose-ou quelqu’un- dans son dos, raison évidente à ses rougeurs. Pivotant, Thomas obtint donc le fin mot de l’histoire : une noble à l’air courroucé au possible, le toisant avec une froideur mêlée de vexation absolument évidente. L’esprit du jeune homme fit le lien à la vitesse de l’éclair entre les différents éléments disparates à sa portée : des paquets tombés, portés tantôt par une servante aux ordres d’une bien née à qui cette dégringolade n’avait pas du tout plu. Et de laquelle il se trouvait responsable. La sang bleu tout comme le bourgeois pourraient se plaindre avec raison des facéties de l’adversité ! Mais ce point commun serait noté ultérieurement, tant il paraissait clair qu’il fallait avancer un pion afin de désamorcer autant que possible le flux de sarcasmes qui menaçait de le noyer.


-Madame, je suis profondément navré de ma maladresse, avança Thomas en exécutant un pas timide en direction de la riche anonyme, un air contrit pas point obséquieux teintant ses yeux d’une demande d’excuses penaude.

Tout se trouvait dans la subtile nuance. Ni trop, ni trop peu. Rester là à se justifier ne le gênait pas, mais n’avait au fond qu’un intérêt plus que mineur. Efficacité, toujours.



(c) tumblr

Une part de son intellect, celle coutumière des réactions humaines, lui assura avec une certitude docte que cette femme n’allait en rien en demeurer là, option pourvue d’une probabilité notable d’après ses rapides calculs. Regard méchant, lèvres pincées, respiration saccadée, poitrine remontée sous la colère. La tempête s’annonçait rude. Pourquoi alors Thomas ne se sentait-il même pas désolé pour elle ? Qu’aucune once de compassion ou de sincérité ne parvenait à émailler son attitude ? Peut-être était-ce parce qu’il connaît d’ores et déjà ce qui allait advenir. Et que cette absence d’imprévu, aussi ténue soit-elle, le rendait flegmatique comme à l’ordinaire, certain de pouvoir s’en tirer sans trop de mal.
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MessageSujet: Re: [DEFI] - La chance n'est pas toujours au rendez-vous avec Thomas & Georgiana (en cours)   Mar 7 Fév - 14:32

Georgiana Leyburn n'avait jamais été une femme tolérante. Oh que non, elle était même la personne la plus détestable qu'on puisse croiser, à moins que l'on soit l'un de ses proches amis. Une servante qui lui préparait mal son petit déjeuner, elle la faisait renvoyer, une autre qui ne rangeait par correctement ses produits de beauté, elle se voyait remercier. Ainsi les serviteurs chez les Leyburn et surtout ceux au service de la plantureuse Georgiana ne restait pas bien longtemps. La blonde préférait nettement son petit confort à celui de ses gens. Bien sûr, ils avaient un toit, ils étaient payés, mais si elle devait les faire appeler au beau milieux de la nuit, pour une sable tasse de thé, elle le ferait. Un vrai tyran et une femme perfectionniste, voilà ce qu'elle était. La marquise désirait toujours que tout soit parfait, pour son meilleur et pour le pire de ses serviteurs. Son mari trouvait son attitude exécrable, mais vu qu'elle n'était pas tournée vers lui, il ne s'en plaignait pas. Il aimait son épouse après tout et les serviteurs ne manquaient pas à Londres, donc sa femme pouvait renvoyer toutes les personnes qu'elle désirait, les remplaçants arriveraient bien vite à leur porte.
En cette magnifique journée, la marquise Leyburn se préparait à faire quelques emplettes, quelques étaient un faible mot, puisque la belle achetait trop. Pour cela, elle avait revêtu une tenue légère et élégante, à la mode française. Au diable les préceptes de la reine Jeanne, Georgiana savait que la mode à la française était la meilleure et pour rien au monde, elle ne s'en passerait. Georgiana voulait affronter tout simplement l'horrible chaleur qui régnait sur Londres. La blonde n'aimait pas quand il faisait trop chaud, cela devait venir de ses origines nordiques.
C'est dans le plus grand des calmes qu'elle déjeuna avec son époux. Elle souriait élégamment quand il lui complimentait sa robe et elle acquiesçait quand il parlait politique. L'infidèle avait toujours été une épouse dévouée pour son mari, toujours à l'écoute, même si elle avait en elle, le pire des vices, celui de la tromperie.

Elle quitta sa demeure ombrelle à la main pour affronter les éclats du soleil, en compagnie de trois serviteurs, qui lui seraient bien utiles pour porter ses achats, en tout cas, ceux dont elle ne demanderait pas une livraison. La belle avait bien pris soin de prendre deux jeunes femmes qui ne rechignerait pas à transporter à bout de bras les beaux achats de leur maîtresse. Puis pour sa propre sécurité, elle avait pris un serviteur, un grand gaillard qui saurait défendre la marquise en cas de problèmes.
Londres était sale, ce qui dégoûta la marquise, elle ne comprenait pas pourquoi personne ne prenait soin de cette magnifique ville, surtout que la puanteur était omniprésente. A son passage les pauvres gens la regardait dans l'espoir qu'elle leurs offre quelques sous. C'était faute de pouvoir essayer, Georgiana ne faisait jamais l'aumône sauf si elle y était contrainte. Ce qui était vraiment rare, dans la vie de la jeune femme.

Les bras des serviteurs commençaient à se remplir de différents paquets, que cela soit des bouteilles de parfums ou de nouveaux rubans. Georgiana avait toujours en elle la folie des grandeurs et elle ne lésinait pas sur les achats. Elle en avait même profité pour prendre une commande au Fil d'Or, commande, qu'elle voulait absolument avoir aujourd'hui, voir même tout de suite. La marquise et ses trois serviteurs étaient sur le chemin du retour quand un incident arriva, un homme bouscula ses servants alors qu'il courrait, renversait au passage les nouveaux achats de la belle, brisant les flacons de parfums. Le reste était protégé par un pauvre papier, mais cela n'empêcha pas la belle de montrer sur son beau visage toute sa colère. L'homme allait lui payer cher. Il s'était tourné vers la servante, se confondant en excuse, mais quand il vit Georgiana il déchanta vite. Il s'excusa tout de même, mais cela ne marcha pas, après tout la mode pouvait provoquer chez une femme des comportements parfois violent.

« Ne vous rendez-vous pas compte de ce que vous avez fait espèce de misérable ! Vous avez ruiné toutes mes affaires et blesser au passage l'une de mes servantes. »

Georgiana en rajoutait, mettant tout à son avantage comme à son habitude, elle voulait voir l'homme à ses genoux. Colérique, elle cracha toute sa haine à l'homme, tout en restant classe, puisqu'il ne fallait tout de même pas qu'elle se laissa aller en publique, on ne sait jamais. Si l'un de ses détracteurs passaient par là, elle serait fichue.

« Savez-vous qui je suis au moins et quel acte horrible vous venez de commettre envers ma personne ? »

La marquise Leyburn n'était pas prête de lâcher le morceau, si l'homme vint à s'enfuir, elle lui enverrait son serviteur. En plus, si elle le voulait, elle pourrait même accuser l'homme de violence envers sa personne. Son mari était influent, il pouvait très bien faire cela pour elle.

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« Vice & Plaisir seront mes seuls juges. »
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MessageSujet: Re: [DEFI] - La chance n'est pas toujours au rendez-vous avec Thomas & Georgiana (en cours)   Sam 11 Fév - 11:41

(c) becausehiddles



ஜ Thomas & Georgiana ஜ
Pour tromper la lionne,
soyez aussi rusé que le renard




Complexe, et en même temps simple. Cette femme était complexe, tout en étant simple à comprendre. Le cas de Thomas apparaissait simplement complexe, ou complexement simple. Une telle dualité aurait pu en perdre plus d’un, prêter à sourire, ou encore douter de la santé mentale de celui ou celle songeant cela. Car si ce constat s’avérait véritable, bien malin aurait été celui capable d’en prédire l’issue ! Le britannique ne tenta pas de jouer les devins sur ce point, pour mieux savourer la corde raide entre deux précipices sur laquelle il allait devoir danser. Car aussi étrange que cela puisse sonner à vos oreilles interloquées, oui, il allait prendre du plaisir à vire ça. Oh, pas énormément, nous sommes bien d’accord là-dessus. Mais de la difficulté venait l’attrait, et il n’y avait bien qu’avec les femmes qu’une pareille aventure pouvait se révéler être autre chose qu’un simple mauvais moment à passer. Parce que seules les femmes savaient être à la fois complexes et simples.

Comme prévu, l’inconnue entra en un profond emportement, à la fois mesquine et triomphante, vaniteuse et vindicative. Sa noblesse lui tenant lieu de colonne vertébrale, elle s’élevait vers des sommets de méchanceté, profitant outre mesure de ses avantages, aussi bien sociaux que dus aux circonstances actuelles. Elle se sentait belle, forte, toute puissante, sa poigne gantée de dentelle agrippant fermement l’infime portion de monde qu’elle tenait sous son cruel joug, à savoir ses gens, et Thomas. Complètement inconsciente qu’il existait une différence fondamentale entre ces valets et cet homme entré en sa ligne de mire. Une différence résidant en la variété de roseaux à laquelle la noble avait affaire.

Il existait des roseaux capables de résister à toutes les tempêtes, aux hivers les plus mordants comme aux ouragans les plus violents. Ils se tassaient sur eux-mêmes dès que le vent commençait à souffler, se brisaient souvent, repoussaient telle de la mauvaise herbe, silencieux, gris, s’oubliant dans le but de se faire oublier. À cette famille, l’autre type de plante vivace empruntait la souplesse, et uniquement cela, car ces graminées-ci avaient pour coutume, et même pour art, de saisir le sens de la bourrasque et de s’y plier sans se rompre, suivant le mouvement jusqu’à ce qu’Eole se lasse avant eux de ce petit bras de fer d’une inégalité avérée. Les servants baissèrent les yeux, courbant l’échine, habitués aux éclats meurtriers de leur maitresse. Cram eut l’audace de continuer à la regarder droit dans les yeux. Et de faire ce qu’il savait le mieux faire. Embobiner son prochain.

La prendre de front et jouer à son tour les importants –après tout, n’était-il pas lui aussi une figure fort connue au-delà des murs de cette ville, et déjà admise dans certains cercles de prélats londoniens proches de l’Archevêque de Canterbury lui-même ?- aurait été du suicide, aussi téméraire et donc éclatant que cette embryon de révolte puisse apparaître. Celles et ceux, privés de sang bleu, s’étant mis en tête de refuser catégoriquement toute forme d’asservissement aux aristocrates que ce soit, de l’emploi de portier au salut, avait peut-être raison dans le fond, mais limitaient sensiblement leur marge d’action, au point de n’être plus qu’aussi inoffensifs que des chatons. La meilleure tactique consistait à prendre à son propre jeu cette caste d’orgueilleux, superbes et puissants, mais emportés par leurs passions, utiliser leurs émotions parfois violentes contre eux, et ce sans en avoir l’air. Le chasseur s’en savait apte, si bien que nulle peur et nulle anxiété ne tenta de lui faire penser qu’il allait échouer, et finir réduit en lambeaux par les griffes acérées de ce fauve attiré par le sang frais. Alors il allait jouer au pauvre bourgeois bien désolé d’avoir commis un impair, une créature presque rampante, totalement soumise. Sous cet air délicatement contrit se terrait une marche à suivre fort précise : soit faire tomber son emportement, soit le diriger vers un autre objet que sa personne.


-Je n’ai point connaissance, à mon plus grand embarras, de ces éléments, Madame la Marquise.

Diable d’homme que voilà ! Il jouait aux victimes misérables, mais ne parvenait à s’empêcher de demeurer… Lui-même. Car enfin, si Thomas avait réussi à deviner que Georgiana était marquise, pourquoi lui assurait-il qu’il ne connaissait pas son identité ? Son titre se trouvait-il si éloigné de son nom ? Ou bien était-ce encore un tour de plus, purement gratuit, ou première pierre d’un édifice de tromperie dont les limites se noyaient encore dans le brouillard ?

La main modestement apposée sur son sternum en signe d'humilité, les sourcils imperceptiblement froncés de « dépit », le britannique ne s’arrêta point en si bon chemin :


-Mais mon ignorance ne se limite pas à cela ; je ne sais avec quelle monnaie réparer le préjudice que je vous ai causé, bien que ma volonté ne soit plus à présent tournée que dans l’espoir d’obtenir une absolution imméritée.

Fine composition livrée à un public qui ne rendrait nullement correctement hommage au talent déployé pour la mettre en place. Thomas maniait toujours avec autant de grâce des mots choisis avec soin, et se plaisait à entendre cette musique glisser de ses lèvres, non par vanité, mais constamment par souci d’amélioration. La perfection ne s’atteignait pas aisément ; cependant, il ne cesserait de progresser avec le temps.

-Il ne tient qu’à vous seule, Madame, d’apporter réponse à ces blâmables lacunes…

Et il s’inclina, comme pour s’offrir à elle, sacrifice à une déesse au caractère volatile s’étant déjà tant repue d’innocents. Parviendrait-elle à le voir telle une brebis égarée, tombée sur la mauvaise personne ? Et à ne pas saisir que l’être en face de sa suite et de ses remontrances tenait plus de la vipère que du lapereau égaré ? Si ces deux manipulateurs obtenaient ce qu’ils désiraient, au fond, cela n’avait pas grande importance…
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